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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Au sud du massif montagneux de Kapka, dans l'est du Tchad, un soldat achève de détruire au lance-roquettes les véhicules endommagés et abandonnés sur le champ de bataille où rebelles et armée tchadienne se sont affrontés lundi.

L'armée tchadienne y a combattu les rebelles du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), pour la première fois depuis la signature, le 26 octobre à Syrte, en Libye, d'un accord de paix avec quatre rébellions, dont le RFC.

"Nous suivions leur trace et lorsqu'on est arrivé ici, ils nous ont tendu une embuscade", explique le général Abderrahim Bahar Itno, chef des opérations dans la zone, un téléphone satellitaire à la main.

"Mais nous avons rapidement chassé l'ennemi", affirme le général Bahar Itno, adjoint du chef d'état-major de l'armée tchadienne, le bras en écharpe après avoir été blessé lors des premiers accrochages.

La zone est propice aux guets-apens: des ouadis (lits de rivières asséchés) sablonneux bordés d'arbustes en rangs serrés entravent la progression des colonnes de pick-up, les véhicules militaires privilégiés dans la région.

La zone est propice aux guets-apens: des ouadis (lits de rivières asséchés) sablonneux bordés d'arbustes en rangs serrés entravent la progression des colonnes de pick-up, les véhicules militaires privilégiés dans la région.

A l'arrière de chacun, la quinzaine de soldats en armes se contorsionne pour éviter que les branches basses entre lesquelles serpentent les véhicules ne viennent fouetter leurs visages.
Sur le théâtre de la bataille de lundi, gisent quelques corps éparpillés, recouverts d'une bâche ou d'une veste, certains calcinés. Une dizaine de véhicules sont abandonnés, détruits ou simplement endommagés.

"Il ne faut pas qu'ils soient récupérés par qui que ce soit, les rebelles, d'autres militaires ou la population civile", explique un soldat tchadien après avoir définitivement mis en pièces d'un tir de roquette un pick-up à la carcasse disloquée mais dont le moteur était intact. 

Des soldats tchadiens sont endormis sous des arbres. "C'est le 11e jour d'opération, explique l'un d'entre eux, les traits tirés et visiblement épuisé. "Nous nous sommes battus cinq fois, nous sommes très fatigués, on n'a pas à manger, ni d'endroit pour se reposer."

Les hostilités dans l'est du Tchad ont repris le 26 novembre, d'abord avec les rebelles de l'Union des forces pour le développement et la démocratie (UFDD) du général Mahamat Nouri, puis avec le RFC de Timan Erdimi, deux anciens proches du président Idriss Deby Itno, entrés en dissidence.

Des hélicoptères de combat tchadiens et des avions de reconnaissance français Mirage F1 quadrillent le ciel. Paris dispose de plus d'un millier d'hommes stationnés au Tchad et apporte une aide logistique et en matière de renseignement à N'Djamena.

Une colonne se remet en route, en "patrouille à la recherche des rebelles", explique un jeune soldat. Les chefs militaires assurent pourtant que ces derniers ont fui au Soudan voisin après les combats de mardi qui ont opposé durant douze heures l'armée aux éléments du RFC terrés dans le massif montagneux du Kapka, plusieurs kilomètres au nord.

"Ils pourraient toujours se camoufler quelque part dans les montagnes, on ne sait pas", confie le jeune soldat. 

Source: AFP