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Alerte Info: Au Tchad, 41 partis politiques signataires d'une lettre ouverte qui interpelle Idriss Deby sur le processus électoral et le climat politique délètère dans le pays //

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Publié par Mak

Tchad: Idriss Deby est-il encore un homme de parole d'honneur?

En février 2018, notre président a accueilli un investisseur égyptien en lui miroitant de belles opportunités pour le pousser à investir au Tchad. Avant lui, des investisseurs turcs ont voulu investir pour nous construire un abattoir à Djaramaya. L’histoire se répète encore et encore avec d’autres comme eux. Ces investisseurs sont venus et ont eu d’agréables rencontres avec notre chef d’État. Une fois repartis, ces investisseurs ont mené des enquêtes, interrogé ceux qui les ont précédés, et lu le retour d’expériences de ces derniers. Il en ressort qu’au final ces investissements sont vains et nous, en tant que peuple, sommes condamnés à la pauvreté à cause des mauvaises décisions de notre gouvernement.
Soyons honnêtes, nous avons un pays béni de choses qui suscitent l’envie de beaucoup, sans citer le pétrole. Nous avons d’immenses terres fertiles, de l’eau en abondance, un grand taux d’ensoleillement, une riche biodiversité, d’uniques parcs naturels, et par-dessus tout un peuple talentueux.
Comparons-nous au Rwanda. Ce pays n’est qu’une fraction de notre superficie. Tout comme nous, il est enclavé, n’a pas de pétrole, et malgré cela il dispose d’une économie dynamique et d’un climat d’affaires des plus fiable et attractif pour les investisseurs étrangers.

Certains dirons que nous ne devrions pas être aussi durs avec notre chef d’État, parce qu’avant tout c’est un militaire et non un économiste, et que sa priorité est de nous apporter la sécurité.
Est-ce un argument valable ? Sommes-nous condamnés à la pauvreté parce que nous devrions accepter le fait d’être dirigés par un chef d’État qui fait peu cas du bien-être du peuple et de la santé économique du pays.

Ceci nous rappelle ce qui est arrivé au Hilton N’Djamena. Ceci devrait servir de leçon à notre investisseur égyptien en visite et tous les autres comme lui. L’investisseur qui avait construit ce bel hôtel a plié bagages à cause de fausses promesses. Quelles leçons doit en tirer notre investisseur étranger ? Que devons-nous, en tant que nation, tirer comme enseignements ?

A présent, penchons-nous sur l’étrange situation dans laquelle le gouvernement a mis les banques.
Elles ne sont pas opérateur hôtelier, et pourtant elles ont fait la fausse promesse au chef d’État qu’elles relanceraient l’exploitation du Hilton N’Djamena dans les meilleurs délais. Deux mois se sont écoulés et le seul événement est la détérioration quotidienne de la propriété. La vraie question est d’abord de savoir pourquoi le Hilton n’était-il pas suffisamment rentable pour rembourser les banques ?
La réponse à cela nous ramène a admettre le fait que le chef d’État n’est pas un économiste.
Il est très influençable : si on lui conseille que le gouvernement doit dépenser 100 milliards de F CFA dans un grand hôtel pour y accueillir le sommet de l’UA, il dira que « c’est très bien, il faut le faire ». De même, s’il a un grand architecte qui lui conseille d’emprunter de l’argent aux chinois pour construire un autre grand hôtel (Toumaï Palace), il dira « Waou ! Faisons-le » !

Quelqu’un a-t-il prévenu le chef de l’État qu’il aura entre les mains deux hôtels qui tourneront à perte (en milliards de F CFA) ?
A-t-il été informé que cette entorse aux règles du marché nuira aux investisseurs qui lui ont fait confiance ?
Lui a-t-on dit que la fermeture du Hilton a privé 300 employés tchadiens et leurs familles de leur source de revenus ?
A-t-il conscience que l’État sera privé de millions de F CFA de TVA et d’autres redevances ?
A-t-il compris le fait que nous n’avons pas besoin d’un autre grand hôtel (Toumaï Palace), mais plutôt de créer une économie touristique ?
Lui a-t-on conseillé que la meilleure voie serait de ne pas répéter ses erreurs, mais de les reconnaitre et d’en tirer les enseignements ?

C’est pour cela que nous devons nous demander : Quand est-ce qu’on va apprendre ?

Source: Salam Info