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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

undefinedLundi 17 decembre 2007 :  Je me demande s’il s’agit vraiment de moi?  Par le Dr Djimé Adoum.  Source: Zoomtchad

Article écrit par rapport à ce que Hallanga Boulaou Abba-cowboy: Réaction à l’analyse insultante, haineuse et simpliste du Dr. Adoum Djimé:”  Hallanga Boulaou Abba-cowboy. 

Mon intention de répondre n’est pas d’engager une polémique avec le parent Hallanga que je ne connais pas.  Je ne pourrais l’identifier même s’il est à côté de moi.  Je m’excuse de ce manquement.  Je voulais juste remettre les choses dans leur contexte pour la postérité.  

Premier paragraphe: Monsieur Hallanga Boulaou rapportait que j’étais chauffeur dans les années 80 et que j’ai fui la guerre en traversant difficilement le fleuve Chari pour Douala. D’abord, la guerre a éclaté en février 1979.  C’est douloureux et c’est d’ailleurs depuis cette guerre que le pays n’a plus retrouvé son équilibre.  Je travaillais à l’époque a CARE-Tchad comme chef de projet de construction des greniers ruraux.  L’objectif de ce projet était de réduire les pertes après récolte.  CARE-Tchad avait une subvention de l’USAID et s’inscrivant dans la lutte contre les ravageurs (termites, rats, incendies) il a été jugé opportun de couler les fondations des greniers en béton armé, élevant ainsi les plateformes à 1 m du sol.  Le reste des greniers était fait en argile par des spécialistes de la matière qui étaient en grande partie des Massa.

J’avais aussi comme adjoint un volontaire du Corps de la Paix.  Comme on circulait sur toute l’étendue du territoire, et comme les volontaires dans les régions visitées étaient ses amis, il nous arrivait de nous arrêter pour dire bonjour à quelques uns.  J’avais aussi un chauffeur employé en bonne et due forme.  Il répond au nom de M. Mahamat Chaddallah.  Le sort a voulu que je construise plus de 50 greniers dans la zone de Koumra.  Ma future épouse était alors enseignante à Koumra et c’est là que nous nous sommes rencontrés et de là que partit notre union.  Je vous épargne les détails.

Comme la guerre a éclaté, le gouvernement américain a jugé utile de retirer ses citoyens, d’où le départ du Tchad de mon épouse et de mon assistant.  C’était pénible mais nous leur avons dit au revoir.  Tous les américains étaient donc évacués sur Yaoundé.  Je suis resté derrière. Comme j’étais chef de projet, j’avais donc l’obligation de trouver des solutions à la situation très difficile devant moi.  Etant chef de projet, j’avais avec moi des parents de la zone méridionale et septentrionale.  Comme les choses se compliquaient, j’ai remercié les parents du méridional et j’étais obligé de chercher à ramener ceux du septentrional.  Nous avons réussi à ramener tout le monde à Ndjamena. 

Donc les volontaires américains étaient tous à Yaoundé.  Ma future épouse laissa quelques messages avec CARE-Tchad et l’Unicef.  Comme les activités étaient au ralenti à cause de la guerre, j’avais 3 mois à brûler.  J’étais donc parti à Yaoundé pour trouver mon épouse et suis revenue à Ndjamena 3 mois plus tard.  Elle rentra aux USA.  La guerre persistant et ne sachant à quel saint me vouer dans le bourbier national de l’époque (qui n’est pas différent de l’actuel) j’ai jugé utile de reprendre les études.  Il n’y avait pas plus indiqué pour moi que de rejoindre mon épouse aux USA.  C’est ainsi que j’y suis arrivé en Septembre 1979, et non en 1980 comme l’a indiqué le Sieur Hallanga Boulaou.  Moyen de vérification : Youssouf Boukary qui était consul m’a octroyé le visa de courtoisie de l’Ambassade des USA à Ndjamena.  L’actuel ambassadeur Mahamat Ali Adoum qui est notre représentant permanent aux Nations unies en est un autre témoin.

Qu’est ce que je faisais depuis lors?

N’étant pas Anglophone, il m’a fallu d’abord étudier la langue.  J’ai donc passé les examens et commencé les cours magistraux à la Faculté des Sciences Agronomiques de l’Université du Maryland en Janvier 1981.  J’ai obtenu une licence ès Sciences (ingénieur agronome) en mai 1984.  J’avais bénéficié d’une bourse de la même université qui m’a permis de continuer avec le programme de Masters (DESS) et me suis spécialisé dans les questions de production et de physiologie végétale en me focalisant sur le mais et la patate douce.  Les recherches m’ont pris deux ans accompagnées des cours magistraux.  Entretemps, il m’est arrivé de faire partie d’une équipe pour une étude stratégique pour monter un programme de gestion des eaux dans le Sahel, dont le Tchad fait partie (la stratégie est appelée Water Management Synthesis II).  J’étais en conséquence sous contrat, en qualité d’agronome consultant, pour faire partie de cette équipe.  Nous avons mené toutes les études qu’il fallait au Tchad et avons pondu un rapport qui a servi de document de base pour la stratégie de développement de l’USAID.  Je signale en passant que je suis allé aussi au Tchad 6 mois avant cela.  Moyens de Vérification : M. Brahim Djidda qui était à l’époque Directeur de la Sûreté Nationale et son Excellence Mahamat Ali Adoum, ambassadeur et représentant permanent actuel aux Nations unies, Monsieur Favitsou Boulandi, ancien premier conseiller à l’ambassade du Tchad à Washington.

J’ai obtenu mon Masters (Agronome) en Août 1986.  Comme je me débrouillais assez bien dans le domaine académique, l’Université m’a octroyé une autre bourse pour poursuivre un programme de Ph.D.  C’est ce que j’ai fait et le programme du Ph.D. a commencé en Septembre 1986.  J’étais donc étudiant, sac au dos et courais dans tous les sens sur le campus.  J’étais encore sollicité pour mener une étude de programmation et d’évaluation pour les investissements de l’USAID au Tchad où j’ai passé 2 mois.  Je suis rentré et reçu un coup de fil de CARE-Tchad qui me demandait d’aller au Tchad pour deux ans.  J’ai suspendu la rédaction de ma thèse de doctorat (thèse de Ph.D.) et acceptais avec plaisir de repartir au pays mettre en pratique les petites connaissances agronomiques accumulées à l’Université du Maryland.  Care m’envoya alors au Tchad comme Agronome et Chef de Projet m’occupant de tous les aspects de développement dans la région du Kanem.  Mon travail s’étendait de la ferme expérimentale de Letema à la ferme de démonstration de Nokou.