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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

undefinedDans l'afaire de l'arche de zoé, on a nettement l'impression que le politique a pris le pas sur le juridique.Deby est entrain une fois de plus d'humulier le peuple tchadien.

  Tout semble s'être réglé à coup de téléphone entre les deux chefs d'Etat, Idriss Déby et Nicolas Sarkozy, davantage qu'avec des discussions judiciaires. La détention des Français pose un gros problème pour le regime de Deby, d'un point de vue logistique en tout cas, pour qu'il ne leur arrive pas quelque chose en prison.
 Au début de l'affaire, une partie de l'opinion publique appelait au lynchage,On se rapelle aussi de ce beau discours de Deby devant le enfants a Abéché et on pensait que pour une fois le "bon" Deby avait eu un tout petit bout de fibre patriotique.

 Mais Nicolas Sarkozy était passé par-la en novembre et avait lancé une phrase qui a profondément choqué le peuple Tchadien : "Quoiqu'il arrive j'irai les chercher".
  Ce n'est pas un secret qu' Idriss Deby doit son maintien au pouvoir à l'Etat français et surtout à son armée.Et a Deby de caputiler devant son protecteur. 

 Lors de la libération des trois journalistes français en novembre, l'arrivée de Nicolas Sarkozy au Tchad pour venir les chercher avait été décidée avant même que le juge ne statue sur leur mise en liberté.
 
 Politiquement donc, un deal semble avoir été passé entre les deux Etats. Pour maintenir les apparences, la justice au Tchad va rendre un verdict mais il va immédiatement pouvoir être aménagé par la France.
  Pour la petite histoire, le calendrier politique se mêle au calendrier des fêtes de fin d'année. Mercredi 19 et jeudi 20 décembre sont les deux jour de fête musulmane la plus importante du Tchad. Il n'était donc pas question que le procès se déroule ce jour là. D'autre part, les catholiques ne voulaient pas que le procès ait lieu le jour de Noël. Il fallait donc un procès entre ces deux dates, avec le verdict le 26. Par ailleurs, il était important pour le président tchadien que le procès ait lieu avant le début de l'année 2008. Hervé Morin le ministre français de la défense effectue une visite au Tchad le 30 décembre, Nicolas Sarkozy en février. Il fallait qu'ils puissent se rendre à N'Djamena sans que les Français y soient détenus.

Mahamat Cherif
mhtcherif15@yahoo.com