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Alerte Info: Tchad-France-Suite à la révélation faite sur le cas du Pr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise interpelle Jean-Yves Le Drian //

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Publié par Mak

Le CICR se mobilise pour la santé de Baba Laddé au Tchad

Extradé de Bangui vers Ndjaména, le Général Baba Laddé qui avait signé un accord de paix avec le régime tchadien en 2012, souffre aujourd’hui, des gros soucis de santé qui inquiètent son entourage et les organisations humanitaires, basées au Tchad.

Suite à une négociation menée de bout en bout par Abderahman Moussa, ancien médiateur de la République en partenariat avec les organisations sous-régionales, basées à Bangui, le Général Baba Laddé, leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR), a renoncé à la lutte armée pour accepter de rentrer au bercail. Il a été brièvement nommé conseillé à la primature puis Préfet à Sido au sud du pays.

Alors qu’il était en poste à Sido, le Général Baba Laddé connu sous le nom de Mahamat Abdelkadre, a échappé en 2015 à une arrestation à Sido, localité où il était nommé Préfet. Il ne comprenait pas la motivation de cette tentative d’arrestation dont il faisait l’objet de la part des autorités tchadiennes. C’est ainsi qu’il a du se réfugier en Centrafrique en se rendant auprès des forces multinationales de l’ONU, basées sur place. Il a cru bénéficier de leur protection. Mais contre toute attente, celles-ci, censées lui apporter leur assistance et lui assurer une garantie sécuritaire, ont fini par le livrer à Ndjaména où il était détenu depuis 2015 à Amsinéné puis à Koroto pendant plusieurs années.

Pour de nombreux prisonniers, le bagne de Korotoro est réputé par la maltraitance, la souffrance et autres actes qui ne respectent aucune norme des conventions internationales régissant les prisons dans le monde. Malgré, les visites qu’effectuent régulièrement les agences humanitaires intervenant au Tchad comme le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), les Médecins du Monde et autres, la situation des personnes détenues ne s’améliore guère du fait du manque de volonté politique des autorités tchadiennes qui refusent de créer les conditions humaines des détentions acceptables

C’est ainsi que plusieurs prisonniers tchadiens et étrangers qui sont détenus à Korotoro n’ont accès aux médecins ni à des traitements humains dignes de ce nom.

L’activiste tchadien, Mohoyadine Babouri, arrêté et détenu depuis une année en sait beaucoup sur les conditions de détention des prisonniers.

En ce qui concerne le Général Baba Laddé, il a fallu que le représentant spécial de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme au Tchad, en l’occurrence, Dobian Assingar, interpelle les autorités sur la situation sanitaire du détenu pour qu’il soit transféré depuis quelques jours à Ndjaména, capitale tchadienne alors qu’Idriss Deby avait annoncé à une amnistie générale aux opposants élargie aux détenus politiques et autres.

Bien que transféré et détenu à Amsinéné et malgré l’intervention du Comité International de la Croix-Rouge à Ndjaména, depuis quelques jours, le Général Baba Laddé n’arrive pas à se rendre à l’hopital faute d’autorisation du procureur de la République qui attend éventuellement une réponse venant du haut lieu ?

Mais pour les défenseurs des droits de l’homme et les personnes éprises de justice, l’état de santé de Baba Laddé mériterait une attention particulière des autorités tchadiennes qui doivent immédiatement autoriser son évacuation sanitaire pour lui éviter une issue fatale.

Le procureur de la République doit coopérer avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et autres agences humanitaires basées au Tchad au nom du respect des engagements internationaux signés et ratifiés par le Tchad.

L’affaire Baba Laddé, illustre parfaitement que les autorités tchadiennes, sont loin de respecter les accords de paix signés avec les opposants armés et non-armés.

Makaila.fr