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Publié par Mak

COVID-19, au Tchad-2020

Depuis le 19 Mars 2020, nous connaissions de jour en jour des nouveaux malades diagnostiqués COVID-19 positifs, de façon évolutive avec un taux de mortalité qui chagrine l’ensemble des citoyens.

Certains sont confinés dans leurs fermes avec femmes et enfants. Un autre monde pense au Ciel fâché contre l’Humanité, qu’il faudrait attendre Sa clémence. Une bonne franche de la population par ignorance minimise le danger.

Les populations des villes hésitent entre authenticité et fake news, mais l’inquiétude taraude les esprits. Il y a ceux qui sont restés loin, sans faire appel au N° d’urgence le 1313. Confinés ou pas, tout le monde s’oriente vers les recettes de la grand-mère, mais prête aussi leurs oreilles dans un silence assourdissant, à celui qui propose la meilleure recette du jour.

Médecin ou néophyte, chacun fait son automédication en toute quiétude. Pourvu qu’on sorte du COVID.

Malheureusement l’inquiétude est palpable dans tous les foyers. Les bronchites inopportunes sont fréquentes, voyageant de famille en famille, tant pis pour celles qui ne sont pas bien averties ou ne respectant pas les mesures édictées.

Le COVID-19 semble perturber complétement le sens des aiguilles de l’horloge. Pour les uns, la fin du monde qui avance à grand pas, et pour d’autres la mélancolie fête ses beaux jours, les microorganismes dictent leurs lois. Il faut donc attendre le passage de la tornade.

Même ceux qui veulent se suicider, trouvent la vie belle. Le dégout secrète le venin tueur des désirs.

Rien n’est ludique, le COVID-19 est parmi nous. Tout est laconique, les éclats de joie sont brefs, si comme quand on rit, on tutoie la mort.

Il n’est pas interdit de rire, mais rien ne stimule au rire, en ce moment pandémique où la mort plane sous les nuages sombres, qui cachent les perspectives. Oui, l’horizon est imperceptible.

Longtemps le biotope n’avait été aussi si silencieux, si calme. Les noces sont ajournées et les rêves sont gelés. Les villes passent leurs nuits sans vacarmes.

Seuls les belligérants en Afghanistan, en Syrie, en Libye, au Sahel et au Lac-Tchad pour lesquels tous les coups sont permis, ceux-là, s’acharnent férocement, rien n’arrête leurs témérités et leurs absurdités guerrières.

Les uns, pour une place luxueuse ici-bas, pour les autres une hypothétique place dans l’au-delà.  Pourtant le COVID-19 annonce le cessez-le feu. Dommage que personne ne l’écoute de la même oreille.

En principe nous devrions orienter toutes nos énergies contre l’ennemi de l’Humanité, qui est le COVID-19. Que cette période devienne, celle de la réconciliation du fond du cœur. Certainement rien ne sera plus jamais comme avant.

Mettons-nous ensemble pour voir plus loin qu’avant.

Depuis quelques semaines des virus en l’air, que personne ne connaissait leurs identités génétiques ni leurs cibles spécifiques, polluent l’atmosphère.

L’épidémie qui sévissait depuis quelques mois, nous inquiète.  Est-elle une banale grippe saisonnière ? ou bien une forme de COVID-19 atténuée par l’immunité grégaire ?

Les informations que j’avais reçues depuis la région du Batha, en l’occurrence la ville d’Oum-Hadjer au Batha-Est, puis de la région du Guera plus précisément dans le Département de Mangalmé un syndrome grippal avait envahi les villages et Ferricks de deux régions voisines.

Les populations concernées de la sous-région du centre du Tchad, ont constaté que leurs poumons s’emplissaient et se désemplissaient gérant ainsi une présence indésirable des microorganismes mêlés aux particules de la bruine.

L’air paraissait charger d’ennemis, mais nous ne pouvions nous empêcher de les inhaler.  La menace est accueillie comme une épidémie de grippe inhabituelle qui avait frappé les deux contrées depuis Mars/Avril 2020.

Les malades souffraient des maux de tête, de fièvre et surtout d’une toux suffocante, à caractère dyspnéiques. Il y avait eu des morts dans l’anonymat. Paix à leurs âmes.

Peut-être les épidémiologistes nous donneront la réponse, si cette épidémie est isolée ou une autre forme de coronavirus genre COV2, ou tout simplement un COVID-19 affaibli par la chaleur et par d’autres effets socioculturels encore inexpliqués.

