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Publié par Mak

03 mai 2019, journée mondiale de la liberté de la presse : « J’appelle les autorités tchadienne au respect strict de la déclaration de Windhoek » -Gaya- Ple Seid

Instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du Séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluralise, la journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée ce vendredi 03 mai 2019

Ce séminaire s'est déroulé à Windhoek (Namibie) en 1991, et a conduit à l'adaptation de la déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes.

Cette déclaration de Windhoek exigeait l'établissement, le maintien et la promotion d'une presse pluraliste, libre et indépendante et mettait l'accent sur l'importance d'une presse libre pour le développement et la préservation de la Démocratie au sein d'un Etat, ainsi que le développement économique.

La journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée le 03 mai de chaque année, date à laquelle la déclaration de Windhoek a été adoptée.

Même si l'on célèbre depuis 1993 la journée mondial de la liberté de la presse, celle-ci s'enrichie encore plus loin dans l'histoire des Nations Unies. En effet, il est stipulé, dans l'article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948 que:

" Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit..."

Aujourd'hui, au Tchad, où d'ailleurs dans le reste du monde, le 03 mai est devenu l'occasion d'informer le public à propos des violations du droit à la liberté d'expression et le moment de se rappeler que plusieurs journalistes risquent la mort ou la prison en transmettant juste l’actualité à l’opinion publique. Les autorités tchadiennes doivent comprendre l'importance de la journée de la liberté de la presse et le rôle que joue celle-ci dans la vie de Démocratique d'une nation.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture ( UNESCO ), qui coordonne chaque année certaines des activités qui soulignent le 03 mai, la journée mondiale de la liberté de la presse, nous pensons à une journée d’une :

- Action, qui favorise et permet de mettre sur pied des initiatives qui      visent la défense la liberté de la presse au Tchad.

- Evaluation, afin de dresser le rapport de liberté de la presse au Tchad.

Afin de permettre de rappeler aux autorités tchadiennes, les respects des engagements que le Tchad a pris envers la liberté de la presse comme beaucoup d'autres pays à travers le monde.

Mais aussi d’alerte le public et accroître la sensibilisation à la cause de la liberté de la presse.

-Une journée de réflexion, pour stimuler le débat parmi les professionnels des médias sur les problèmes qui touchent la liberté de la presse et aussi l'éthique professionnelle au Tchad.

-Une journée commémorative en mémoire des journalistes qui ont perdu la vie pour avoir exercé leur profession au Tchad.

- Une journée d'appui envers les médias qui sont victimes de mesures qui entravent la liberté de la presse au Tchad.

Aujourd'hui, dans notre monde moderne, la liberté de la presse est considérée comme une pierre angulaire des droits de la personne et comme une assurance que les autres droits seront respectés. Elle favorise la transparence et une bonne gouvernance et représente, pour la société tchadienne, la garantie que régnera une véritable justice au Tchad. La liberté de la presse est le pont qui relie la compréhension et le savoir-faire journalistique. Elle est essentielle à l'échange d'idées entre les Nations et les cultures, qui est lui-même une condition menant à une compréhension et à une coopération durables.

Au Tchad, les journalistes ne sont pas libres de tout diffuser, ils n'accèdent pas à toutes les sources d'informations et quand ils disent vrai, ils sont accusés de travailler en collaboration avec les rebelles qui sont combattus par l'armée loyaliste.

C’est ce contexte que nous voulons dénoncer l’acharnement des autorités tchadiennes contre le journaliste-blogueur tchadien, Makaila Nguebla, réfugié politique en France. Il fait l'objet d'une plainte contre lui à propos d'un article publié sur son blog en 2017 par Abbas Tolli, actuel Gouverneur de la BEAC. Ce dernier accuse Makaila d’avoir publié un article sur son blog concernant ses malversations financières au Tchad.  Nous sommes exprimons notre indignation et exprimons notre solidarité à Makaila dans son combat qu’il mène au Tchad et ce qui lui a valu l’exil en France.  Nous espérons que La Justice française saura faire la part de choses dans cette affaire hautement politique.

Au Tchad, tout journaliste craint pour sa vie ce qui  le limite et par conséquent il ne peut faire correctement son métier librement, comme il le faut.

Les autorités tchadiennes doivent se rappeler qu'au Sommet de Kinshasa en RDC  d'octobre 2012 comme lors de leur rencontre à Dakar au  Sénégal en novembre 2014, les Etats et gouvernements de l'Organisation Internationale de la Francophonie se sont engagés à veiller au respect de la liberté de la presse, à assurer les conditions d'exercice de cette liberté et une véritable protection des journalistes et des autres professionnels des médias dans l'exercice de leurs métiers.

Nous rappelons aussi au gouvernement tchadien, ses obligations pour le respect strict afin qu’il fasse respecter le droit à la liberté d'expression consacré par l'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme et marque l'anniversaire de la déclaration de Windhoek. Une déclaration des principes de liberté de la presse mise en place par des journalistes de presse africains écrite en 1991.

En cette journée exceptionnelle, nous avons une pensée amicale, fraternelle et solidaire aux journalistes persécutés dans le monde et à ceux qui informent courageusement l’opinion publique dans un climat de répression généralisée dans leurs pays respectifs.

Pour une liberté intégrale de la liberté d’expression et de la presse

Gaya- Ple Seid