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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Deux journalistes français travaillant pour la chaîne européenne Arte ont été arrêtés lundi soir à Niamey, au Niger, et se trouvent depuis en garde à vue, apprend-on auprès de la gendarmerie

Les autorités leur reprochent d'avoir enfreint une interdiction et de s'être rendus dans le nord du pays pour couvrir le conflit entre le pouvoir et la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ).

L'ancienne colonie française, qui recèle d'importantes mines d'uranium, a vu 49 membres de ses forces de sécurité tués par les rebelles depuis février dans le Nord saharien.

Les autorités disent avoir retrouvé en possession des journalistes français des enregistrements réalisés avec des membres de la rébellion.

Elles considèrent qu'ils ont outrepassé les autorisations qui leur avaient été données, et qui parlaient du tournage d'un sujet sur la grippe aviaire, dans le sud du pays, à Maradi, selon un officier de gendarmerie qui n'a pas souhaité être nommé.

Les éventuelles suites judiciaires qui vont être données à cette affaire ne sont pas encore connues, a-t-on appris au siège français de la chaîne, à Strasbourg.

Les deux reporters "vont bien et ne font pas état de mauvais traitements", a-t-on précisé à Reuters. La chaîne ne souhaite pas communiquer officiellement sur l'affaire dans l'immédiat.

Le Niger détient depuis le 20 septembre en prison Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI), qui est accusé d'avoir aidé la rébellion. Ses avocats déclarent qu'il n'a fait que son métier de journaliste.

Un autre journaliste local, Ibrahim Diallo Manzo, travaillant pour le magazine Air Info dans la ville d'Agadez, est aussi en détention depuis le 9 octobre.

Le président du Niger Mamadou Tandja a prorogé de trois mois fin novembre l'état d'alerte en vigueur dans le nord du pays.

Les tensions sont fortes entre Paris et Niamey, qui accuse Areva de payer des déserteurs de l'armée pour rejoindre la rébellion et a déclaré persona non grata le principal représentant de la société dans le pays.

Dans le même temps, le Niger a attribué des licences d'exploitation de mines d'uranium à d'autres sociétés, brisant l'ancien monopole d'Areva pour ce qui constitue la principale ressource du pays.

Par Abdoulaye Massalatchi, Alistair Thomson