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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

La Gambie : etat de droit et respect des libertés

 

La Gambie est  reconnue comme l’une des rares démocraties en Afrique de l’Ouest où on reçoit peu d’informations quant aux violations des droits humain.

 

Depuis l’accession au pourvoir de Yéya Jameh en 1994, la Gambie connaît un régime despotique. Les élections ne sont plus que des simulacres, organisées par une administration partisane au service du pouvoir. Les opposants sont  en prison avant ou après les scrutins et les journalistes sont soit emprisonnés, soit bâillonnés voire assassinés.

 

On se rappelle  l’assassinat, le 16 décembre 2004, de Deyda Aidara, Directeur de publication du journal le « Point » et correspondant de l’AFP et représentant du RSF. Les assassins courent toujours et le régime ne fait rien pour que la vérité éclate.

 

La dernière arrestation est celle de la journaliste Fatou Darbo Maneh, le 28 mars 2007 à l’aéroport de Banjul. Elle était tombée sous le chef d’accusation fantaisiste d’appel à sédition et reportage de nature à paniquer  le pays

 

Depuis le 21 mars 2006, date de la tentative de coup d’Etat, la répression est aveugle du coté de ceux qui sont soupçonnés par le régime de Djameh.

 

Des responsables militaires ou de la police politiques ont été arrêtés et torturés, parmi lesquels on peut citer le capitaine Bunja  Darboe, le Major Pierre Mendy, Abdoulie Kujabie , ancien Directeur de l’agence de la sûreté nationale et Ngor Secka, ancien directeur général adjoint de la NIA (National Intelligence  Agency). Cinq (5) officiers ont disparus dans le cadre des enquêtes sur le coup d’Etat avorté : il s’agit du Directeur de la Sûreté, Daba Maréga, du sergent Manlafi Corr, du lieutenant Alieu Ceesay, du lieutenant Ebrima Lowe et de Alpha Bah.

 

Beaucoup d’organes de presse ont été fermés ou brûlés par des éléments proches du régime. En tout état de cause, la Gambie fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui présente le plus, de signes et d’indices d’une société bloquée où les institutions fonctionnent à vide. La situation politique s’est terriblement dégradée depuis l’arrivée au pouvoir de Yéya Jameh.

 

La Côte d’Ivoire

 

Sur le plan politique, on peut se rappeler que tout est parti d’une tentative de coup d'Etat le 19 septembre 2002 à Abidjan qui dégénère en soulèvement armé. Les villes de Bouaké et Korhogo, respectivement dans le centre et le nord du pays, tombent entre les mains des rebelles. Le général Robert Guei a été tué lors de ces événements sanglants.


 

Ces négociations qui se sont déroulées du 15 au 26 janvier 2003 à Linas-Marcoussis en France ont permis d’aboutir à la signature de l’accord le 24 janvier 2003, prévoyant le maintien au pouvoir de l'actuel Président Laurent Gbagbo et un gouvernement formé de toutes les parties, y compris les rebelles qui obtiennent les ministères de la Défense et de l'Intérieur.

 

En avril 2005,  réunis à Pretoria (Afrique du Sud) à l'initiative du Président sud-africain Thabo Mbeki, les protagonistes de la crise signent un texte aux termes duquel ils s'engagent à la cessation immédiate des hostilités. Interrompu, le processus de désarmement doit reprendre le 14 avril. Il est proposé un plan de sécurité permettant le retour en Côte d'Ivoire de ceux des acteurs de la crise réfugiés à l'étranger, comme Henri Konan Bédié et Allassane Ouattara. Le texte prévoit le soutien de l'ONU pour assurer la transparence et la régularité aux élections générales qui étaient prévues en octobre 2005. 

 

La crise s’est progressivement larvée jusqu’aux accords de Ouagadougou qui ont permis l’arrivée de Guillaume Sorro à la Primature ; depuis les choses se sont beaucoup améliorées.

 

Tout compte fait, on arrive pas à s ‘entendre sur une date pour l’organisation d’élections libres, transparentes et sincères même s’il faut reconnaître l’arrêt des bombardements.

 

Il faut également souligner que les forces gouvernementales, les milices qui leur sont alliées et les rebelles des Forces Nouvelles commettent tous, en toute impunité, de graves abus contre les civils.

