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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Les événements militaires que connaît l’est du Tchad ont laissé libre cour  à toutes les bavures,  aux atteintes des droits humains  dans l’anonymat absolu de l’opinion publique et internationale restées muettes devant ces actes de cruautés qui se commettent sans commune mesure de façon récurrente au Tchad.

 

En effet,  plusieurs alertes nous parviennent de responsables d’opposition tchadienne civile  comme militaires  tous azimuts faisant état d’arrestations, séquestrations  et exécutions extrajudiciaires dont sont victimes les chefs traditionnels locaux et des prisonniers de guerre.

 

Première alerte : M. Khamis Ahmat,  représentant en Europe du Mouvement pour le Salut National du Tchad (MOSANAT) nous a saisi par téléphone nous informant sur la disparition de 25 combattants appartenant à ce groupe d’opposition armée  essentiellement de l’ethnie Hadjeraï.

 

Ils étaient en patrouille à l’est du pays au moment où  les affrontements entre l’armée gouvernementale et les rebelles de l’UFDD ont  déclenché.

 

 Pris entre deux feux, les combattants du MOSANAT n’ont pu regagner leurs bases. Depuis lors, ils n’ont donné signe de vie. Selon, l’aile politique extérieure du Mouvement, ils seraient arrêtés  par l’armée tchadienne qui les aurait assimilés  aux   forces de  l’UFDD.

  Le bureau du mouvement a saisi la Fédération Internationale de la Croix-Rouge (FICR) et la Fédération Internationale d’Actions Chrétiennes contre les Arrestations et Tortures (FIACAT) pour interpeller les autorités gouvernementales sur leurs sorts.

Deuxième alerte : Une dépêche mail, nous a été adressée par un haut responsable d’un grand parti politique,  membre de  l’opposition démocratique, dont la formation est signataire le 14 août dernier du fameux « code de bonne conduite pour des élections libres et transparentes » avec la majorité présidentielle et qui reste inappliqué jusqu’à nos jours.

Le chef du parti d’opposition pacifique nous avisait sur les affrontements qui ont opposé les éléments du ministre de la défense, leader du FUC aux forces de Deby.

Selon lui,plusieurs ressortissants civils comme militaires de l’ethnie Tamas se trouvent enlevés, détenus voire exécutés par l’armée tchadienne dans de conditions inhumaines. Parmi eux , on signale, une notoriété à savoir le sultan du Dar-Tamas arrêté sur instruction personnelle d’Idriss Deby, l’entourage de l’intéressé est sans ses nouvelles.

 

Les membres de l’ethnie  Tamas en exil entendent pour leur part saisir la FIDH, l’Amnesty, Inter-Right et Human Right Wach  pour réclamer l’ouverture d’une enquête internationale sur les actes de tueries qui ressemblent à une extermination de leur communauté au Tchad.

 

A Cela s’ajoutent les exécutions immédiates des combattants de l’UFDD, arrêtés  sur le terrain de combats et qui devraient faire l’objet des traitements propres réservés aux prisonniers de guerre conformément aux règles qui régissent les institutions humanitaires internationales.

 

L’UFDD se trouve donc en droit d’entreprendre la saisine du Comité International de la Croix-Rouge (C.I.C.R) enfin de dénoncer et d’exiger le respect des conventions internationales ratifiées par le Tchad sous peine d’infractions et contraventions.

Avec la rémanence de cette série d’arrestations arbitraires, d’exécutions extrajudiciaires dans le pays, nous assistons  impuissants devant le paroxysme des violations, des atteintes des droits humains dans l’incapacité d’agir, de plaider des ONG locales, dans l’indifférence totale de la communauté internationale moins regardante sur la gestion politique, économique et démocratique du régime d’Idriss Deby soutenu par la France, seul contre tous.

 

 

Par Makaila Nguebla

http://makaila.over-blog.com

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