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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

undefinedLe président tchadien Idriss Déby a lancé une mise en garde contre le risque de guerre civile et appelé la population à se rassembler derrière lui pour combattre les rebelles de l'Est.

L'avertissement du chef de l'État fait suite à des batailles acharnées dans le désert à la fin novembre et au début décembre entre les forces gouvernementales, parfois commandées par Déby en personne, et les insurgés dans la région frontalière avec le Darfour soudanais.

"Si les Tchadiens n'y prêtent pas attention, nous retomberons dans la guerre civile", a déclaré le président tchadien mercredi dans un discours aux dignitaires religieux à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd. Ses propos ont été retransmis jeudi par les médias officiels.

Déby, ancien pilote de combat formé en France qui s'est lui-même emparé du pouvoir par la force en 1990 grâce à un soulèvement parti de l'est du pays, a aussi exprimé son inquiétude face au retard de déploiement de la force européenne chargée de protéger les civils dans la zone frontalière entre le Tchad et le Soudan.

Créée sous impulsion française, l'Eufor Tchad-RCA devait initialement se déployer en novembre mais la date a été repoussée à la mi-janvier.

Déby, dont l'armée bénéficie de l'aide des militaires français stationnés dans le pays en matière de logistique et de renseignements, a exhorté le "pays entier" à se rassembler derrière lui, en accusant à nouveau les rebelles d'être soutenus et financés par le Soudan.

"Les fils du Tchad sont employés comme mercenaires par un voisin qui est jaloux de voir le Tchad prospérer en paix", a-t-il déclaré.

"L'argent du Soudan circule. Le recrutement par le Soudan (de Tchadiens) se déroule au vu et au su du monde entier, à l'intérieur même de notre territoire."

Le Soudan dément de manière régulière les allégations tchadiennes. La rébellion accuse de son côté le président tchadien de régner en despote corrompu au profit de son clan Zaghawa.

Le leader tchadien, qui a remporté l'an dernier des élections boycottées par les principaux partis d'opposition, a déclaré qu'il adopterait une ligne plus dure envers ses opposants.

"Trop de liberté tue la liberté. Avec trop de liberté, nous tombons dans le désordre. Trop de démocratie détruit la société", a-t-il déclaré. 

Source: Reuters

Par Moumine Ngarmbassa

Version française Jean-Stéphane Brosse