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Alerte Info: Au Tchad, 41 partis politiques signataires d'une lettre ouverte qui interpelle Idriss Deby sur le processus électoral et le climat politique délètère dans le pays //

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Publié par Mak

Tchad: un chauffeur tué à bout portant par des policiers
Tchad: un chauffeur tué à bout portant par des policiers
Tchad: un chauffeur tué à bout portant par des policiers
Tchad: un chauffeur tué à bout portant par des policiers
Tchad: un chauffeur tué à bout portant par des policiers

Il s'appelle AHMAT ABDRAMANE ALI,  chauffeur de Taxi, marié et père de 5 enfants, tué à bout portant par les policiers de CSP 3 de N'djamena (en face de la grande mosquée).


La scène macabre s'est passée le matin du 28 août 2018, Ahmat a decidé d'aller au champ de fil réparer son taxi comme beaucoup de N'djamenois le font. Mais ce jour là, il ne revient plus à la maison pour ses enfants.

Sur le lieu où se trouvait Ahmat, des policiers du CSP 3 sont arrivés pour embarquer un présumé voleur. Le présumé voleur résiste et les policiers ont commencé à ouvrir le feu partout. C’est ainsi qu'une balle est venue traverser la vessie de Ahmat. Les policiers l'ont transporté à l'hopital avec leur véhicule de police et 3 heures plus tard, Ahmat succombe suite d'une hémorragie dûe à la blessure.

Le Procureur de la République a dépêché son 6ème Substitut pour faire son constat sur la dépouille macabre à la morgue de l’Hôpital de Référence de N'djamena et en même temps a ouvert une enquête pour homicide.

Une plainte a été déposée par la famille de Ahmat Abdramane Ali contre les policiers de ce Commissariat,  mais les policiers de CSP 3 refusent de se faire auditionner par les enquêteurs de la Police Judiciaire. Le dossier est ensuite orienté vers le 3 ème Substutut du Procureur de la République Mahamat Saleh BÉRÉMÉ qui, depuis lors, est incapable de convoquer les présumés policiers qui ont commis ce crime ignoble. Le dossier est resté planté, sans suite, chez le 3ème Substitut.
Face à ce déni de justice, la famille du defunt réclame justice et lance un appel aux plus hautes autorités du pays et les organisations des droits de l'Homme de leur venir en aide pour que justice soit rendue et les criminels répondent de leur acte.

Correspondance Makaila  depuis N'djamena