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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Depuis la prise du pouvoir au Tchad,  en 1990 d’Idriss Deby, son régime est confronté coup sur coup à d’innombrables   mouvements politico-militaires qui naissent et disparaissent sans y arriver à le renverser. Pourquoi ?

 

L’intensification de la lutte armée contre  son pouvoir  a atteint sa pleine  vitesse de croisière en  2005 et 2006 avec la large coalition  armée à laquelle est issu le Front Uni pour le Changement (FUC).

 

L’échec de la prise de Ndjaména, en avril dernier a fait voler en éclat la cohésion des mouvements rebelles morcelés  qui peinent à se reconstituer pour devenir une menace réelle  à même de relancer les hostilités militaires et parvenir à s’emparer d’une quelconque localité pour imposer leurs points de vue au  régime en place.

 
Aujourd’hui, l’heure est au constat et au diagnostique pour expliquer en forces et faiblesses  ce qu'est  la rébellion tchadienne :

 

Comme forces, on peut dire qu’Idriss Deby est l’ennemi commun de tous les groupes armés qui s’accordent et lui reprochent, le clanisme,  le  déficit démocratique,  le non- respect aux droits humains et bien d’autres manquements selon les différentes appréciations chaque partie.

 

Autres atouts, mouvements d’opposition diversifiée et multiple capables d’atteindre ses objectifs,  si elle unifie l’ensemble de ses troupes et les met sous le  commandement d’un état-major unique pour  coordonner ses actions, ses opérations  militaires en même temps.

 

On ne peut parler de fores sans évoquer les faiblesses qui constituent les facteurs bloquants des partisans  de l’option  armée.

 

La rébellion tchadienne souffre de plusieurs handicaps entre autres ;  son isolement international.

 Basée à l’est à la frontière tchado-soudanaise, elle est accusée par les autorités tchadiennes d’être instrumentalisée et soutenue par Khartoum pour les  déstabiliser.
-Proximité avec  Khartoum  demeure sa principale épine, la crise du Darfour aidant,  le Soudan est très mal perçu et  ne peut-être un garant moral  et convaincant pour un  lobbying en sa faveur de la rébellion tchadienne devant les esprits réfractaires et réticents  de la communauté internationale

 

-Divisée en factions miniaturisées, elle doit rélever  le défi de son unité et de massification de troupes.

 
- Absence de communication et de diplomatie : recroquevillée sur elle-même à l’est du pays, la rébellion tchadienne ne parvient pas à se désenclaver à travers une bonne mise en place d’une campagne de propagande médiatique. Elle communique peu, ne dispose pas non plus de représentations extérieures.

 

- Déficit diplomatique, aucune politique extérieure n’est observée chez les mouvements rebelles tchadiens qui se sentent suffisants et se limitent à eux-mêmes.

De nos jours, les  rebelles sont  sortis de l’infernal carcan d’antan pour  occuper 
la scène médiatique et diplomatique à l’instar de ceux  de la Côte d’Ivoire, les Forces Nouvelles (F.N) courtisées et côtoyées de par le monde.

 

Au Tchad, la rébellion   manque le  parrainage d’un  chef d’Etat africain crédible pour l’aider au niveau du  plaidoyer  auprès des instances internationales.

 
Pour combler toutes ses lacunes et capitaliser ses atouts, la rébellion au Tchad doit  rompre avec son enclavement en impliquant  sans complexe à son combat tous ceux qui militent en faveur du  changement politique et de la démocratie et dont l’apport lui serait déterminant pour la suite des événements.

 

Tels sont  les différents points de vue glanés ici et là et  que partage bon nombre d’observateurs nationaux et étrangers de la vie  politique tchadienne sur les mouvements d’opposition de l’est.

 

Par Makaila Nguebla

http://makaila.over-blog.com

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