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Alerte Info: Au Tchad, 41 partis politiques signataires d'une lettre ouverte qui interpelle Idriss Deby sur le processus électoral et le climat politique délètère dans le pays //

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Publié par Mak

Pourquoi Idriss Deby a reçu les Hadjaraï, anciens compagnons ( Bamina ) 28 ans arprès ? Refusons de vendre la du région authentique Guéra une fois de plus !

De Hissein Habré à Idriss Deby, les justifications de l’historique ne manquent pour faire le détour du peuple Hadjaraï qui s'impose.

En effet, le 1er avril 1989, Idriss Deby, Hassane Djamous, Brahim Itno et Abbas Koty ont pris la clef du champ après un coup d'Etat déjoué contre le pouvoir de leur mentor Hissein Habré.

En mars 1990, une réunion à Bamina au Nord de Tiné à  la frontière Tchado-Soudanaise dans la préfecture de Biltine, des leaders de «  l'Action du 1èr avril 1989 » dont Idriss Deby Itno et Abbas Koty ont créé le Front Patriotique du Salut Tchadien ( FPST) et des leaders du MOSANAT dont Maldoum Bada Abbas, et bien d'autres mouvements comme le Mouvement pour la Paix,  la Reconstruction et le Développement (MPRD) de feu Djibrine Dassert, ont fondé  le Mouvement Patriote du Salut (MPS. C'était ainsi qu’était né, le MPS qui a obtenu le soutien officieux de la France lors d'une réunion tenue à Lomé au Togo et d'une autre à Amsterdam ( Danemark ) en septembre de la même année.

Du 19 au 21 juin 1990,  s’était tenu à La Baule en France, le 16 ème Sommet franco-africain qui annonçait un tournant  décisif dans les relations franco-africaines en conditionnant  l'aide au développement à la démocratisation des régimes africains.

 Ce sommet a été critiqué publiquement par Hisseine Habre. Il refusa de se soumettre aux nouvelles orientations de François Mitterand, président et lui faisait savoir  en ces termes: «  Je n’ai de leçon à recevoir de personne et sûrement pas d'une ancienne puissance coloniale " fin de situation...

Pour que Hissein Habré s’empare du pouvoir le 07 juin 1982, il lui a fallu le concours deux communautés guerrières notamment les Hadjaraï qui furent pendant longtemps ses compagnons de lutte avec les zakhawa. Ces deux composantes ethniques ont constitué la principale force de frappe ayant conduit à la marche victorieuse vers Ndjaména de Habré en 1982.

Lorsque Hissein Habre perdait la confiance en les membres de la communauté Hadjaraï, il commenca d'abord par les évincer de leurs postes à responsabilité politique et administrative du Pouvoir. Il  n'hésita pas à se tourner plus tard contre ses anciens compagnons.

La méfiance de Habré à l'encontre des Hadjaraï débuta dès 1984, au moment où son Ministre des affaires étrangères de l'époque, Idriss Miskine, très apprécié de la population tchadienne et de renommée internationale, commenca à lui faire de l'ombre. Idriss Miskine était un intellectuel appartenant à la communauté Hadjaraï où il était très respecté comme un leader incontesté. Il a été aussi ancien, Ministre du Gouvernement de Félix Malloum, avait rallié Habré et rejoint les Forces Armées du Nord (FAN) en 1979.

Les dignitaires Hadjaraï cible d’attaques

La tension était perceptible au Tchad avant la mort de Miskine, car des notables Kenga, groupe ethnique Hadjaraï, ont été la cible d’attaques du régime de Habré. C’est le cas de Djedé Kourtou compagnon de Hisseine Habre et nommé directeur de l'Agence Tchadienne de Presse(ATP) après 1982, fut attaqué un jour au mois de mars 1983 en pleine rue de la capitale Ndjamena. Sa voiture essuya des tirs en provenance d'une voiture pleine de militaires de la Brigade de Sécurité et d’Intervention Rapide (B.S.I.R).  C’est ainsi que Djedé Kourtou a été amputé d’une jambe à la suite de cette attaque. Cet attentat avait failli faire éclater une grave crise de confiance au sein du régime, mais Idriss Miskine était intervenu pour calmer la situation. Djedé Kourtou fut ensuite nommé directeur de la Radio nationale tchadienne ( R.N.T ). Tout en restant constamment suivi et écouté.

