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Publié par Mak

Journée mondiale de la liberté de la presse au Tchad: l'UNDR demande aux autorités de desserrer la pression sur les journalistes

Un “03 mai” dans la douleur au Tchad

Par Célestin Topona Moncga, journaliste

Premier Vice-président de l’UNDR (Union nationale pour le développement et le Renouveau).

Porte-parole du parti

N’Djaména le 03 mai 2020

Les journalistes tchadiens devraient en ce jour du 03 mai, se joindre dans la joie, à leurs confrères du monde pour célébrer la journée internationale de la liberté de la presse, et avec eux, toute les couches sociales du pays. La liberté d’opinion et d’expression est la source principale de la démocratie. La presse et la justice sociale en sont les vecteurs essentiels. Mais cette année, c’est dans la morosité et l’inquiétude que les professionnels des médias commémorent cette date historique. Pris dans la double contrainte de la pandémie du Covid-19 et des menaces qui pèsent sur la presse provenant des pouvoirs publics, les journalistes du Tchad ont bien du mal à donner de la visibilité à leur noble métier.

Si le Coronavirus est une catastrophe mondiale, la restriction des libertés et l’embastillement des journalistes sont bien spécifiquement voulus par le régime politique tchadien.

Les atteintes graves à l’exercice indépendant du métier de journaliste est bien une calamité provoquée par les dirigeants du pays et comme telle, cette attitude anti-démocratique est absolument condamnable.

L’UNDR qui a la liberté de presse  en très bonne place dans son programme politique, ne peut que  se tenir aux côtés des femmes et hommes de médias tchadiens et du monde entier pour leur apporter, son soutien total face aux adversitßés qu’ils subissent de la part  des régimes dictatoriaux. Même si officiellement, la liberté de la presse est instituée au Tchad, il existe bel et bien des entraves sournoises et ouvertes à l’exercice plein du libéralisme médiatique. Autrement, il n'y aurait pas d’emprisonnement de journalistes du simple fait de leurs lignes éditoriales.

L’UNDR demande en conséquence aux Institutions officielles, à savoir le Ministère de la Communication et la Haute autorité des médias et de l’Audiovisuel (HAMA) de desserrer totalement la pression contre les journalistes tchadiens afin que ceux-ci, jouent leur rôle d’objecteurs de conscience dans  un cadre démocratique où l’information est équilibrée. Ces instances doivent plutôt garantir la liberté de l’information et de la communication par une régulation objective de celle-ci et non pas être les bourreaux de la presse tchadienne.