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Publié par Mak

« Je ne peux pas en même  temps défendre les pauvres et en même temps prendre les armes » déclarait Tokama Kemaye, détenu depuis 10 mois au Tchad

L’activiste tchadien Tokama Kemaye détenu depuis dix (10) mois à Amsinéné par erreur judiciaire.

Apôtre de non-violence et activiste,  Tokoma Kemaye, citoyen tchadien a été transféré à Amsinéné où il est détenu depuis avril 2019. Son seul tort : avoir manifesté pacifiquement, le 25 avril 2019   avec treize autres personnes contre la pénurie du gaz butane, essentiel pour la survie des populations tchadiennes privées de leurs droits fondamentaux.

« Je ne peux pas en même temps défendre les pauvres et en même temps prendre les armes » déclarait Tokama Kemaye, qui clame toujours son innocence devant les accusations infondées dont le fait d’objet depuis son arrestation au Tchad.

En effet, activiste et militant pacifique, Tokama Kemaye n’a jamais fait usage d’armes à feu comme moyen de revendication politique et sociale. Il est aujourd’hui détenu par erreur de la justice tchadienne qui a cru naïvement à ses liens supposés avec un groupe armé alors que Tokoma Kemaye n’a jamais connu les responsables de la rébellion tchadienne qui eux se trouvent à l’étranger et lui au Tchad.

Aujourd’hui, son arrestation et sa longue détention sont illégales et arbitraires. Car Tokama a lutté toujours avec des moyens pacifiques et non-violents pour défendre sa cause et celles de ses concitoyens.

Selon nos sources, mêmes les autorités tchadiennes sont convaincues de son activisme pacifique et de son innocence. Elles doivent œuvrer en faveur d’un règlement pacifique pour le  libérer avant que le Groupe de Travail contre les Détentions Arbitraires (GTDA) ne soit saisi dans les prochains jours pour plaider sa cause.

C’est dans le cadre de la recherche de solution pour la libération du jeune activiste tchadien, que  son avocat Me Frederic Nadjinqué animera une conférence de presse ce samedi 11 janvier à 11 heure à Ndjaména, capitale tchadienne.

L’engagement pour les droits fondamentaux ne peut être une source d’arrestation de longue durée pour des militants pacifiques.

La libération du jeune Tokama Kemaye fait désormais partie des prioritaires de l’agenda 2020 des organisations locales et internationales des droits de l’homme qui interviennent au Tchad.

Aucun citoyen ne peut être illégalement détenu sans motif juste. C’est pourquoi, les autorités tchadiennes doivent rompre avec cette culture de l’arbitraire qu’elles entretiennent pour neutraliser les voix dissidentes comme le soulignent Amnesty International et d’autres organisations qui interagissent au Tchad. Selon, elles les autorités tchadiennes utilisent des lois contre leurs citoyens qui revendiquent leurs droits légitimes de vivre dignement chez eux au Tchad.

L’eau, l’habitat, l’éducation, la santé font partie des besoins vitaux hiérarchisés par le psychologue Maslow, concepteur de la pyramide qui porte son nom.

Idriss Deby et son équipe ne peuvent pas diriger le Tchad dans la négation absolue des théories élémentaires qui fondent un Etat démocratique pour rendre le vivre ensemble possible.

Makaila.fr