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Alerte Info: Département de la Tandjilé- le ministre de l'administration du territoire, Mahamat Ismail Chaïbo a relevé de ses fonctions le préfet nommé par un décret pour le remplacer par un autre qu'il nomme par un message radio //

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Publié par Mak

La question ouaddaïenne !Le Ouaddai suit la foudre de rancunes d'Idriss Deby

D'abord le Ouaddai n’est pas une tribu. C'est une région ; c'était un Etat.
Ses composantes sont :
 
les tribus mabas qui parlent " ATAKA" se sont les Kodoi, les Kadjagna, Kachméré, Kalegane ,Kondogor,Kacha. ext.
Les Arabes Awled Djamé, Banihalba, Mahamids Mahriyés, salamat,rachid,Masiryés les Zaghawa arabe,les chiguérats ext.

Les Zaghawas les Tamas le Mimis, Masalits les Mararites ext

Dans chacune de ces tribus il y a d'énormes dénominations qui se distinguent par leurs patois. Je m'excuse auprès de celles dont je ne me rappelle pas le nom en ce moment.

S'ajoutent a cette composantes essentielle du Royaume, de nombreuses familles venant de toutes les régions du Tchad et même des pays voisins et qui s'identifient désormais comme tel.
La preuve en est que la plus part des chefs de différentes troupes de l'armées du royaume du Ouaddai sont de tribu arabes: Aguid Almahamid, Aguid Assalamt, Aguid Alrachid, Aguid Aldjaatné ext. 
A l'arrivée de la colonisation française à Abéché en 1909 le Sultan Doud moura a quitté la ville après avoir longuement combattu contre l'occupation. Il a poursuivi sa rébellion contre l'occupant français aidé en cela par le sultan Tadjadine de dar Andoka du soudan.
Affaibli, il décida de conclure un accord en vertu duquel il fut assigné en résidence à Fort Lamy aujourd'hui Ndjamena.
La France respectant les traditions, elle n'a fait que designer un intermédiaire entre les autorités coloniales et la population en la personne de Ahmad Taha de tribu Djellaba qui ne pas Maba, moins encore Kodoi pour prétendre au trône du Ouaddaï.
Au même moment la France a respecté le choix de Sultan Doud moura qui s'est porté sur son fils Mahamat Ourada. Celui-ci étant très jeune la France a décidé de l'envoyer étudier au Congo Brazzaville.
Ourada fut donc le premier tchadien à obtenir le diplôme de BAC.
Installé au trône du royaume à la place de son père, il devient aussi Grand conseiller à l'assemblée territoriale de l"A E F dont le siège est à Brazzaville.
Avec le Général Félix Eboué, gouverneur de l'Afrique équatoriale française, ils sont partisans d'une autonomie voir de l'indépendance de l'Afrique Centrale comme condition de répondre à l'appel du Général Charles Degaul d'envoyer des soldats Africains pour la deuxième guerre mondiale avec le Général Leclerc pour libérer la France du Nazisme allemand.
Evidement en 1945 tous deux moururent l'un au Caire en Egypte et l'autre à Abéché dans des conditions particulièrement douteuse.
Tous les fils Ourada étant petits, Ali Silek qui déjà occupait le poste important de Canton Mondjobo de wadi Mourra, fut désigné comme régent en attendant que le grand fils de Ourada Mat saleh serait en mesure de prendre la relève.
Pour des raisons diverses le Sultan Ali a continué la gestion du royaume près de 40 ans.
En 1973 le sultan Ali voulait assurer sa succession par son fils Abderrahmane Ali. Pour se faire il réussit à faire signer par le préfet Mahamat Abdelkerim une note de service selon laquelle, en l'absence du Sultan pour quelque raison qu'elle soit Mr Abderaman Ali Silek assurera son intérim.
Les fils Ourada me saisirent d'urgence avec la copie de la note à l'appui. J'étais membre du conseil exécutif du MNRCS organe suprême de l'Etat. J'informe à mon tour le président Tombalbaye qui convoque aussitôt le conseil.
Après un bref échange, et pour éviter toute escalade, le conseil décide de convoquer immédiatement le préfet pour se justifier. Un avion fut affrété pour l'amener à Ndjamena. 
