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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

L'armée tchadienne est désormais engagée sur deux fronts dans l'est du Tchad face aux principales rébellions hostiles au président Idriss Deby Itno, après des affrontements samedi avec un mouvement armé jusque-là en retrait.

 

La situation était calme dimanche entre les forces gouvernementales et les rébellions engagées ces derniers jours dans des combats plus ou moins intenses qui ont fait voler en éclats l'accord de paix signé le 25 octobre à Syrte (Libye) par les autorités de N'Djamena et quatre groupes armés.

Mais l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), qui s'est violemment opposée à trois reprises à l'armée depuis le lundi 26 novembre, et le Rassemblement des forces démocratiques (RFC), entré en jeu samedi lorsque ses hommes ont été bombardés par l'aviation tchadienne dans le Nord-Est, affirment que les opérations vont se poursuivre.

"Nous sommes en train de nous réorganiser, après trois batailles très intenses il faut réorganiser ses forces", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'UFDD Abakar Tollimi, joint de Libreville.

"Nous avons aussi remis plus d'une soixantaine de blessés au CICR (Comité international de la Croix-Rouge)", a-t-il ajouté.

L'UFDD du général Mahamat Nouri, un ex-ministre de la Défense, se trouve aux environs du massif d'Hadjer Marfaïn, près de la frontière soudanaise, à 150 km au nord-ouest d'Abéché, principale ville de l'est du Tchad. Selon Abakar Tollimi, l'UFDD est "en contact" avec le RFC de Timan Erdimi, un neveu et ancien proche collaborateur du président tchadien Idriss Deby, entré en rébellion fin 2005.

"Nous n'allons pas dans les zones où se trouve le RFC afin de nous coordonner", a expliqué le secrétaire général de l'UFDD.

"Nous nous coordonnons, mais chacun combat de son côté", a confirmé le porte-parole du RFC Id Moura Maïdé, joint de Libreville.

Par le passé, les deux groupes ont tenté en vain de créer une "coordination militaire".

Selon des experts, leurs intérêts divergent: Le RFC est dirigé par d'ex-membres de l'entourage d'Idriss Deby, des Zaghawas comme lui pour la plupart, qui entendent maintenir cette communauté au pouvoir. L'UFDD, dont les responsables sont majoritairement des Goranes, accuse le clan zaghawa de monopoliser le pouvoir.

Le RFC, jusque-là en retrait, a dit être entré samedi dans deux localités, Iriba (210 km au nord-est d'Abéché) puis Kalaït (170 km plus au nord-ouest). C'est là que les hélicoptères de l'aviation tchadienne ont "bombardé" ces rebelles, selon les deux camps.

Le RFC a affirmé se trouver toujours dimanche "aux environs" de Kalaït.

Dans le camp gouvernemental, on a évacué ces derniers jours les nombreux blessés des batailles contre l'UFDD. Certains ont dû être acheminés vers le Sénégal, la Libye ou l'Egypte.

Dénonçant le soutien logistique et en renseignement apporté à N'Djamena par l'armée française, l'UFDD s'est déclaré vendredi en "état de belligérance" avec elle.

Cette même semaine, la tension est également montée d'un cran avec une ex-rébellion, le Front uni pour le changement (Fuc), qui avait fait la paix en décembre 2006. Son chef, Mahamat Nour Abdelkerim, nommé ministre de la Défense, a été limogé samedi et s'est réfugié à l'ambassade de Libye à N'Djamena.

Des éléments du Fuc sont entrés en dissidence en octobre dans l'est du Tchad. Après une tentative de réconciliation en début de semaine, des échanges de tirs les ont opposés vendredi à l'armée à Guéréda, à 150 au nord-est d'Abéché.

Le président français Nicolas Sarkozy avait assuré vendredi que les combats et les déclarations des rebelles ne remettaient pas en cause l'Eufor.
Source: AFP