Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Alerte Info: Au Tchad, 41 partis politiques signataires d'une lettre ouverte qui interpelle Idriss Deby sur le processus électoral et le climat politique délètère dans le pays //

Archives

Géo-localisation

Publié par Mak

Pourquoi la justice camerounaise a-t-elle décidé de juger ce vendredi 09 août,  les  27 Tchadiens et le Général KODO Bani ?

 

Incarcérés depuis deux ans au Cameroun pour un présumé coup d’Etat en Guinée-Equatoriale, le Général Mahamat KODO et 27 Tchadiens seront présentés de nouveau devant le juge ce vendredi 09 août 2019.

Décidément,  la justice camerounaise nous surprend avec son retournement spectaculaire dans l’affaire dite du Général KODO BANI et des 27 autres citoyens tchadiens poursuivis et accusés  à tort de fomenter un coup d’Etat en Guinée-Equatoriale contre le pouvoir d’OBIANG GUEMA. Celui qui vient de célébrer ses 40 ans à la tête  du pays avec un bilan désastreux à tous les niveaux.

A peine un mois, Mahamat KODO BANI et ses autres co-accusés ont été présentés devant le juge dans l’affaire qui les oppose au Gouvernement équato-guinéen. Ils sont accusés par ce dernier des tentatives de coup d’Etat.

Alors qu’ils s’attendaient à une audience prévue en septembre prochain, le Général Mahamat KODO BANI et d’autres tchadiens viennent d’être informés par la justice au Cameroun qu’ils sont convoqués ce vendredi 09 août devant la barre.

Informé de ce changement brusque, Me EMMANUEL SIMH du barreau de Yaoundé s’est dit surpris par le retournement de la situation. Il estime que cela résulte des conséquences de la mutinerie du 22 juillet dernier où des prisonniers ont manifesté pour dénoncer leurs conditions inhumaines de détentions. L’avocat juge paradoxal voire irrationnel qu’en espèce de deux semaines ses clients soient convoqués dans un cadre tout à fait illégal.

Selon lui, l’Etat camerounais est bel et conscient des lenteurs administratives dans le traitement des affaires mais il peine à résoudre la situation par des propositions concrètes.

L’Etat tchadien réputé par son incurie à l’égard de ses fils et filles, brille de nouveau par son silence pesant dans cette affaire où sa responsabilité n’est pas anodine.

La seule chose qui reste à faire dans cette affaire est que la Guinée-Equatoriale et le Camerounais qui traversent un conflit transfrontalier,   fassent preuve d’indulgence et de tolérance à l’égard du Général KODO BANI et des autres compatriotes détenus arbitrairement. Ils doivent être libres dès demain afin qu’ils regagnent leurs familles de plus en plus anxieuses et sans nouvelles d’eux.

Makaila.fr