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Publié par Mak

Nouvelle lettre ouverte à Idriss Deby des ressortissants de  Mangalmé

Gmail : ahmatmahamatsoudouk@gamil.com N’Djamena le 8 juin 2020
Tel : 62124525/65297373/66011637

 

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT, CHEF SUPREME DES ARMEES.


Excellence monsieur le Président de la république,


Nous, jeunes diplômés du département de Mangalmé, avons l’insigne honneur de venir par la présente, vous exposer des faits qui nous paraissent extrêmement urgents et forts préoccupants.
Excellence monsieur le Président de la république,
Si aujourd’hui la jeunesse de Mangalmé a pris son écritoire pour dénoncer les problèmes de ce département qui, pour l’histoire est le berceau de la révolution Tchadienne, c’est parce qu’elle est frustrée.
Depuis votre arrivée au pouvoir (1990 à nos jours), au niveau de notre département nous pourrons dire que nous sommes devenus les oubliés de la république. Nous sommes très jeunes pour vous raconter l’histoire de ce peuple, dont vous en connaissez plus que nous.
Néanmoins cela doit vous interpeller !!
A l’époque certains responsables de la province disent que MANGALME n’avait pas des intellectuels, d’autres nous qualifient des fils des révolutionnaires d’une époque révolue. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Ces allégations mensongères véhiculées par certains cadres politiques de la région que nous les qualifions des opportunistes et égoïstes.
Le département de Mangalmé à des cadres connus de tout le monde, dans toutes les spécialités, qui ont du mal à participer à la gestion de choses publiques.
D’ailleurs, nous dénombrons à l’heure où nous sommes des centaines des diplômés qui chôment depuis des décennies. Car, personne ne se tourne vers nous lorsqu’on vient poser nos doléances.

Excellence monsieur le président de la république,
Là où le bât blesse, depuis votre arrivée au pouvoir nous sommes marginalisés.
A l’heure où nous sommes, MANGALME ne compte pas un seul cadre décrété (ministre, gouverneur, Directeur General, Directeur Technique, préfet, General et autre gradés dans l’armée etc.). Pire encore, même pas un Gardien de la paix à la Police Nationale. Et pourtant nos parents ne sont pas les derniers dans la lutte contre les dictatures et c’est depuis Tombalbaye.
Monsieur le Président de la république,
N’avons-nous pas le droit de participer à la gestion publique ?
Si oui, pourquoi sommes-nous écartés ?
Y-a-t-il un blocus quelque part lorsqu’il s’agit de la nomination des cadres de ce département?
Toutes ces interrogations sont souvent posées par toutes les couches ( Soldats, Diplômés sans emplois, les agents fonctionnaires, etc…). S’ils n’ont pas eu le courage de vous le dire, nous nous engageons à partir de cette lettre ouverte à vous le dire.
C’est pour autant dire monsieur le Président, à Mangalmé nous sommes frustrés de ce qui se passe actuellement.
Certains de vos proches collaborateurs leader de la province ont dit et continue de dire : « Aucun ressortissant de Mangalmé ne sera décrété ». Tel fut le cas aujourd’hui.
Ces cadres de la province seront responsables de tous ce qui adviendra.
Vous devez y penser !!!
Excellence monsieur le Président de la république,
A Mangalmé, nous sommes connus par notre courage, honnêteté, sincérité à combattre l’injustice de n’importe quelle nature. L’injustice que nous subissons jusqu’à nos jours en ce qui concerne la promotion ou nomination de nos cadres du département dépasse l’entendement.
Le recrutement à la fonction publique se succède, mais les jeunes diplômés du département Mangalmé sont écartés.
Par cette lettre ouverte, nous avons décidé de vous tenir informer de ce qui ne marche pas. C’est ainsi, nous avons décidé de nous limiter sur l’essentiel puisque si on s’en tient à tout dénoncer, cette lettre ne pourra pas contenir nos doléances.
Excellence monsieur le Président de la république,
Pour finir, pour votre information, nous avions déposé auprès de votre cabinet en date du 04 Décembre 2018, une lettre ouverte et un mémorandum au nom du département de Mangalmé qui sont restés sans suite.


A tous fins utiles, excellence monsieur le Président de la république, au nom du département de Mangalmé, nous demandons votre indulgence de nous recevoir sans intermédiaire (il s’agit des cadres politiques de la région).
En attendant une suite favorable à cette lettre ouverte, nous vous prions de croire, Excellence monsieur le Président de la République, en l’assurance de de notre très haute et parfaite considération.

 

Pour le Département de Mangalmé,
Les Signataires :

AHMAT MAHAMAT SOULEYMANE DOUKHANE 0023565297373

TEISSO YOUNOUS MAHADJIR 0023562124525

DJAHADINE OUSMANE ANNOUR 0023566011637

RAHMA HANNO 0023562529999