 Frustration générale des Hadjaraï

Le " malaise des Hadjaraï " se renforca considérablement après le 07 janvier 1984 après la mort d'Idriss Miskine, âgé seulement de 37 ans. Idriss Miskine venait de rentrer de la Chine via la France, où avait eu des contacts avec des membres de l'opposition tchadienne qui voulaient se réconcilier à Hisseine Habre.

Mort suspecte d’Idriss Miskine

Quelques jours plus tard, Idriss Miskine  se trouvait chez un de ses amis, à Zongo, un quartier de Ndjaména lorsqu’il s'évanouissait  subitement, probablement empoissonné, selon plusieurs sources concordantes . Aussitôt, il a été évacué à l’hôpital sans que l’autopsie réclamée par les dignitaires de la région ne soit accordée par Hissein Habré. Cette mort suspecte de Miskine, provoqua des manifestations surtout dans la préfecture du Guéra, d'où il est originaire. Les cadres militaires et civils Hadjaraï étaient très tous en colère et révoltés contre sa disparition mystérieuse. Ils estimaient que leur leader était sacrifié pour que les FAN de Hisseine Habre accèdent au Pouvoir et qu'il avait été éliminé une fois le travail accompli.  En tout cas, pour de nombreux Tchadiens qui ont de l’estime pour Miskine, sa mort était un traumatisme terrible.

Maldom Bada Abbas dans le viseur de Habré

C’est dans ce conteste que les Hadjaraï ont commencé à méditer sur leur propre sort sous le régime de Hissein Habré. Après Idriss Miskine, Maldoum Bada Abbas, militaire de carrière était devenu la principale figure de la communauté Hadjaraï. Aussitôt, il était mis dans le viseur, fit à son tour l'objet de suspicion de la part de Habré. Il a été arrêté au printemps 198, accusé d'avoir détourné des vivres, il fut emprisonné pendant plus d'un an. La méfiance de Habé envers la communauté Hadjaraï devint générale dont de nombreux membres furent également arrêtés au cours des années suivantes.

La clandestinité de Maldom et la médiation de Haroun Gody

 En 1986, Maldoum entra dans la clandestinité à la fin de l'année, peu après sa libération de prison. L'entrée en clandestinité de Maldoum Bada conduisit Hisseine Habre à lui envoyer une délégation officielle, dirigée par un autre Hadjaraï à la personne de Haroun Gody, Secrétaire d'Etat à la santé, pour tenter une réconciliation.

 Haroun GODY réussit sa médiation et a pu convaincre Maldoum de regagner le régime de Habre.  Toutefois, ce ralliement n'empêche pas Maldoum.Bada Abbas de continuer à critiquer le régime de Habre et à manifester sa désapprobation notamment concernant la manière dont les habitants de sa région mère étaient traités par ce dernier.

Maldom se rebelle contre Habré

Menacé par Habré, Maldom était contraint d’entrer en rébellion contre celui-ci. C’est ainsi qu’il se rebelle en octobre 1986, avec d’autres cadres civiles et militaires Hadjaraï, dont Haroun Gody, Saleh Gaba, Khamis Elie Mamondo, Abakar Waya, Dabdaï Gamarga, Karim Bory ainsi que Galli Gata N'Gothé, originaire de la région du sud  du pays. Ensemble ils fondent le Mouvement pour le Salut National du Tchad (MOSANAT)

Dans la nuit du 28 mai 1987, Maldoum réussit à s'échapper après un bref combat à sa maison qui a connu plusieurs morts de sa famille et ses gardes-corps: Soumaïne Abourace, Bani Djegoutga, Issakha, Tchére Gaba etc...Il retourna dans sa clandestinité. La même nuit, une vague d'arrestation des Hadjaraï fut déclenchée. Plusieurs dizaines d'opposants réels ou supposés furent arrêtés et sommairement exécutés à NDjamena et en province en particulier dans le grand Guéra. Des dizaines de personnes ont été sommairement exécutées à Ambasseria, village natal de Maldoum, près de Bitkine des cases ont été sauvagement incendiés et brûlées.

