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Publié par Mak

Affaire du Général Mahamat  Kodo Bani : les témoins peu convaincants

Transférés depuis le 10 août 2019 de la prison de Yaoundé pour celle d’Ebolowa, le Général Mahamat Kodo Bani et plusieurs autres citoyens tchadiens, ont été présentés lundi 24 février 2020 au Tribunal militaire pour être entendus dans l’affaire du prétendu Coup d’Etat militaire. Ils ont été confrontés avec des témoins peux crédibles et convaincants.

Détenus depuis 2017 dans l’affaire du prétendu coup d’Etat militaire contre le pouvoir équato-guinéen, le Général Mahamat Kodo Bani et d’autres tchadiens ont été transférés de la prison de Yaoundé à celle d’Ebolowa à la frontière  équato-Guinéenne, pays qui les accuse pourtant de vouloir le déstabiliser. C’est intriguant comme transfèrement !

Ce lundi 24 février, le Général Mahamat Kodo Bani et ses amis ont été présentés devant les juges en présence des témoins.

Selon nos sources, les pseudo- témoins n’ont pas pu détailler les preuves d’accusations portées à l’encontre des prévenus dont le Général Kodo et d’autres Tchadiens. Ils se sont bornés à dire simplement que le Général Kodo, présenté comme le cerveau planifierait de faire un Coup d’Etat militaire pour renverser le pouvoir de Malabo. Pourtant, lors de leurs arrestations, aucune arme n’a été trouvée dans les domiciles des auteurs à part des biens personnels sans valeur et quelques billets de banque, présentés à la presse.

De plus aucun document ni Compte Rendu d’une quelconque réunion n’ont été présentés aux juges camerounais  surpris par l’ampleur d’accusation à l’encontre du Général Kodo et des Tchadiens.

Le problème qui se pose aujourd’hui, est le traitement de cette affaire devenue juteuse. Les rumeurs font état selon lesquelles, la Guinée-Equatoriale  entretiendrait le maintien en détention des Tchadiens en monnayant  auprès des officiels camerounais.

Le prétendu Coup d’Etat est devenu une vache à lait alors que sont détenus des citoyens tchadiens sans que leur pays d’origine ne manifeste la volonté ni d’entreprendre des démarches nécessaires pour obtenir leur libération du Cameroun.

Autre inquiétude soulevée reste,  les conditions de détention de ces prévenus. Ils sont privés des visites des organisations humanitaires intervenant au Cameroun comme le CICR, la Croix-Rouge et autres. Ils n’ont pas non plus droit aux visites de leurs familles éloignées par la distance entre le Cameroun et le Tchad.

Le 22 juillet 2019, la prison de Yaoundé, a été le théâtre d’une mutinerie des prisonniers irrédentistes anglophones.ils ont protesté contre  le surpeuplement des prisons, la lenteur administrative et les conditions de détentions jugées précaires. Ils ne mangeaient que de bouillie de maïs.

Nos sources nous renseignent qu’à Ebolowa, les prisonniers subissent pire conditions que celle de Yaoundé.

C’est pourquoi, les sorts du Général Kodo et de ses co-détenus mériteraient d’attirer un autre regard que de les condamner injustement sur des bases des rumeurs d’un coup d’Etat infondé.

Makaila.fr suit avec une attention particulière cette affaire dont le procés est reporté au 23 mars prochain. D’ici là, il faut continuer la mobilisation pour obtenir la clémence des autorités camerounaises à l’égard des prévenus.

Makaila.fr