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Publié par Mak

Le Procureur général fait du dossier de Martin Inoua Doulguet une affaire personnelle

Alors que programmé pour l’audience de ce jeudi 19 mars 2020 à la première chambre correctionnelle de la cour d’appel, le dossier du journaliste Martin Inoua Doulguet est encore reporté et renvoyé à une autre chambre. La première chambre saisie était prête, le rôle était sorti, l’ordre d’extraction du prévenu était servi. Mais à la grande surprise des juges, avocats et justiciables, le Procureur général a décidé à la dernière minute de tout chambouler : annuler le rôle, annuler l’ordre d’extraction et retirer le dossier de la première chambre pour la cinquième chambre.

 

C’est le désarroi total au Palais de Justice ce matin du 19 mars 2020.

Alors que journalistes, différentes corporations des journalistes, associations des défenses des droits de l’homme attendent à la première chambre correctionnelle le dossier du journaliste Martin Inoua Doulguet, tous ont appris avec stupéfaction la disparition miraculeuse dudit dossier dans le rôle de la première chambre. C’est l’œuvre du Procureur général, Mockhtar Abdelhakim Doutoum. " Le dossier a été programmé pour l’audience d’aujourd’hui à la première chambre. Le rôle est sorti, l’ordre d’extraction était même servi hier. Mais à la dernière minute, le PG, tout fougueux, a ordonné de tout annuler. C’est la raison pour laquelle vous avez constaté ce désagrément", nous explique une source au Parquet général.

Juges, avocats et justiciables sont tous abattus par cette nouvelle de la dernière minute et insinuent tous des manœuvres floues dans le dossier.

Il faut rappeler que ce dossier avait été programmé à la première chambre correctionnelle avant d’être retiré pour être reprogrammé à la quatrième chambre. Acte qui avait été l’objet de plusieurs contestations. C’est ainsi que coincé, la quatrième chambre s’en était dessaisie pour le faire programmer à la chambre initialement saisie. Mais encore une fois, le Procureur général le retire pour la deuxième fois de la première chambre pour le confier à la cinquième. Ce que dénoncent encore une fois les avocats du prévenu, les journalistes et défenseurs des droits de L’Homme.

Visiblement, il n’y a pas d’espoir pour le journaliste Martin Inoua Doulguet. Les carottes sont cuites, juges, avocats et justiciables pensent tous à la condamnation imminente de Martin Inoua Doulguet. Les fausses manœuvres sont tellement flagrantes.

Tchadanthropus-tribune