  

La Guinée

 

Avec les événements les plus récents, on a constaté à des violations flagrantes des droits humains (événements du  12 février 2007) qui ont occasionné  de nombreuses victimes par balles, fermetures de 3 des 4 radios privées de Conakry (Radio Liberté et Radio Familia notamment), mutinerie des militaires du Camp Alpha Yaya.

 

Les  autorités et les forces de sécurités guinéennes ont oublié leur devoir de respect de la liberté de manifestation pacifique.

 

La RADDHO avait recommandé à la communauté internationale de se mobiliser de toute urgence pour permettre une sortie de crise pacifique et durable en Guinée Conakry. Elle avait interpellé l’Union africaine (UA) et la CEDEAO à adopter une réaction face à la menace de la paix et de la sécurité dans ce pays.

 

La Mauritanie 

 

Si le coup d’état militaire survenu le 03 août 2005 en Mauritanie est condamnable et condamné par la RADDHO, force est de constater que le régime tyrannique de Maouya ould Sidi Ahmed Taya  a cédé sous le poids de sa violence, car ce pouvoir  a été géré de façon solitaire et despotique.

 

Le régime de Taya avait garanti la totale impunité face aux violations des droits et libertés. Cette impunité s’est concrétisée avec le passif humanitaire que les pouvoirs ont toujours ignoré et qui est illustré par des pratiques  racistes contre les négro-africains.

 

On  se rappelle des exécutions sommaires et extrajudiciaires de militaires négro-africains, les réfugiés bannis de leur pays et déportés au Sénégal et au Mali dans des conditions inhumaines lors du conflit sénégalo-mauritanien de 1989.

   

Avec le nouveau régime de Ely ould Mouhamed Vall, le défi du dialogue politique et de l’organisation d’élections libres et transparentes a été relevé. 

 

L’épineuse question des réfugiés et du passif humanitaire est entrain d’être solutionnée avec le retour programmé des réfugiés  par le Gouvernement en place.

 

Recommandations

 

Pour le Sénégal

 

la RADDDHO se félicite et recommande :

  • de la volonté politique de l’Etat sénégalais à juger Hussein Habré et des dispositions prises pour le démarrage dans un court terme des enquêtes,
  • de la ratification  par le Sénégal du Protocole facultatif à la Convention contre la torture et des efforts soutenus pour la mise en place du Mécanisme national de prévention de la torture dans les lieux de privation de la liberté.

 

  • un dialogue politique sincère et continue sans aucune considération partisane ;
  • une crédibilisation des institutions de la république avec le respect de la séparation des pouvoirs entre l’Exécutif et d’une part le Législatif et d’autre part le Judiciaire ;
  •  la lutte contre l’impunité afin que les responsables de crimes ou de délits soient sanctionnés conformément à la loi.

 

Pour la Cote d’ivoire

 

La RADDHO se félicite :

  • Des efforts consentis par les différentes parties l’arrêt des combats et pour l’évolution de la situation qui témoignent de la de résolution définitive de la paix et de  la tenue d’élections sincères.

 

Recommande :

  • Que la volonté de ramener définitivement la paix ne l’emporte sur la nécessité de réparer les injustices causées par les éléments de l’armée républicaine comme ceux de la rébellion ;
  • Que justice soit faite avec la mise en place de mécanismes post conflits qui permettre de faire enquêtes sur les cas viols, d’exécutions  arbitraires et extrajudiciaires afin que les responsables soient entendus et jugés. 
  • Pour la guinée Conakry

 

La RADDHO recommande :

  • Qu’une enquête soit ouverte sur les exactions policières et les coupables jugés et condamnés.

 

Pour la Mauritanie

 

La RADDHO se félicité :

 

  • De la belle transition démocratique suite au coup d’Etat contre le Président Maouya ould Sidi Ahmed Taya  et de l’organisation d’élections sincères et transparentes.

Recommande :

  • La poursuite de la construction démocratique, basée sur le dialogue politique et social ;
  • Le traitement le plus sérieux et le exhaustif du passif humanitaire. 
    La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) crée un groupe de contact et décide l'envoi d'une force de paix le 29 septembre 2002. Malgré cela, les mutins, regroupés en un Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), déclarent leur intention de renverser le régime. Après des combats à Bouaké, un cessez-le-feu est signé le 17 octobre 2002 avec la facilitation du Ministre Sénégalais des Affaires étrangères et des négociations commencent le 30 octobre 2002 entre les rebelles et le gouvernement.

 

 

Fait à Dakar le 10 décembre 2007

 

Le Secrétariat Général