L’épidémie dont on parle n’est pas circonscrite dans ladite contrée à ma connaissance.

Cependant, nous avons connu une vague similaire, qui coïncida avec les premiers cas diagnostiqués du COVID-19, ici à N’Djamena, dans la fourchette de temps du mois de Mars.

Les symptômes sont discordants à telle enseigne que l’individu atteint, doute de son statut. Il n’y a rien de typique afin de trancher oui, ou non c’est un cas COVID-19. Ceux qui se sont empressés, se sont vus admis comme malades suspects ou potentiels à l’hôpital de Farcha ou celui de la Renaissance tous deux, à N’Djamena.

Une toux sèche qui entrecoupe les conversations sans discontinu. Elle est parfois accompagnée de fièvre, souvent confondue à la fièvre due au paludisme.

La confusion se répand de manière inquiétante comme une trainée de poudre. Quand on évoque la sensation de gorge sèche ou une sensation de chair de poule, qui tend vers un frisson léger qui frise les symptômes du COVID-19. Le silence fait figure de chagrin, qui démasque l’inquiétude dissimulée derrière le sourire de courtoisie.

Cet état pernicieux laisse le fiévreux se poser mille et une questions, avec qui de l’Etranger, avais-je eu contact ces dernières heures ?

Puisque cette interrogation ne trouve guère une réponse qui satisfasse l’ensemble des personnes averties par les signes précurseurs du COVID-19.

Peu importe avec qui, il a eu ce contact qui menace sa santé et sa vie. L’essentiel est de faire attention afin de ne point contaminer les autres.

La goutte qui déborde le vase, est le couple symptomatique de l’anosmie et de l’agueusie qui se manifeste par la perte partielle ou totale de l’odorat et du goût.

D’après mes investigations restreintes, il m’est avéré que plus de 90% de mes sondés sont affectés par ces symptômes pourtant connus comme signes d’infection à haut risque au COVID-19, de 86% pour la première et 88% pour la seconde.

Je n’avais pas échappé au malaise qui avait fait de moi un pernicieux suspect sanitaire pour qui, il fallait appeler le 1313. Ai-je raison de ne point pouvoir le faire ? En partie oui.

J’avais jugé que le tableau clinique n’affichait pas complet ses symptômes, mais la prudence fut au top. Pas de contact direct, toutes les mesures barrières sont respectées. Le moindre dossier touché, est suivi de frottement des mains au gel hydro alcoolisé. Le repas sont servis à part par prudence. Heureusement qu’il y a eu plus de peur que de mal.

Le doute de l’atteinte par le malicieux COVID-19, m’avait fait penser à plusieurs fois à la redoutable pandémie en cours. Mon inquiétude croissait avec les recherches que je faisais, afin d’alerter mes concitoyens. Plutôt l’alerte s’adressait à moi-même, sans que je le sache, témoin par excellence.

J’avais eu une toux sèche qui interrompait mes conversations par moment. Je n’avais pas eu de fièvre ni des céphalées de manière brutale.

La sensation ou irritation de la gorge ne fit pas formelle, ni le nez bouché qui coule. Aucune rougeur des yeux remarquable faisant référence au COVID-19, n’est apparue. C’est pourquoi le doute persistait.

Les symptômes les plus marquants que j’avais eus dans mon malaise, c’étaient l’asthénie prolongée sur presque cinq jours.

Vraisemblablement, beaucoup de mes amis se plaignaient de ne pas pouvoir prier les « TARAWIH », pendant ce mois de Ramadan, surtout à son début. C’était mon cas aussi.

Autres signes d’escorte, étaient les douleurs articulaires. Il m’est arrivé à constater cette arthralgie inhabituelle. Les douleurs articulaires sont générales, partant des petits segments à l’extrémité des orteils sans négliger les grandes articulations au passage. Aucune hyperthermie, mais l’ensemble de mon corps est solidaire avec le changement qui s’opère. Je sentais un mal diffus me plongeant par fois dans une anxiété gênante. Une administration de paracétamol à la vitamine C, avec un complément vitaminique avaient soulagé mes maux.

Par moment, je ressentais des lombalgies ou autres courbatures passagères.   Une quinte de toux rebelle fait entendre un ronronnement d’un félin à l’affût, discret qui dénonce le rétrécissement des bronches.

Un essoufflement constaté, quand je me tenais brusquement debout pour prier. Le constat d’insuffisance respiratoire ou le besoin d’apport en oxygène se faisait sentir de plus en plus.

Il est inutile de chercher la piste du lion, dès lors qu’il est devant vous. Il faut que je me mette à l’écoute de moi-même.