Démis de ses fonctions, par Habré Haroun GODY s’insurge contre lui

En juillet 1987 Haroun Gody alors Secrétaire d’Etat à la Santé, avait été démis de ses fonctions avec lui d'autres Hadjaraï, ont décicé de regagner la rébellion.  Il quitta Ndaména avec une Toyota en compagnie de ses cousins et frères pour se rendre à Bitkine. Il s’était logé chez le sous-préfet Brahim DOUNGOUS, puis le lendemain, il a regagné les insurgés en Montagne. C’est en ce moment où le régime Habré a intensifié la repression sauvage et dans distinction de manière renforcée contre les Hadjaraïs en général.

Mataya, village natal de Haroun GODY, situé  à 20 km de Bitkine se vidait de sa jeunesse, il a été brûlé, on dénombre plusieurs morts tuées par les forces de la Sécurité Présidentielle appelée (SP).

Tous les organes répressifs de son régime, notamment la DDS, l'armée et les renseignements généraux, furent ont été déployées et mobilisées  dans la répression ciblant les Hadjaraï. Du fait de la défection de Maldoum et de la création du MOSANAT, tout hadjaraï était considéré comme une menace, un ennemi potentiel. D'ailleurs Abbas Abougrène ex-agent de la DDS, chef de service de la sécurité fluviale, l'a bien souligné à la Commission d'enquête pour le crime commis au temps d'Habré.

Le triomphe du MPS sur Habré

Le 1 er décembre 1990, les mousquetaires de Bamina ont reçu à bouter hors état de nuire  du Tchad, Hissein Habré, appelé aussi l’Homme fort du 07 juin 1982 par les hommes braves guerriers constituées en majorité des Hadjaraï du redoutable secteur 5.

Idriss Deby doit son pouvoir au Guéra et aux Hadjaraï en général

Ainsi, Idriss Deby était alors installé au pouvoir par ces mêmes Hadjaraï, le 04 décembre 1990, avec le titre de Président du Conseil d'Etat. Il est ensuite désigné président de la république du Tchad,  le 28 février 1991 après l'adoption de la Charte Nationale. Mais, visiblement la peur rougit les yeux dans le milieu de Zakhawa. Seuls les Hadjaraï de Maldoum du MOSANAT inquiétaient les partisans de Deby. Ils ont peur de ces Hadjaraï qu’il faudrait vite se débarrasser. Car ils sont connus pour leur bravoure lors de la conquête de N'Djamena.

Que s’est-il passé le 13 octobre 1991 ?

C'était ainsi que le 13 octobre 1991, Maldoum était appelé pour un cas d'urgence à la présidence de la République d'où il fut arrêté et même torturé et incarcéré. Il a été accusé de fomenter un Putsh contre Idriss Deby.  alors qu’il était le vice-président du MPS dont la deuxième personnalité du pays. Cette arrestation de Maldom Bada Abbas a volé en éclat la fameuse union des mousquetaires de Bamina qui ont fait chuter la dictature habriste.

Garboubou Gatchelmé et Kaffine Chadallah révoltés

Choqués par l’arrestation de Maldom, le colonel Garboubou Gatchelmé et le commandant Kaffine Chadallah, d’ethnie Hadjaraï ont pris le chemin du maquis, après avoir échappé à des plusieurs attaques des Zakhawa à N'Djamena. Un détachement de l'armée de Deby s'est lancé à leur poursuite. Et l'affaire a pris une dimension ethnique. Les Hadjaraï ont fait l'objet de persécution sur toute l'étendue du territoire national. Ainsi, qu'était née la première rébellion sous le régime de Deby.

Une chasse à l'homme était organisée à N'Djamena et dans tout le reste du pays contre l'ethnie Hadjaraï et cela a duré plusieurs mois. Les morts et disparus ont été évalués à des milliers et de nouveau une partie de la population est obligée de s'exiler ou de rallier l'opposition armée qui va être crée en réaction contre ces événements : le Front d'Action pour l’Instauration de la Démocratie au Tchad (FAIDT ) serait dirigé par un banquier international à la personne de Hisseine Lamine, paix à son âme.

