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Alerte Info: Au Tchad, 41 partis politiques signataires d'une lettre ouverte qui interpelle Idriss Deby sur le processus électoral et le climat politique délètère dans le pays //

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Publié par Mak

Guinée-équatoriale: la CPDS accuse le Tchad d'avoir enlevé et séquestré son leader à Ndjaména

 

COMMUNIQUÉ

 

Insolite enlèvement d’Andrés Esono Ondo, Secrétaire Général de la CPDS, par le gouvernement de la République du Tchad depuis le 11 avril 2019

 

La Convergence pour la Démocratie Sociale de Guinée équatoriale (CPDS) dénonce vigoureusement l’enlèvement de son Secrétaire Général, Andrés Esono Ondo, depuis le 11/04/2019 par les autorités tchadiennes. Andrés Esono s’est rendu au Tchad via Douala le 07/04/2019 pour participer au VI congrès du parti frère dans ce pays, l’UNDR, dirigé par Saleh Kebzabo. C’est alors qu’il a été arrêté par les services secrets de ce pays sans en fournir aucune explication. Depuis, Andrés Esono se trouve en régime de totale incommunication ; personne ne l’a revu ni n’a pu parler avec lui.

Le porte-parole de la police tchadienne déclarera ne pas connaitre les raisons de l’arrestation d’Andrés Esono. Par contre, et curieusement, c’est le gouvernement de Guinée équatoriale qui expliquera, par communiqué officiel émis par le ministre de la Sécurité Extérieure le 12/04/2019, qu’Andrés Esono est arrêté pour s’être rendu au Tchad en vue d’acheter des armes, des munitions et pour recruter des mercenaires afin de commettre un putsch en Guinée équatoriale. Cette déclaration confirme, selon nous, la connivence entre les gouvernements de Guinée équatoriale et du Tchad pour l’enlèvement d’Andrés Esono. Et pourtant, en totale contradiction avec le ministre de la Sécurité Extérieure, celui de l’Intérieur déclarera lors d’une réunion avec l’ensemble des partis politiques le 15 avril, que le gouvernement de Guinée équatoriale ne dispose d’aucune information sur les raisons de l’arrestation d’Andrés Esono en terre étrangère.

Depuis lors, les dirigeants de la CPDS ont rencontré plusieurs diplomates accrédités en Guinée équatoriale, y compris celui du Tchad ; ils ont émis trois communiqués en exprimant la profonde préoccupation du parti  face à cet acte particulièrement grave, en soulignant sa nature évidemment politique, en appelant à la raison les dirigeants tchadiens pour la libération immédiate et inconditionnelle d’Andrés Esono, en leur rendant responsables de tout ce qui pourrait lui arriver en détention, et en faisant un énergique appel  à la communauté internationale pour nous aider à mettre fin à cette situation absurde. De nombreuses voix politiques et diplomatiques se sont levées contre les gouvernements du Tchad et de la Guinée équatoriale pour la libération d’Andrés Esono. Aucun résultat palpable à ce jour.

Voici donc plusieurs années que le régime au pouvoir en Guinée équatoriale organise de grossiers montages avec l’intention obsessive d’impliquer la CPDS et son secrétaire général dans des actions violentes imaginaires et des putschs inventés. Et c’est suite à un de ces montages qu’il a également séquestré et soumis à des conditions inhumaines de vie dans la lugubre prison de Black Beach le jeune Joaquín Elo Ayeto, membre de la CPDS, accusé de tentative d’assassinat du président Obiang. Joaquín a été torturé pour lui tirer des aveux accusateurs contre Andrés Esono et un autre leader de l’opposition les rendant responsables d’une tentative de putsch imaginaire.

 

Les autorités de la République du Tchad ont laissé entendre qu’elles n’avaient rien contre Andrés Esono et qu’il serait libéré rapidement. Il n’en a rien été. Comment expliquent-elles sa présence en état d’arrestation sur leur territoire depuis le 11 avril ? Comment faut-il interpréter sa totale incommunication ? La CPDS accuse le Gouvernement du Tchad d’enlèvement sur la personne de son Secrétaire Général. C’est un kidnapping institutionnel, une pratique terroriste impropre d’un Etat normal.

La CPDS exige que les autorités tchadiennes permettent aux avocats et aux diplomates présents sur Ndjamena de rencontrer et de parler avec Andrés Esono, qu’elles le placent à disposition judiciaire ou, alors, qu’il soit tout simplement et immédiatement libéré.

Notre formation politique réitère également son appel à la communauté internationale, notamment à l’Union Européenne, la France, l’Espagne, l’Allemagne et les États-Unis d’Amérique à œuvrer de façon à savoir pourquoi Andrés Esono est arrêté au Tchad et comment se trouve-t-il réellement.

Malabo, le 21 avril 2019

LA COMMISION EXECUTIVE NATIONALE