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Publié par Mak

 Abéché, théâtre des violences : « Nous ne céderons aucune portion de notre propriété » Fadil  Saleh Ourada
 Abéché, théâtre des violences : « Nous ne céderons aucune portion de notre propriété » Fadil  Saleh Ourada
 Abéché, théâtre des violences : « Nous ne céderons aucune portion de notre propriété » Fadil  Saleh Ourada

Dans son article 17, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), garantit à toute personne le droit à la propriété privée dont le caractère reste incontestablement inviolable et sacré. Nul ne peut en être privé.

Ce samedi 29 février 2020,  les membres de la famille Ourada, ont été victimes d’une attaque disproportionnée des forces de l’ordre qui ont usé de leurs moyens militaires pour  les déloger du palais royal sur ordre du Gouverneur. Plusieurs sources fondées jointes à Abéché, chef-lieu du Ouaddaï accusent les autorités d’avoir outrepassé les limites de leur mandat pour agir avec une telle violence contre des populations civiles désarmées.

L’affaire remonte au mois d’août 2019, lorsque le pouvoir en place a évincé du trône, la famille Ourada qui règne sur le royaume du Ouaddaï depuis 1635 jusqu’à 1909 pour imposer un roi contesté par la population d’Abéché.

Depuis lors, la communauté ouaddaïenne vit dans une tension grandissante qui a atteint son paroxysme ce samedi, lors que des hommes armés jusqu’aux dents  ont envahi le Palais pour déloger les membres de la famille déchue sur ordre du  Gouverneur.

Cette intervention musclée et désordonnée a causé la mort d’homme de nombreux blessés et d’arrestations arbitraires des membres de la famille royale. Parmi eux se trouvent : Yacoub Brahim ouarada, directeur adjoint de l’hopital provincial d’Abéché, Ali Abdelhadji Ouarada, humanitaire, Mahamat connu sous le nom de Djiddo Sanoussi Ouarada, proviseur du Lycée Boustan-Alarifine.

Les organisations locales de défense des droits de l’homme ont dénoncé dans des communiqués de presse, le recours à la violence comme moyen utilisé contre la famille Ouarada. Elles ont sonné les autorités à privilégier le règlement pacifique en lieu et place des rapports de force.

 

C’est dans ce contexte très agité que Fadil Saleh Ourada,  un membre de la famille joint par Makaila.fr à Abéché, a laissé entendre que la famille « ne cédera aucune portion de la propriété familiale quelle que soit la pression d’où qu’elle vienne. »

Pour prévaloir ses droits à la propriété, la famille Ourada entend user des moyens légaux en saisissant les juridictions nationales et internationales compétentes.

Nombreux sont les observateurs nationaux et étrangers qui s’intéressent à la question de la chefferie traditionnelle du Ouaddaï, pensent que le conflit qui agite l’Est du Tchad est l’œuvre du pouvoir actuel qui essaie de fragiliser l’empire et diviser les différentes composantes qui ont vécu en harmonie et symbiose dans la diversité sans animosité entre elles.

Selon eux, il est urgent que la région du Ouaddaï retrouve son unité historique pour éviter de se morceler au profit de ses détracteurs.

Makaila.fr