Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Alerte Info: Département de la Tandjilé- le ministre de l'administration du territoire, Mahamat Ismail Chaïbo a relevé de ses fonctions le préfet nommé par un décret pour le remplacer par un autre qu'il nomme par un message radio //

Archives

Géo-localisation

Publié par Mak

L’impossible acceptation sociale au Tchad : défi majeur à relever

Beaucoup d’analyses, d’études ont été publiés, d’initiatives citoyennes ont été entreprises pour encourager l’amour du prochain et la fraternité entre les différentes composantes du pays en vue de renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale, sans lesquelles, aucun projet de société n’est réalisable. Mais hélas ! Cet objectif est d’être atteint au regard de la diffusion des audios imputés à Mahamat Amine, chargé de communication au Ministère de la santé qui insulte l’artiste tchadien, Djafat par des propos avilissants le taxant de tous les noms d’oiseaux.

 

Au Tchad, ces derniers temps, des enregistrements audios à caractère injurieux, discriminatoire, violent et autres circulent sur les réseaux sociaux et mettent en péril la cohésion sociale et l’unité nationale fragilisées par les différentes tensions intercommunautaires, confessionnelles, ethniques et régionales.

Sur les réseaux sociaux la colère ne retombe pas après la diffusion des audios de  Mahamat Amine, chargé de communication au Ministère de la Santé. Il a insulté en des termes déshonorants, réducteurs l’artiste tchadien, Djafat de renommée nationale et apprécié du public. Lors de ces échanges, on entend le responsable de la communication de la santé traiter Djafat, d’esclave, d’ânes, de Kirdi Sakit. La particularité de ces échanges, est la généralisation des insultes à toute la communauté Sara qui a suscité émoi, indignation et réprobation unanime des citoyens tchadiens qui militent pour le vivre ensemble et l’acceptation sociale entre les uns et les autres.

Ces diffusions de ces audios relancent la polémique sur l’épineuse question de la cohabitation au d’une société tchadienne fragmentée, éclatée, scindée où le sentiment national est éparpillé comme le sable du désert.

Il est temps que les Tchadiens dans leur majorité écrasante posent cette question de vivre ensemble de manière sincère et réaliste pour faire tomber les clichés du mépris et de la haine de soi qui minent notre pays.

Il est aussi de bannir à jamais les péjoratifs « Kirdi ou païen » et « Doum ou musulman » employés à des fins méprisantes ou bien de les banaliser pour servir des cousinages à plaisanterie afin de cimenter la cohésion nationale.

Il est temps qu’au Tchad, les uns et les autres sachent dépasser leur clivage ethnique, religieux et régional pour s’accepter dans leur différence. Car le Tchad doit son existence à la volonté de tous les Tchadiens de vivre ensemble dans leur diversité linguistique, culturelle et confessionnelle afin de sauver la nation tchadienne des démons de la division et de la haine.

Makaila.fr

https://soundcloud.com/makaila2012/whatsapp-audio-2020-04-15-at