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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Poireautée par la non exécution des accords de paix signés tous azimuts au Tchad et à l’étranger,  devenus sans effets escomptés, la société civile tchadienne est sortie de son mutisme pour apprécier la gravité de la situation qui prévaut dans notre pays depuis deux semaines, conséquente logique de reprise des hostilités militaires entre les forces gouvernementales et les mouvements d’opposition armée.

Extrait de la déclaration : « Ce dernier semestre, le pays semblait s’engager dans une dynamique constructive avec la signature d’accords qui concrétisaient la reprise du dialogue entre le gouvernement et l’opposition démocratique d’une part et le gouvernement et l’opposition armée d’autre part. »

Mais, il faut noter dans la déclaration rendue publique sur internet du Comité de Suivi d’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR) un ton mesuré, des mots pesés pour exprimer ses préoccupations et appeler les acteurs politiques au règlement politique  de la crise tchadienne. 
Cette prudence justifie d’une large mesure la crainte visible et apparente de la société civile tchadienne qui vit sous l’emprise d’un pouvoir qui ne l’écoute pas à la différence des autres organisations des pays africains assez engagées et mobilisatrices. 
Il va sans dire qu’au Tchad, la société civile est confrontée à un défi de mobilisation de sa base  comme moyen de pression sur le pouvoir,  ce qui fragilise gravement sa capacité d’influence dans les diverses consultations nationales. 
Depuis l’avènement au  pouvoir d’ Idriss Deby, jamais, un appel à  manifester pacifiquement n’a été autorisé à la demande des organisations de la société considérée de nos jours comme le cinquième pouvoir après la presse.

 On doit ajouter à cette contrainte, la division qui gangrène les membres de la société civile attirés généralement par les intérêts crypto-personnels que par le souci d’intérêt public.

 

Le régime en place a su donc  exploiter à fond et à volonté un certain nombre de faiblesses qui freinent les activités de la société civile dont les nobles missions sont consenties au développement du pays à travers son implication directe à tous les niveaux. Mais, aussi son rôle d’organe autorégulateur,   de veille contre les dérives du pouvoir vers le despotisme et autres pratiques attentatoires aux libertés publiques.

Nous pensons donc que la société civile tchadienne doit reconquérir d’abord sa place dans l’échiquier national en demeurant un acteur incontournable, consultable dans la gestion des affaires publiques et politiques.

 

Les pouvoirs publics doivent  donner à la société civile les moyens de ses ambitions pour qu’elle s’épanouisse à l’instar de ses organisations sœurs en Afrique. Sans cela, les appels au dialogue des organisations n’auront aucun écho susceptible de convaincre les protagonistes d’une crise comme celle du Tchad.

 

Que faire pour un pays comme le nôtre, plongé dans un  conteste de guerre civile éclatée, pour rendre audibles les appels des organisations de la société civile démobilisées qui expriment leurs préoccupations au moment opportun ?

 

Par Makaila Nguebla

http://makaila.over-blog.com

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