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Alerte Info: Médias au Tchad- Reporters Sans Frontière (RSF) est préoccupé par le risque élévé qui pése sur les journaux tchadiens indépendants menacés de fermeture. L'Organisation a appellé la HAMA à renoncer à ces sanctions qui ne se justifient pas // La candidature à la présidentielle 2021 du Maréchal Idriss Deby contestée dans un mémorandum signé par plusieurs partis d'opposition au Tchad qui appellent ce dernier à renoncer à se présenter //

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Publié par Mak

Déclaration du président du PPT à l’occasion de la fête du 03 mai 2020.

Mesdames et messieurs

Comme vous le savez, le monde célèbre aujourd’hui la 27ème édition de la journée de la liberté de la presse. Mais, l’édition de cette année est sérieusement perturbée par la pandémie de Covid-19 qui a mis notre planète dans une situation de confinement obligatoire. Ici dans notre pays, nous ne pouvons nous retrouver comme à l’accoutumée pour faire le bilan de notre travail et nous réjouir autour d’une tasse de café. Qu’à cela ne tienne, il importe de marquer un arrêt et réfléchir dans nos rédactions respectives, autour du thème de cette année qui est « Journalisme sans crainte ni complaisance ».

Faire du journalisme sans crainte ni complaisance est l’idéal que nous devrons rechercher et atteindre pour que notre vocation puisse trouver tout son sens. Car, si nous devons craindre de crever l’abcès à travers nos plumes et micros, si nous devons être complaisants dans notre travail d’informer au quotidien les populations, serions nous encore en train de faire du journalisme ? Pas évident. Mais, force de constater, que dans notre pays, les conditions ne sont pas toutes réunies, pour permettre aux journalistes de convenablement faire leur travail sans crainte ni complaisance. Les journalistes indépendants craignent au quotidien d’être bastonnés ou arrêtés dans l’exercice de leur métier à cause de l’acerbité de leurs plumes. Ceux qui sont dans les médias publics craignent de perdre leurs postes, s’ils n’exécutent pas les ordres, parfois contraire à leur conscience professionnelle. La crainte et la complaisance sont souvent au rendez-vous, malheureusement dans nos rédactions.

Mesdames, et messieurs
La pandémie de coronavirus qui s’est invitée dans la célébration de notre journée cette année nous impose un comportement nouveau. Nous devrions nous approprier les gestes barrières pour bouter hors de nos rédactions et de nos familles le mortel virus de corona qui circule dans notre pays. Comme nous vous l’avons demandé à travers le dernier communiqué de presse de notre organisation, nous devrons en cette période de crise sanitaire planétaire réserver une bonne place dans nos colonnes, nos espaces sur la toile ainsi que nos plateaux à l’information et la sensibilisation contre le Covid-19 pour permettre aux populations avec qui nous avons un contrat social, d’être informé objectivement et sereinement sur cette pandémie. Nous devrons faire attention aux fakes news, susceptibles de plonger les Tchadiens dans une psychose. Nous devrons toujours et toujours, rechercher l’information à la source en cette période de crise et éviter de verser dans la délation.

Aussi, nous demandons au gouvernement d’accompagner conséquemment les organes de presse dans cette lutte contre le coronavirus en mettant à leur disposition, des moyens nécessaires pour leur permettre de faire normalement leur travail.
C’est en conjuguant ensemble nos efforts, que nous pouvons vaincre ce mal qui fait de ravage dans notre pays.

Bonne fête à tous les journalistes.