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Publié par Mak

DISCOURS DE CLOTURE DE SOSTHENE MBERNODJI, DIRECTEUR ARTISTIQUE DU FESTIVAL « LE SOUFFLE DE L’HARMATTAN »,

DISCOURS DE CLOTURE DE SOSTHENE MBERNODJI, DIRECTEUR ARTISTIQUE DU FESTIVAL « LE SOUFFLE DE L’HARMATTAN »,

5ème  édition, le  15 décembre 2018 à  N’Djaména

 

Monsieur le Directeur du Livre, des Arts et du spectacle du Ministère du Développement             Touristique, de la culture et de l’Artisanat

Distingués invités

Chers amis venus de la Côte d’Ivoire et du Cameroun

Mesdames et messieurs les écrivains confirmés et aspirants du Tchad

Chers festivaliers,

Le poète sénégalais NDONGO MBAYE déclare à propos du festival ‘’le souffle de l’harmattan’’ : « Que ce vent charrie des fleuves incessants de mots, des oasis de  rencontres, des étoiles de perles de sens, de rythmes et musicalités, d’images et tout cela autour de la magie d’écriture et de la littérature ».

Quant au  romancier ivoirien CAMARA  NANGALA, notre invité d’honneur, voici ce qu’il dit de notre festival : « L’Harmattan s’est levé. Son souffle se propage de loin en loin, emportant avec lui les nouvelles d’ici et d’ailleurs. Il court, vole, voltige et survole déserts, dunes, plateaux, collines, vallons, savanes et savanes arborées. Le souffle de l’Harmattan a atteint puis pénétré la forêt de ma terre d’ivoire. Il est porteur d’un écho virginal, un écho fécond, qui a chantonné de douces caresses à mes oreilles. C’est un appel en provenance du Pays de Toumaï, à moi destiné. Je suis parti. J’ai accouru sans délai. L’appel du terroir originel est si prégnant que je ne pouvais pas ne pas y répondre. Je suis de retour au cœur du giron originel. Me voici tout transi d’émotion. Me voici devant vous, descendants de Toumaï. Me voici devant vous, ancêtres de l’humanité. Je vous salue avec déférence, chers ancêtres. », fin de citation.

Point n’est besoin de rappeler encore que ce Festival est le lieu de célébration de la littérature, une belle rencontre. Il vient, comme un tremplin, donner la parole à ce pays à travers cette ville pour qu’elle parle de ses richesses  et  de  ses  Hommes.  N’Djaména, cette cité de repos selon la toponymie, est le socle des rencontres, des traditions et des civilisations.

 Il ya deux jours, à l’occasion de mon discours  d’ouverture, je disais que depuis 5 ans,  chaque édition du ‘’souffle de l’harmattan’’ est un challenge immense ! Au terme de ce troisième jour, je puis affirmer que le pari est gagné ! Je prends la parole dans cette salle pour vous saluer, saluer la détermination de ceux qui œuvrent dans l’ombre pour que ce défi soit relevé. Vous êtes la preuve qu’ensemble, c’est possible.

Chers participants et férus de littérature,

Vous avez été chaque jour nombreux à fréquenter ce festival, à participer aux échanges de haute facture autour du livre, de la culture ; c’est pour vous que ce festival existe. Aux jeunes auteurs ayant participé au concours de nouvelles  ‘’Les enfants de Toumaï’’, parrainé et financé par Thomas Dietrich, qui viennent juste d’être primés, nous les invitons à continuer à tutoyer les cimes de l’excellence, car d’autres défis sont en chemin ; être primé est certes une reconnaissance par les pairs, mais il faut  maintenir le cap, aller plus loin pour être plus fort, plus grand. Nous invitons également les écrivains présents de s’impliquer dans les activités littéraires en république pour du Tchad, pour redorer le blason du système éducatif, pour maintenir la flamme de notre culture puisque nous sommes le berceau de l’humanité.

Ce festival reste indubitablement une grande rencontre des Lettres et Arts au Tchad en ce sens que nous contribuons de manière remarquable à sauvegarder la mémoire de notre peuple à travers le travail de l’écriture. MAHAMAT SALEH HAROUN, ancien Ministre de la Culture n’a-t-il pas déclaré l’an dernier à la fin de nos travaux que c’est un festival incontournable,qui  mérite d’être inscrit dans l’éternité. Il  a dit juste, et il est temps que les autorités en charge de la Culture sortent du carcan, soutiennent réellement ce festival pour redonner à la littérature tchadienne ses lettres de noblesses.

En attendant le prochain festival puisque chaque édition est unique, la 6ème édition donc que nous rêvons avec plus d’éclat continental et de retentissement, nous souhaitons bon retour à nos invités de la Cote d’Ivoire, du Cameroun ainsi que des provinces du Tchad.

L’harmattan a traversé ce beau continent en dépit de la marée haute et des zones de turbulence.  Il a apporté du baume dans le cœur des hommes de culture, de tous ceux dont le cœur  est asséché par l’aridité du soleil qui sévit en maître des astres. Il  a balayé alors tout sur son passage et emporté les détritus puis  déposé du limon au large de l’océan  du même cœur des hommes. Vive le festival ‘’Le Souffle de l’Harmattan’’ pour que vive la littérature tchadienne ! Je vous remercie.