Depuis 1979 à nos jours, on s'efforce de vivre ensemble entre sudistes et nordistes, d’une manière très hypocrite.

On fait semblant qu’on s’aime et nous sommes unis. Mais, la réalité est autres.
Je disais souvent, quand l’occasion se présentera un jour sur ce débat nord/sud,je donnerais ma position personnelle sur cette histoire de kirdi/doum ou du nord/sud, que chacun de nous à sa manière de concevoir cette relation de vivre ensemble,qui devient de plus en plus difficile. Il ne servira à rien de n’est pas se dire la vérité. Oui ! Crevons ensemble l’abcès.

Moi personnellement ayant connu la vraie unité d’antan, je me ronge de douleur parfois, de voir des tchadiens qui sont aujourd’hui,perdus et qui ne se retrouvent pas sur quelle terre du Tchad sont-ils ? Ils les ont privés de leurs amours pour la terre de leurs ancêtres et leurs imposer un semblant de vivre ensemble.
Même leurs Tchadiennité est géré aux humeurs du système politico nordistes avec l’appui et le concours des certains sudistes marmitons.

Cette différence entre le nord et le sud est une réalité culturelle comme climatique. Les uns et les autres doivent accepter comme tel.
C’est en 1980 que, j’avais crus comprendre que, certains tchadiens appartenaient seulement à une zone du Tchad et avait aussi un autre dieu qui est différent du mien et de mes parents du nord.

C’est le cas aujourd’hui ! Il faut le dire clairement sans avoir honte. Combien des nordistes aujourd’hui,qui ont des amis sudistes ou kirdis, dans le vrai sens de mots ? Je ne parle pas des amis des circonstances, des bureaux du MPS ou autres,de l’administration ?Je parle bien des vrais amis d’enfances ou de l’école ! et qu’ils se partagent tous, un Tchad mère patrie !
Il n’y a même pas 0,5% sur l’ensemble de la population. Mais,
On fait seulement semblant, qu’on est des frères de même pays.
On ne trouvera aucun sudistes venir dans le quartier nord, s’installer comme chez lui, chez son frère nordiste, et partager un repas ensemble fraternellement.
Quand on verra le sudiste au quartier nord, c’est vraiment une visite pour un cas bien précis de travail ou de partages de la caisse détournée.

Ne connaissant pas à quelle ethnie ou groupes d’ethnies, j’appartenais, j’ai failli aller à l’époque avec mes amis d’école, qui sont les enfants de Charles Bakouré président de l’assemblée de l’époque, à l’initiation de yondo. Mais, le père Bakouré m’avait empêché de partir avec mes amis. Le père Bakouré Savait que, je suis un musulman et je n’avais pas droit à cette initiation. Je ne faisais que pleurer, voyant mes amis partir et me laissant seule.
C’est pour vous dire que: on s’aimait qu’en tant que frères, amis et tchadiens ! Et non des groupes ethniques. Moi personnellement, c’est à partir de 1980, que j’ai su certains des mes amis étaient des sudistes ou nordistes.

Voilà un peu la manière dont nous forçons aujourd’hui le vivre ensemble.
Malgré que nos rapports ne se passaient pas bien avec les frères du sud, mais,on les voyait comme des étrangers, quand ils se retrouvaient dans la partie nord du pays.
Dans la ville de N’Djamena, si on voyait un sudiste se déambuler dans le quartier nord, c’est comme un immigré venant d’un pays étranger. A quoi joue t-on ?Si,c’est n’est pas à l’hypocrisie ! Quand nous voyions par hasard un sudiste mort sur la route, nous les nordistes nous disons par mépris ceci : (saraï wait mat.) on ne dit même pas que, c’est une personne qui est décédée.

Yadjama !! C’est la vérité blessante ce que je dis.
Bien que certaines personnes prendront en mal hypocritement. Mais, en vérité, on se sentait pas bien entre nous et je pense que,ca ne servira
à rien de forcer à vivre ensemble juste pour la fertilité de la terre des kirdis, que nous les aimons pas franchement. Eux aussi, ils nous aiment plus justement.

Contentons nous de notre désert ! Car, la Mauritanie, l’Algérie, la Libye, le Niger,le Mali, la Tunisie l’Égypte et le Soudan sont des pays désertiques et vivent mieux que le sud du Tchad.
Nous avons des mépris et d’intolérance à nos frères kirdis. Et le système deby, a rajouté d’avantage ce mépris à nos frères kirdis qui acceptent de jouer au Laoukoura. Les sudistes sont mieux à l’aise, au Cameroun, Nigeria, en RCA ou ailleurs que, dans son propre pays le Tchad. Arrêter de jouer les jeux de : je t’aime moi non plus.

Même à l’étranger et dans la diaspora, combien des nordistes se fréquentaient avec leurs frères sudistes ? Pourtant c’est une bonne communauté de part et d’autre. C’est exactement la même chose au pays ! voir pire avec des ethnies récalcitrantes, esclavagistes et méprisantes. Je n’offense personne ! Je fais juste un constat. Que chacun se regarde dans sa propre glace et méditer par la suite.
Il faut qu’on se corrige, surtout, nous les nordistes. Et par la suite, se pardonner pour crever l’abcès et chercher à vivre ensemble, si cela est encore possible.
Il ne faut pas se juxtaposer à vivre sans s’aimer intérieurement.
Étant moi même nordiste, j’oserais un jour, demander une sécession, comme les souhaitent à 99% de mes frères sudistes, à cause de nos comportements frustrants à nous nordistes !

Parfois je me pose la question en moi-même. Pourrai-je continuer de vivre, entre nous nordistes ? Car, beaucoup des caractères frustrants et de comportements idiots me laissent penser à un départ vers l’inconnu. Donc, il y aura forcément un autre sud qui se renaîtra au nord. Vous voyez ! rien n’est encore gagné même chez les Doums.
Donc, certains tchadiens,s’ils pensent qu’ils sont imbus de leurs ethnies ou de leurs clans, doivent réfléchir et à se comporter en humbles citoyens. Il arrivera un moment, même une poule refuse de picorer les graines que tu lui jetteras.

Pauvre de mon pays.

Mahamat doki WAROU