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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

L'Eufor sera encore plus inefficace que la Minuad car ses promoteurs soint encore plus nuls et plus arrogants.

Les soldats et policiers en charge du maintien de la paix au Darfour ont troqués leurs béréts verts de la Mission de l’Union Africaine au Darfour (AMIS) pour ceux, bleux, de l’ONU.

Une  nouvelle mission cogérée par l'ONU et l'Union africaine, la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad), a en effet pris le relais de l'AMIS, lundi 31 décembre, conformément à la résolution 1769 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Une fois déployée dans son intégralité, la Minuad sera forte de 19 555 soldats et de plus de 6 432 policiers et personnels civils, ce qui en fera la plus grosse opération de maintien de la paix des Nations unies au monde.

Mais dans les faits, la Minuad ne démarre qu'avec quelque 9 000 personnes sur le terrain : les 7 000 soldats et 1 200 policiers de l'AMIS déjà en place et quelques soldats et policiers de l'ONU envoyés en renfort en 2007.

Globalement, les Nations unies peinent à mobiliser les ressources humaines et matérielles nécessaires à sa mission.

L'objectif principal de la Minuad est d'être plus efficace que l'AMIS, qui avait été incapable, faute de moyens et de financement, d'enrayer les violences au Darfour.

Le budget 2008 de la Minuad, à hauteur de 1,2 milliard de dollars (820 millions d'euros), n'a été approuvé que récemment par l'Assemblée générale de l'ONU.

Mais vingt-quatre hélicoptères, dont six d'attaque, jugés essentiels pour assurer une capacité de réaction dans un territoire aussi vaste que la France, sont toujours introuvables.

RISQUES D'"HUMILIATION"

Les difficultés sont telles que, dimanche, les Nations unies et l'Union africaine ont appelé, une nouvelle fois, les pays membres à "combler ce manque" en fournissant ces appareils. Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, avait quant à lui mis en garde, dès le mois de novembre, contre les risques d'une "humiliation" des forces internationales au Darfour.

De plus, Khartoum continue de refuser l'intégration d'unités non africaines de la Minuad, estimant que le caractère africain de cette force était une condition prévue par l'accord initial.

Ces unités se composent d'un bataillon thaïlandais, de deux compagnies népalaises et d'une compagnie du génie fournie par les pays nordiques et doivent représenter un quart de la nouvelle force.

"Nous sommes optimistes sur le fait que l'arrivée de la Minuad aidera à une amélioration de la sécurité, à la création d'un climat favorable à un règlement négocié du conflit, à une meilleure distribution de l'aide humanitaire à des millions de déplacés et finalement au développement de cette région", a souligné Rodolphe Adada, chef de la Minuad, qui a toutefois relativisé la portée à court terme de la nouvelle mission, estimant qu'elle "ne va pas transformer du jour au lendemain" la situation au Darfour, où plus de 200 000 personnes ont péri, selon l'ONU.