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Publié par Mak

Conseil de Baba Laddé

Conseil de Baba Laddé

Communiqué de presse

Verdict inique et Inadmissible condamnation de Baba Laddé au Tchad

Le Comité d’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et Libertés au Tchad (CIPDHLT) exprime son indignation la plus grave devant le verdict inique rendu, ce jeudi 06 décembre 2018 au Tchad par une Cour prétendument criminelle, à l’encontre de Abdelkadre Mahamat alias Baba Laddé. Il avait dirigé de 2009 à 2011, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) avant de signer un accord de paix avec le régime d’Idriss Deby sous la supervision de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) en déposant les armes, gage de sa volonté de répondre à la politique de la main tendue prônée par Idriss Deby.

Notre organisation rappelle que la dissidence à l’époque de Baba Laddé contre le régime de Ndjaména, se justifiait par le fait que la communauté Peule du Tchad, a été lésée en termes des droits et devoirs en tant que citoyens tchadiens. Ce qui a conduit Baba Laddé et plusieurs membres de cette communauté à prendre les armes afin de défendre les intérêts des siens contre l’arbitraire et l’injustice qu’elle subit.

Le CIPDHLT estime que la faillite de l’Etat et l’incapacité des autorités à rendre justice aux citoyens tchadiens sont les principales causes qui ont conduit Baba Laddé à opter pour la lutte armée, moyen de recours que nous n’approuvons pas.

Aujourd’hui, sa condamnation à huit (8) ans d’emprisonnement par une justice aux ordres, résulte du non- respect par le Gouvernement tchadien de l’accord qu’il avait signé avec le Front Populaire pour le Redressement (FPR). Faute d’une justice équitable, il est à craindre la reprise des hostilités et la radicalisation de ce groupe rebelle dont les éléments sont toujours dans la dissidence.

De notre point de vue les faits reprochés à Baba Laddé relèvent de deux poids deux mesures, car d’autres rebelles tchadiens sont rentrés sans être inquiétés par cette même Cour criminelle.  C’est pourquoi, le CIPLDLT juge inadmissible et inique sa condamnation à huit (8) ans.

Face à ce verdict qui ne tient pas en compte pas le contexte social et politique de l’entrée en rébellion de Baba Laddé, le CIPDLT:

  • Dénonce le caractère inique de ce verdict,
  • Condamne l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques ciblant certains tchadiens et épargnant d’autres,
  • Exprime son soutien à la famille de Baba Laddé et à ses avocats mobilisés sur place,
  • Exige la libération immédiate dans les 48 heures de Baba Laddé

SOA, le 07 décembre 2018

                                                                     Pour le CIPDLT

                                                                      La Coordination