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Publié par Mak

Procès des sept (7) militants tchadiens contre l’Ambassade du Tchad à Paris : la justice française refuse d’être instrumentalisée

Ouvert, ce vendredi, 27 septembre 2019 à 13 heures 30, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, le procès de sept (7) militants tchadiens regroupés au sein du Collectif des Migrants, a duré plus de sept (7) heures.  Ce procès oppose les militants tchadiens à l’Ambassade du Tchad à Paris.

Sept (7) mois après avoir envahi les locaux de l’Ambassade du Tchad à Paris, le 26 mars 2019 pour protester contre les frappes françaises, les sept(7) prévenus tchadiens, accompagnés de leurs avocats, soutenus par des militants tchadiens, français et africains, ont comparu ce vendredi 27 septembre à 13heures au Tribunal de Grande Instance de Paris.

La salle des pas perdus du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, a été prise d’assaut par des citoyens tchadiens, amis français et africains venus soutenir les sept(7) tchadiens qui  comparaissent suite à une plainte déposée par l’Ambassade du Tchad à Paris. Elle les accuse d’avoir envahi et saccagé ses locaux.

Les faits remontent à mars 2019

Le 26 mars dernier, plusieurs jeunes tchadiens ont décidé de leur propre initiative d’envahir les locaux de l’Ambassade du Tchad à Paris pour dénoncer l’ingérence de l’armée française au Tchad. Cet acte héroïque est mené en réaction aux frappes de l’armée française contre des colonnes motorisées des rebelles hostiles au pouvoir illégitime d’Idriss Deby au Tchad.

 Il faut rappeler que ces bombardements des aviations françaises ont causé des morts, blessés, des prisonniers et des dégâts matériels énormes dans les rangs font leur entrée sur le territoire tchadien. Ils ont été bombardés par l’aviation française faisant plusieurs morts, des véhicules détruits, des blessés et des prisonniers de guerre.

Les prévenus et leurs avocats soutenus par des compatriotes tchadiens, des militants français et africains notamment des djiboutiens sont venus témoigner de leur solidarité à ces derniers.

L’Ambassade du Tchad à Paris a été représentée aussi par un avocat, seul dans une salle acquise aux militants tchadiens.

C’est face un président de séance averti, éclairé et juste que le procès a été ouvert en ces termes : « comme vous pouvez le constater la salle est archicomble parce que c’est un procès à enjeux politiques. Je voudrai rassurer tout le monde que la justice française est neutre et impartiale », a-t-il déclaré au public.

Après avoir rappelé les chefs d’accusation reprochés aux prévenus, le président a appelé tour à tour chacun d’eux pour décliner son identité. L’audience a débuté de 13heure à 19 heures 30mn.

Après avoir écouté la partie et les avocats des prévenus, Mme la procureure a requis seulement deux mois de condamnation avec sursis à ces derniers sans conséquences sur leurs casiers judiciaires.

Les avocats des sept (7) prévenus ont demandé simplement un avertissement invoquant que leur acte est politique et ils ne mériteraient pas d’être condamnés même avec sursis. Le délibéré de ce procès est prévu le 18 octobre 2019.

Dans les rangs des prévenus, de leurs avocats et de leurs soutiens, c’est le soulagement général voire une victoire contre l’Ambassade du Tchad à Paris dont l’avocat a quitté la salle avant même la séance.

Dorénavant, on peut compter sur la justice française de plus en plus attentive lorsqu’il s’agit d’un procès qui oppose les dirigeants du pré-carré françafrique, qui intentent des actions judicaires à l’encontre des opposants en exil. Ce qui s’est passé hier au Tribunal de Paris témoigne une compréhension de la question africaine par des juges français qui ne ménagent plus les dictatures africaines et leurs réseaux en France.

Makaila.fr