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Publié par Mak

Genève accueille une grande consultation des acteurs de la vie publique, politique et militaire sur le Tchad

« CONSULTATIONS DES ACTEURS DE LA VIE PUBLIQUE, POLITIQUE ET MILITAIRE TCHADIENNE SUR LA NECESSITE D’UN DIALOGUE GLOBAL AU TCHAD »

 

 

Contexte et justification

 

Depuis deux ans, le Tchad vit dans une situation de non paix caractérisée par une perversion et une déliquescence des institutions, une administration complètement politisée et militarisée qui ne répond plus aux aspirations de la population en termes de disponibilité des services publics, un état d’insécurité généralisé et de violations flagrantes des droits de l’homme. Cette situation qui perdure à cause de la cherté de vie, des dépenses sans commune mesure engrangées par les tenants du pouvoir, la gestion calamiteuse des ressources nationales, la corruption, la concussion, la gabegie. Les fonctionnaires réclament plus d’argent pour les familles et un partage équitable des richesses, les forces sociales, politiques et politico-militaires s’organisent, s’opposent sans succès, une succession de crises s’est installée, des grèves à répétition se font et des rébellions armées se sont activées dans le nord du pays. L’impasse économique, politique et sociale que vit le pays a poussé aussi en début février 2019, des groupes rebelles à tenter une incursion militaire au nord du Tchad qui s’est soldée par un bombardement des Mirages français. L’attaque a fait plus de trois cents morts et trois cents blessés capturés. Cette impasse ne peut avoir une solution militaire. Cette récente incursion des rebelles a introduit une fois de plus un climat d’insécurité dans le pays.

Le contexte actuel marqué par : des tensions militaires aux frontières du pays, contestations dues au manque de gaz butane, une rupture du dialogue politique avec les partis politiques, une tension de la trésorerie qui entraine de grèves des travailleurs, un mécontentement de nombreux citoyens tchadiens par rapport à la mauvaise gouvernance. Tout cela accentue la crise.

De plus, le pays vit dans une sorte d’embrouillage de l’aspiration tant la situation de démocratisation n’existe plus et s’est métamorphosée au fil de trente ans de changement par la présence de la secte Boko Haram qui s’active à la frontière du Cameroun, du Niger et du Nigeria, du chaos politico-militaire en Libye, du délabrement de l’Etat centrafricain et du changement au Soudan.

A la lumière de l’expérience du passé, est-il possible de tirer des leçons quant à la nature des obstacles qui mettent une transition en péril et quant aux moyens d’y parvenir ?

Les leçons du passé tout autant que le processus en cours montrent combien il est difficile pour les dirigeants actuels d’ordonner des actions dans un agenda précis. Ceux-là, qui conduisent la démocratisation aujourd’hui, sont semble-t-il pris dans un étau de contraintes de la réalité économique et la pression des attentes populaires. Ainsi donc, la gestion du possible est gérée au jour le jour. Quelles concessions, quels compromis peut-on avoir pour accepter de préserver l’exercice démocratique ? Quelle attitude les dirigeants tchadiens doivent-ils adopter à l’égard des opposants qui recrutent par légion des jeunes dans les organisations armées ? Et quelle position les responsables politiques doivent-ils prendre face aux activistes qui se comportent comme des vrais amis de la démocratie et qui prêchent tout le temps les révoltes populaires ? Quelle est la portée générale qui existe pour les postulants à la démocratie qui sont pourvus de capacité de nuire et pour les responsables qui se comportent comme des amis excessifs de la démocratie ? Quelles sont les limites de l’exercice, du jeu et des enjeux démocratiques ?

C’est à ce genre de questions que le colloque tentera de répondre, avec l’expérience des divers intervenants. En suivant le fil rouge de la démocratisation, de la transition, de l’alternance et de la bonne gouvernance le colloque se penchera sur ces situations bien trop proches. Les intervenants discuteront des spécificités liées à la situation du Tchad marquée par 50 ans de guerre civile.

Les participants :

Le Colloque s’inscrit dans une démarche de mobilisation citoyenne. Il est donc ouvert à la diaspora tchadienne, aux organisations politiques, à la société civile, aux médias, aux politico-militaires, et à tous les citoyens épris de paix et de justice. Ce forum débattra des questions de sécurité, de vivre ensemble, de la bonne gouvernance et de la démocratie.

 

Date et lieu : Mercredi 23 et jeudi 24 octobre à Genève – Salle du club de la presse

                                                                                  106 route de Ferney

                                                                                  1202 Genève

Cliquez ici pour vous inscrire:  http://data.over-blog-kiwi.com/0/80/87/91/20190924/ob_538bc6_paix-et-developpement-2.pdf

 

http://data.over-blog-kiwi.com/0/80/87/91/20190924/ob_606330_les-assises-du-tschad-2.pdf

 

Genève accueille une grande consultation des acteurs de la vie publique, politique et militaire sur le Tchad
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