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Alerte Info: Médias au Tchad- Reporters Sans Frontière (RSF) est préoccupé par le risque élévé qui pése sur les journaux tchadiens indépendants menacés de fermeture. L'Organisation a appellé la HAMA à renoncer à ces sanctions qui ne se justifient pas // La candidature à la présidentielle 2021 du Maréchal Idriss Deby contestée dans un mémorandum signé par plusieurs partis d'opposition au Tchad qui appellent ce dernier à renoncer à se présenter //

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Publié par Mak

Réputée pour sa mission à vocation humanitaire, l’ONG-AHA ne peut rester indifférente et insensible devant la situation des inondations que traverse le Tchad en général en cette période de saison pluvieuse.

Elle souligne qu’au Tchad, la saison des pluies commence généralement en mai et s’étend jusqu'à fin septembre.

C’est dans ce contexte qu’à Ndjamena, des familles entières sont affectées par les inondations. Les cris des personnes vulnérables parmi lesquelles, des mamans, des enfants et des vieillards ont suscité dans l’opinion publique de l’émotion à laquelle, notre organisation demeure sensible. Cette situation est inadmissible dans un pays comme le nôtre.

A l’origine de ces ennuis, les canaux d’évacuation des eaux sont débordés. Le bitume complètement couvert d’eau à hauteur d’environ 2 mètres est presque endommagé.

Notre organisation a constaté qu’il est impossible pour les motocyclistes et les automobilistes de circuler sur certaines voies de la capitale tchadienne.

 Nous déplorons que d’une part, la plupart des quartiers sont logés dans les étangs et d’autre part,  il manque crument de canaux d’évacuation des eaux de pluie.

Pour remédier à cette tragédie, les quelques caniveaux et canaux d’acheminement des eaux de pluies et d’eaux usées doivent être curés bien avant la saison pluvieuse.

Face à cette intenable situation, cette année, une grande colère a gagné les citoyens.

L’ONG AHA alerte sur de grands risques de maladies et de déplacements des populations sinistrées. Elle redoute d’ores et déjà une crise humanitaire inévitable.

Avec plus de 3 millions d'habitants et des infrastructures insuffisantes et non adaptées, Ndjamena donne régulièrement le spectacle non reluisant des pluies torrentielles suivies d'inondations dévastatrices.

Il est urgent de penser à un plan d’urbanisation sérieux afin de régulariser l’habitation et prévenir le phénomène des inondations dans certains arrondissements qui ne cessent d’enregistrer des cas similaires à chaque saison pluvieuse.

Il faudra une politique de repeuplement des habitants ayant construit dans les bas-fonds et la construction d’infrastructure réellement résilients pour palier définitivement à ces drames récurrents.

Nous saluons les diverses initiatives de jeunes pour la riposte contre les inondations et appelons les pouvoirs publiques à redoubler d’effort pour endiguer cette situation répétitive.

Depuis d’un mois, plusieurs quartiers de N’Djamena sont sous l’eau. Les populations sont impuissantes et dans un total désarroi.

 Le plan d’urgence proposé par la Délégation Générale de Ndjamena est dénoncé par les habitants qui accusent les autorités communales pour leur inaction et leur passivité. Ce que pensent aussi de nombreux observateurs qui jugent que ce plan est loin d’être à la hauteur des attentes des citoyens tchadiens durement éprouvés.

A cet effet, notre organisation interpelle les autorités communales pour qu’elles interviennent afin d’aider ces personnes en détresse qui vivent une situation apocalyptique.

Pour le Bureau de l'ONG AHA 

Le Directeur Général

Ibni Oumar Mohamed Saleh