Au même moment Idriss Deby a envoyé une partie de son armée à Bitkine à la tête Abbas Koty ( CEMGA ) pour massacrer la population civile, certes, il y a eu des arrestations massives et tuerie au moins 400 pauvres citoyens tués et beaucoup de disparus. Plusieurs combats ont eu lieu au tour de massif du Guera entre l'armée de Deby et les partisans de Garboubou et Kaffine. Abdoulaye Malloum a été froidement assassiné dans son lit d'hôpital à Melfi, le com-zone de Dourbali Hassane Barka et le capitaine Assi Issa ont été tués comme des chiens leurs familles souffrent jusqu'ici. La liste est longue et histoire est amère..

Audience avec Idriss Deby

Ces derniers jours, Idriss Deby a rencontré lors d’une audience les ressortissants Hadjaraï seuls, dits les compagnons de Bamina.

Au niveau du Comité de réflexion, nous nous interrogeons sur la motivation qui anime Idriss Deby Itno après 28 ans d’avoir oublié et négligé les Hadjaraï dans leur composante globale.

Puisque la plupart de ses compagnons et les vrais héros du Guera sont au cimetière, beaucoup ont été tués ou ont trouvé la mort suite à des  tensions et des crises cardiaques dont le reste abandonné  à leur triste sort.

Evitons le sujet qui fâche les Hadjaraï puisque cette nouvelle génération est consciente de la situation qu'a traversé la région du Guera. Il semble qu'une commission a été crée pour identifier les Hadjaraï fondateurs du MPS, anciens compagnons de Deby ( bamina ) les morts et les vivants.  

Cette commission est repartie en deux sous-commission: la sous-commission civils ayant comme président Moussa Kaddam  (président du groupe parlementaire de MPS-majorité à l'Assemblé Nationale) et une autre sous-commission militaire serait dirigée par le général de brigade Gamane Moucktar,  assisté par Ali Bakoulou.

Tous les hadjaraï doivent se poser la question de savoir, pourquoi après 28 ans de règne sans partage et c'est aujourd'hui que Idriss Deby Itno pense et cherche à s'excuser et réparer ses erreurs avec les Hadajaraï, que prépare-t-il dans la region du Guera ?

Moussa Kaddam que nous connaissons ses activités ne serait-t-il pas avec les autres membres du MPS du Guera derrière cette affaire ?

Le peuple tchadien est-il informé de cette rencontre avec Idriss Deby Itno-hadajaraï, qui l'ont installé au pouvoir en décembre 1990 et ont été oubliés.

Le bon sens veut que cette excuse doit être nationale non communautaire ou ethnique.

Aujourd'hui, Idriss Deby Itno a pris deux personnalités à ses côtés à la présidence de la République du milieu Hadjaraï à savoir: le Général Gamane Moucktar et commandant Ali Bakoulou.

Nous nous posons la question quel rôle jouent en ce moment ces deux personnalités de corps militaire à la présidence ? Sans aucun décret présidentiel qui les nommant officiellement à la présidence et ensuite ils effectuent le voyage avec Deby de NDjamena à Amdjarasse !

Que deviendront Commandant Ali Bakoulou et Général de brigade Gamane Moucktar, les conséquences seront très lourdes au cas ou ces personnalités connaissent un malaise quelconque...

Et par conséquent nous mettons en garde la Commission et les sous-commissions de vendre le grand Guéra à Idriss Deby Itno pour leurs intérêts égoïstes. La nouvelle génération consciente prendra sa responsabilité puisque leur avenir est en danger...Le Guera a connu comme vicissitudes de l'histoire.

Tous les hadjaraï  sans distinction doivent comprendre et tirer une leçon, de la mort d'Idriss Miskine, Maldoum Bada, Garboubou Gatchelmé, Khaffine Chadallah, Garboubou Seid ect... Hassane Barka était directeur de cabinet de com-chef Kaffine Chadallah depuis Bamina, et par la suite a été nommé com-zone en poste à Dourbali a été froidement assassiné. La liste est longue et amère...

Face à cette situation, le moment est à la réflexion, à la méditation pour contrer- carrer toute action néfaste susceptible de déstabiliser la région.

Pour éviter toute dispersion des forces et pour une véritable consolidation de la paix, il est désormais indispensable que les organisations politiques et les associations des droits de l'homme dont  la responsabilité est de protéger la vie des citoyens dans cette partie de la terre de se charger d'encadrer la masse populaire afin d'informer l'opinion internationale de cette situation tragique qu’a vécu le peuple  Hadjaraï.

 

                                               Seid, Gaya - Ple

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