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Publié par Mak

La justice tchadienne doit renoncer à la poursuite judiciaire contre Idriss Goukouni

Communiqué de presse

La justice tchadienne doit renoncer à la poursuite judiciaire contre Idriss Goukouni

Le Comité d’Initiative de Protection des Droits de l’Homme et des Libertés au Tchad (CIPDHLT) a été saisi sur le cas d’Idriss GOUKOUNI, ancien fonctionnaire tchadien, aujourd’hui à la retraite. Il a été arrêté depuis le 01 décembre 2019 pour une affaire dont sa responsabilité ne peut être établie.


Notre organisation est extrêmement préoccupée par l’interpellation depuis le  1er décembre 2019 de l’ancien haut-fonctionnaire et inspecteur général du ministère des transports, Idriss Goukouni à son domicile à six heures du matin par la police tchadienne.

Nous relevons que cette arrestation s’est déroulée  sans mandat ni  aucune convocation de la part des autorités compétentes censées les délivrer.

Paisible retraité depuis plusieurs années, M. Idriss Goukouni a été emmené au commissariat central, où il a été accusé de détournements de fonds dans l’affaire de l’expropriation de Madame Achta Moussa Issa Djibrine. Par ailleurs, cette même  affaire  dont le contour est suspect et flou, a abouti  à l’incarcération de M.Pahimi Kalzeubet, du secrétaire général à la présidence et  ancien Premier ministre du Tchad, une personnalité politique tchadienne proche du président Idriss Deby.


Il a été porté à notre connaissance que des documents remis à la presse et diffusés sur Internet,  l’intéressé est innocent des faits qui lui sont reprochés. Puisque à la date des faits en avril 2014, il n’était pas en poste lorsque ladite indemnisation a été accordée à Madame Achta Moussa Issa Djibrine, en contrepartie de son expropriation pour construction d’un échangeur.

L’inspecteur général du ministère qui a signé le document s’appelait à l’époque Abdelbassir Dahia. Celui-ci n’a pas été arrêté, tout comme le ministre de l’époque et donneur d’ordres, Adoum Younousmi. Ce qui est urprenant pour  de nombreux observateurs de ce dossier. De plus, lorsque le reliquat qui restait dû à Madame Achta Moussa Issa Djibrine a été soi-disant détourné en 2018, Monsieur Idriss Goukouni était déjà à  retraite. D’ailleurs, devant les juges, Madame Achat Mousa Issa Djibrine a déclaré ne pas connaître Idriss Goukouni.

Au niveau de notre organisation tout laisse à penser que l’arrestation de Monsieur Idriss Goukouni relève une fois de plus des actes qui s’inscrivent dans le cadre de l’arbitraire et de l’instrumentalisation répétée de la justice tchadienne qui souffre d’une autonomie effective. Elle répond à d’autres motivations, qui sont inconnues à ce jour.

Le Comité d’Initiative de Protection des Droits Humains et des Libertés au Tchad (CIPLT), rappelle aux autorités tchadiennes leur obligation d’assurer la protection et l’intégrité physique voire morale de M. Idriss Goukouni qui a été  incarcéré un temps à Amsinéné, où est détenu l’assassin de son fils, ce qui a mis sa vie en danger.

 Il est aujourd’hui détenu à la Police judiciaire, mais son état de santé reste précaire. Il est diabétique et a lui-même été blessé à la jambe l’année dernière, lors de l’assassinat prémédité qui a conduit au décès de son fils.


Devant les risques réels qui présent sur la sécurité de M. Idriss Goukouni, le CIPLT demande à la justice tchadienne

  • D’ordonner sa libération
  • De renoncer à toute poursuite judiciaire injustifiée à l’encontre de cet ancien cadre aujourd’hui à la retraite.

 

Fait, ce jeudi 12 décembre 2019

Le Comité d’Initiative de Protection des Droits de l’Homme et Libertés au Tchad(CIPLT)