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Publié par Mak

Affaire Achta Ali : mettre en examen le Sultan Mbang ADJI   des Baguirmiens au Tchad

Le 16 janvier 2019, Achta Ali, mineure, originaire de Hamouli, un village peul au Tchad, âgée seulement de 14 ans, a été enlevée par des gens en  motos à la solde du sultan MBANG Adji  de la communauté baguirmienne.

Elle a été conduite chez lui pour être séquestrée puis abusée par ce dernier, membre influent du parti MPS au pouvoir. Il est réputé pour des actes à allure douteuse à l’encontre des filles mineures.

Un mois après le kidnapping de Achta Ali, la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (CTDDH), a révélé à l’opinion publique l’affaire de cette mineure qui a été violée par le Sultan Mbang Adji, chef traditionnel de la communauté Baguirmienne. Il est connu pour ses déviances sociales à l’égard des personnes vulnérables notamment les femmes et les filles mineures issues des couches défavorisées de notre société.

Saisie par les parents de cette jeune fille, l’organisation de défense des droits de l’homme leur a apporté l’aide et conseil pour ester en justice ce chef traditionnel tout puissant. Il serait protégé par des autorités politiques pour son appartenance au Mouvement Patriotique du Salut(MPS).

Depuis plus de trois mois, la justice tchadienne ne bouge pas dans cette affaire, elle peine à convoquer le sultan des Baguirmi pour l’auditionner et de donner sa version des faits. Il a réussi grâce ses moyens financiers et ses amis à soudoyer les juges d’instruction, les magistrats et les forces de l’ordre pour étouffer cette affaire gênante. Il craint que son image d’un chef traditionnel soit terni, lui qui est censé défendre les victimes de viol et violences faites aux femmes. Malheureusement au Tchad, la justice est faite pour les plus forts et le sultan bénéficie d’une impunité totale.

Selon nos sources fondées, le même sultan exerce des fortes pressions sur les médias locaux afin qu’ils ne diffusent, ne traitent ou ne traitent cette affaire. Il a menacé de mort la famille de la jeune Achta Ali qui ne cherche que la vérité  et réclamer justice.

Pour éviter à ce que cette affaire de  Achta Ali ne connaisse le même sort que celle de Zouhoura et de Hawariya, la seule chose qui reste à leur rendre justice et laver leur honneur affectée, est de sensibiliser les mouvements féministes du monde entier afin que le sultan des Baguirmiens, soit mis en examen pour viol, séquestration et actes contraires aux bonnes mœurs à l’encontre de cette mineure qui doit être mise  sous la protection de l’Etat à travers ses services spécialisés au Tchad.

Lorsque l’on est chef traditionnel ou de canton, ce statut ne donne pas aucun à piétiner les autres dans une République où les citoyens sont libres. Cette époque est révolue, elle doit être combattue par tous les défenseurs des droits de l’homme pour une société débarrassée des pesanteurs socio-culturelles rétrogrades.

 

Makaila.fr