Les prophètes de sinistres, annonçaient des chiffres alarmants, même s’ils sont avérés exacts, personne ne veut en prendre connaissance. « Le pire reste à venir, les cadavres vont joncher les rues des villes africaines ». Ce lugubre message vient d’une institution censée rassurer les communautés africaines et donner des orientations pour mieux sortir du sinistre.

Hélas ! Tout dépend de la durée de la pandémie et son étendue dans un territoire avec les observations données pour barrer la route au mal. Pour cela le calcul se faisait par rapport au taux de létalité et le nombre des habitants atteints du COVID-19 faute de distanciation.

Heureusement l’hécatombe annoncée n’a pas vu le jour. Dieu est grand, il nous protège. Il est juste temps de regarder le lion dans les yeux et lui faire face à l’unisson.

Par calcul simple, dans les autres pays le taux de létalité variait entre 5 et 7%, malheureusement chez nous au Tchad, il plafonne de 10 à 11,4%. Alors qu’en Madagascar, il est de : 322 cas positifs au COVID-19, dont 119 guéris soit 37%, 02 décès soit 0,6% et 201 pris en charge, soit 62,4%. Partant de ce pourcentage officiel, nous pouvons déduire que le produit des Malgaches mis sur le marché peut inspirer confiance. Mais il est très tôt de crier victoire.

Il ne faut pas baisser les bras. Nous pouvons découvrir mieux encore, en Afrique. Notre continent recèle des ressources intarissables pour faire à toute éventualité.

À notre rythme actuel au Tchad, nous souffrirons plus que les autres Nations. En prenant à titre indicatif le pourcentage évoqué. Qu’Allah nous protège. C’est affreux, et du jamais vu, mettons-nous ensemble pour sauver le Tchad.

Il n’est pas dit que ce chiffre sera le record mondial, que des personnes seront enterrés. Mais une probabilité des gens qui succomberont dans une population des contaminés par rapport au % indiqué.

Certainement ce chiffre exorbitant parait invraisemblable, mais c’est une suite logique des fautes cumulées dues à l’absence d’une attaque frontale du fait, de la méconnaissance de l’ennemi. Arrêtons l’hécatombe.

Il faut rompre la chaine du COVID-19 par les mesures barrières ;

Éloignez- vous de ceux qui ne vous inspirent confiance.

Il ne s’agit pas de sympathie ou de courtoisie aveugles à cause desquelles, vous exposeriez votre vie et celle de vos familles au péril.

Nous apprenons toujours davantage de ceux qui nous ont précédé dans leurs luttes contre le covid-19, de par le monde. Mais il n’est pas dit, de les suivre aveuglement.

Cependant, quand Paris confine, je confine. C’est aberrant de suivre Paris comme son ombre. Quand Paris déconfine, je déconfine aussi.

Ce n’est pas, parce que Paris a toussé, que je devrais cracher à sa place ou bien, il pleut à Paris, donc je prends mon parapluie.

Regardons devant nous c’est encore mieux. Il ne faut pas sous-estimer nos ressources humaines et naturelles. Nous avons compétences soit dormantes ou ignorées.

Bref ! Demain commenceront les festivités de l’Aïd Al Fitr. Ce dernier ne sera pas comme les fêtes que nous avons connues. Il y a beaucoup de nos habitudes qui vont changer voire interdites

Attention !!

Les habits que vous avez achetés neufs ou cousus, il ne faut même pas les essayer de peur d’être souillés par votre tailleur ou votre vendeur. Il faut d’abord les étaler longtemps au soleil entre midi (12 h) et quatorze heures (14h) ou bien les repasser avant de les porter.

Les visites familiales sont proscrites ou sous masques strict, avec distanciation nette ;

Ne jamais laisser les enfants faire le Barakat Al Id (la baraka du ID).

Ne jamais toucher une sucrerie puis la donner à un autre ;

Ne jamais boire dans un même verre sans le laver avec du savon ou de l’eau chaude ;

Laver les fruits et légumes dans une eau javellisée et du détergent avant de les servir ;

exigez du boulanger ou de l’épicier le port de gants avant de vous servir le pain ;

Aux gouvernements, à cet effet, pour lever toute équivoque, il faut faire des tests sérologiques (ELISA), afin de déterminer la présence des anticorps dans le sang, provoqués par le passage ou non du COVID-19 concernant l’épidémie du centre et dans la ville de N’Djamena.

Bonne fête de Ramadan 2020.

À bon entendeur salut !