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Publié par Mak

Tchad : mort suspecte du journaliste Yves Ngarbé dans l’indifférence du Ministère de la communication

Après avoir servi loyalement le Tchad à travers le Ministère de la communication et particulièrement la Radio Nationale Tchadienne (RNT), dont il était présentateur du journal pendant trois décennies, Yves Ngarbé était un journaliste de renommée nationale, très talentueux et émérite. Il était décédé, le 08 mai dans des circonstances suspectes qui questionnent de nombreux témoins.

 

Une semaine après son décès suspect, on en sait un plus sur les circonstances dans lesquelles, était mort M.Yves Ngarbé, grand journaliste tchadien qui a rendu l’âme à 2heures du matin sans être assisté ni par son Ministère de tutelle, le département de la communication ni par les organes affiliés dont l’Office Nationale des Médias et de l’Audiovisuel (ONAMA). Leurs missions respectives et collectives devraient de veiller à la protection effective et efficiente du personnel. Malheureusement, aucune attention particulière n’a été accordée au journaliste par ces institutions tchadiennes censées être les premières à lui apporter l’aide nécessaire lorsqu’il était tombé dans les bureaux du Directeur Général de la Radio Nationale Tchadienne (RNT), son lieu de travail, une raison de plus.

 

En effet, le 21 avril dernier, Yves Ngarbé, journaliste tchadien ayant servi l’Etat, était venu voir le Directeur Général à la radio, c’est là où il était tombé devant lui. Les agents ont appelé le chauffeur du journaliste. Il a été conduit à l’Hôpital de Référence Nationale (HRN), anciennement appelé l’hôpital centrall.
Après avoir été consulté, les médecins ont prescrit une ordonnance qui ne coutait que deux milles fcfa, son chauffeur ne disposant pas de cette somme, était contraint de revenir à la radio pour retrouver ce montant dans une tenue du journaliste afin de pouvoir régler l’ordonnance. Il était libéré puis remmené chez lui à la maison.
Le journaliste rechute


Vingt-quatre (24) heures seulement après sa libération de l’hôpital, le journaliste rechute de tension, il était emmené dans un autre établissement hospitalier, Les Bons Samaritains, semi-public, tenus par des religieux. Diagnostiqué on découvre qu’il avait fait un Accident Cardio-Vasculaire (AVC). Les choses se compliquent et mobilisent les membres de la famille du journaliste. Ils se tournent vers le Ministère de la Communication pour demander une prise en charge médicale. Son département de tutelle se rétracte et décline la demande en évoquant aux membres de la famille de régler eux-mêmes les frais médicaux avec le salaire du journaliste. Il était pourtant un agent de l’Etat en exercice.
La famille du journaliste remue terre et ciel pour payer les frais de scanner et autres examens qui révélèrent un caillot de sang au niveau de la tête.


Frais médicaux exorbitants, le journaliste libéré et renvoyé à la maison


Devant les sommes exorbitantes et les fais médicaux qui doivent être réglés par les membres de la famille du journaliste, ce dernier était de nouveau libéré et remmené à la maison dans un état inquiétant.

L’état de sangé se dégrade

Remmené à la maison, l’état de santé du journaliste s’est de nouveau dégradé et les membres de la famille se sont remobilisés pour le sauver en épuisant toute leur économie.
Face à cette complication médicale, le journaliste a été emmené d’urgence à l’hôpital de la Renaissance supposé être mieux outillé et équipé. Arrivé sur place, on demande à la famille l’accord du médecin traitant de l’Hôpital de Référence Nationale (HRN), retrouvé fermé ce jour.


C’est devant cette tergiversation générale et cette indifférence inadmissible que le journaliste décède vers 2heures entre les mains des médecins Les Bons Samaritains. Les membres de sa famille impuissants et résignés constatent avec amertume la situation.

Yves Ngarbé ne vaut pas 250.000 !

Emmuré dans un silence de cimetière pendant des jours, le Ministère de la Communication du Tchad, réapparaît après le décès du journaliste. Une délégation rend visite à la famille et remet la somme de 250.000 Fcfa. On ne sait quoi dire ?

Aujourd’hui, nombreux sont les observateurs qui s’interrogent sur le silence du Ministère de la Communication et l’indifférence qui ont caractérisé la gestion non efficiente du cas du journaliste Yves Ngarbé.


L’ONAMA et la fameuse vidéo
Personne ne comprend la motivation de l’Office National des Médias et de l’Audiovisuel (ONAMA) qui a filmé le cortège de la dépouille du journaliste lors de son enterrement alors que le pays traverse une crise sanitaire majeure de Covid-19, faire circuler une telle vidéo cache quelque chose d’intrigant. Yves Ngarbé n’est pas mort de Covid-19 mais de l’absence du droit de regard des autorités tchadiennes dans leur composante globale.
Justice pour Yves Ngarbé

Pour éviter que cela ne se reproduise au Tchad et que d’autres journalistes en soient victimes et subissent le même sort du regretté, il faut rendre justice à Yves Ngarbé en saisissant les juridictions compétentes pour éclairer l’opinion publique sur cette affaire sombre.

La presse tchadienne et les journalistes en général déplorent la mort de cet homme sociable, pondéré et professionnel.
Réclamons justice et mettre fin au mépris!

 

Makaila.fr