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Publié par Mak

Journée mondiale de la presse : n’oublions pas Saleh GABA, éminent journaliste tchadien

Il y a 32 ans, Saleh GABA, éminent journaliste tchadien a été enlevé à Mongo dans le Guéra, sa région natale par les éléments de la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS) sous le régime d’Hissein Habré.

Arrêté à Mongo en 1987, le journaliste Saleh GABA a été conduit immédiatement à Ndjaména où il a été détenu arbitrairement jusqu’à son décès dans des conditions tristes. Malgré une mobilisation internationale des organisations des droits de l’homme qui ont demandé sa libération, Saleh Gaba n’a pas été relâché. C’était l’année de plomb où les cadres militaires et civils du Guéra ont été ciblées par ce régime autoritaire qui a régné au Tchad de 1982 à 1990.

24h après la célébration, ce vendredi 03 mai 2019 de la Journée mondiale de la liberté de la presse,  pour sensibiliser les Etats sur l’importance  de l’enjeu lié à la liberté de l’information et à  l’obligation de son respect, notre pensée va à l’endroit de Saleh GABA, grand journaliste   tchadien dont le parcours professionnel et le combat pour la démocratie au Tchad méritent  déférence et hommage.

Après des études en Journalisme à l’École supérieure des sciences et techniques de l'information et de communication où il était sorti majeur de la 12ème promotion, Saleh GABA était rentré au Tchad où il a exercé son métier dans les années 1978 à Ndjaména. Il a été successivement correspondant des agences de presse étrangères. Il s’était s’envolé en France pour parachever ses études et s’était même  inscrit en thèse de doctorat à Paris.  De retour au Tchad dans les années 1983, Saleh GABA était régulièrement au CEFOD et à l’ISSED pour ses recherches.

Politiquement engagé

Il a été l’un des concepteurs et la tête pensante du Mouvement pour le Salut National du Tchad (MOSANAT).

SY Koumbo Gali, journaliste tchadienne, aujourd’hui, personnel onusien, cousine de son épouse,  se souvient de l’envergure et des qualités de Saleh GABA : « c’était mon mentor, il m’a encadrée. Il a été un grand journaliste qui avait le cœur sur la main ». dit-elle très écœurée.

Saleh GABA est parti en laissant derrière lui une fille qui était décédée.

Pour que la mémoire de ce journaliste ne disparaisse, il faut que les organisations locales des journalistes et hommes des médias se mobilisent pour baptiser une rue en son  nom.

Makaila.fr