Le lendemain le conseil reçoit Abdelkerim pour écouter ses arguments. Selon lui, la note de service est un simple acte administratif qui n'a aucun rapport avec la succession. Il poursuit, mois même issu de Sultanat, je sais dans quelle condition se fait la succession.
Le conseil n'étant pas convaincu des explications apportées par le préfet, il décide demander au président de la République de le relever.
Ceci dit, la décision stupide et scabreuse qu'a pris le dictateur Debye sous les pieds de sa dulcinée Hinda, n'est en fait autre chose qu'une guerre contre tout le Ouaddai.
A travers cette atteinte grave à la culture et aux traditions ancestrales de toute une région, Debye ne cherche qu'une chose: satisfaire une avidité cruelle de domination, et une volonté morbide de faire payer aux ouaddaeins leur refus obstiné de voter pour lui.
En effet dans toutes les opérations électorales depuis 1996, ni Debye en sa qualité de candidat à la présidence, ni une liste de son partis MPS aux l'législatives, n'a recueillis 10% de pourcentage exprimé de la région. Et pourtant lorsque les résultats sont affichés, son score le plus important à travers tout le Tchad vient toujours de cette région.
Tortoré par cette situation qu'il juge comme un affront inadmissible, depuis un moment il cherchait par tous les moyens de faire payer cette population récalcitrante.
Debye avec son caractère revanchard, ne peut jubiler de satisfaction que lorsqu'il réussit à humilier quelqu'un. Ces proches collaborateurs en savent quelque chose.
Après le décès de Sultan Brahim Ouradda il a envoyé deux de ses ministres pour tenter de se mêler à la désignation du successeur. Abbo Yacoub paix à son âme les avait mis publiquement à leur place. 
Immédiatement, une action de déstabilisation de la famille fut mise en marche, en encourageant Abbo yacoub à s'opposer à la candidature de son neveux fils du défunt sultan Ibrahim.
Déjà en ce temps j'ai prévenu toute la présence que le pouvoir cherche activement à vous diviser ; et j'avais demandé avec insistance à Abbo Yacoub de retirer sa candidature et d'aller lui-même procéder à l'investiture de son neveu.
Cette attitude appréciée de l'ensemble de participants à cette rencontre, n'a pas laissé Abbo Yacoub à l'indifférence il a accepté de faire ce que l'assemblée lui a demandé.
Les chefferies traditionnelles au Tchad font partis de notre Histoire. Elles constituent pour nous une fierté et une référence.
La conférence Nationale Souveraine avait adopté une résolution retranscrite dans notre constitution légale ; faisant de cette institution garante de nos us et coutumes. 
De ce fait, attenter à ces structures avec la légèreté de l'acte de Debye, il faut être mentalement diminué ou soufrant d'un complexe sociologique donné ou alors imbu d'un absolutisme effréné.
Je crains que tout cela réunis ne soit le cas de notre potentat.
La philosophie avec laquelle se sont comportés les Ouaddaeins et l'ensemble des tchadiens, soucieux de l'équilibre et de la paix sociale, montre leur capacité d'endurer les adversités les plus obscurantistes de l'Histoire. Mais Debye et ses sbires auront tort s'ils pensent que cette observation de circonstance est une forme de soumission totale à leur dictat. Il est question juste d'un temps éphémère. 
Contrairement aux apparences, Debye est conscient de fin de règne qui guette son pouvoir. De ce fait sa méchanceté le pousse à faire payer les populations auxquelles sans succès il a cherché obstinément à s'identifier. 
Les mesures d'état d'urgence qu'il vient de prendre contre le Ouaddai ,le Silla et le Tibesti ne sont que l'expression d'un dégout qu'il exprime en direction de ces populations.
Plus où la submersion du bateau de son système grandisse, et ce le cas en ce moment, plus où on verra des décisions cruelles et inédites. Allah Yastour.
Aboulanwar

-- envoyé par Djarma (djarma-acheikh@yahoo.fr)