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Alerte Info: Tchad-France-Suite à la révélation faite sur le cas du Pr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise interpelle Jean-Yves Le Drian //

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Publié par Mak

Tchad : inadmissible harcèlement du régime d'Idriss Deby contre un inébranlable défenseur des droits humains et de justice sociale
Tchad : inadmissible harcèlement du régime d'Idriss Deby contre un inébranlable défenseur des droits humains et de justice sociale
Tchad : inadmissible harcèlement du régime d'Idriss Deby contre un inébranlable défenseur des droits humains et de justice sociale

Crée en 2012, par un groupe d’intellectuels et militants tchadiens excédés par l’injustice sociale appliquée au Tchad et déterminés pour défendre les droits humains et les libertés baffoués, refusant  de faire allégeances à une minorité prédatrice au pouvoir,  la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H), est devenue en quelques années, l’ organisation la plus active du pays.  Ce qui a valu à ses membres en général et à son Secrétaire Général, Mahamat Nour Ahmed Ibedou d’être l’homme à abattre du régime d’Idriss Deby.

Jamais au Tchad, une organisation de défense des droits humains et des libertés n’a cristallisé autant de haine, d’harcèlement, d’intimidations, des provocations et de nombreuses autres tentatives de corruptions voire d’éliminations physiques de ses membres. C’est le cas de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H), qui connait de sérieuses difficultés en ce moment où l’opposition et la société civile sont neutralisées par le pouvoir en place à travers une violente répression.

Des diverses formes des manœuvres sournoises tendant à éliminer les voix discordantes de la société civile et de l’opposition sont mises en œuvre par le régime tchadien.  Elles visent particulièrement, le Secrétaire Général de la C.T.D.D.H , Mahamat Nour Ahmed Ibedou qui a refusé toute compromission pour se consacrer à la défense de la dignité des Tchadiens humiliés et  chosifiés dans leur propre pays par Idriss Deby et les siens.

N’ayant pas réussi à faire abdiquer Ibedou dans sa trajectoire, le régime d’Idriss Deby est passé à la vitesse supérieure pour le neutraliser économiquement puis le marginaliser socialement.

En effet, selon les informations portées à notre connaissance par différentes sources tchadiennes, M.Mahamat Nour Ahmed Ibedou a été victime de nombreuses attaques.

Chronologie :

 Au mois de Février 2018,  son téléphone portable sécurisé, a été volé au salon par un inconnu alors qu’il accompagnait une personne venue lui rendre visite. Toujours courant mois de février 2018, son sac qui se trouvait dans sa voiture garée dans la cour du Ministère des Finances et Budget,  lui a été volé alors qu’il répondait  à l’appel du Ministre de tutelle. Le voleur du sac a pris tout le temps nécessaire pour fermer la voiture après avoir dérobé ledit sac. Il a emporté avec lui : Un ordinateur portable ; Un mini-ordinateur portable ; Deux dossiers importants ; Un carnet des chèques ; une carte magnétique BSIC ; Un cachet du SG-CTDDH, Un modem Internet  et  3 clefs USB de 8GB.

Fin février 2018, poursuivant leurs pratiques cyniques à l’encontre d’Ibedou, les autorités tchadiennes ont décidé de supprimer le poste qu’il occupait en tant que  inspecteur de finances chargé des missions dans le but de le réduire au diapason d’un simple agent sans avantages.

Le 05 Mars 2018, contre toute attente, l’Inspection Générale des Finances a réquisitionné le véhicule de service du défenseur des droits humains, prétextant une mission fabriquée de toutes pièces de 5 jours avec d’autres véhicules des responsables.

 Une fois la mission terminée, les autres responsables du même niveau qu’Ibedou avait tous obtenu leurs véhicules. Sauf lui dont la voiture a été affectée aux Forces d’ Appui aux Recettes (FAC),  un détachement de la garde personnelle de Déby. Pourtant, depuis six ans, Ibedou utilisait ce véhicule. Il a même mené des démarches administratives pour le réformer. Mais le dossier de sa réforme qui a été introduit au niveau du SGG  en 2016 est resté sans suite pour des motifs non élucidés par ce service.

La communauté Dadjo ciblée

Au Tchad, il est de notoriété publique que les autorités n’épargnent pas la communauté d’une personne qui s’oppose à elles. C’est ainsi que la communauté Dadjo, de la région du Guéra, est devenue la cible du régime d’Idriss Deby. 

Au mois d’avril dernier, les jeunes issus de la  communauté Dadjo, qui s’étaient organisés en associations avaient émis le souhait  de tenir un forum à Mongo. C’est dans ce cadre que les hommes politiques issus de la région, résidant à Ndjaména,  ont saisi l’opportunité pour monter une cabale  contre la modeste personne du défenseur des droits humains, Ibedou. Ils l’accusent d’avoir voulu financer la tenue dudit forum alors qu’il est  un simple agent de l’Etat sans véritables ressources.

Selon nos informations, cette manigance est l’œuvre d’un sujet canton Dadjo, en la personne du Général Abdoulaye Issaka SARWA, qui ne sera pas,  originaire ni authentique de la communauté en question. Un parvenu sans aucune lignée ni notabilité. C’est un agent des renseignements, mandaté pour dresser une fiche dilatoire au Ministère de l’administration du Territoire, de la Sécurité Publique et de Gouvernance Locale. Il accuse les organisateurs de ce forum de vouloir recruter des jeunes Dadjo pour une désobéissance nationale et ces derniers auraient reçu des financements venant de la diaspora. On vise particulièrement, le cadet d’Ibedou, étudiant au Bénin. Il serait chargé de payer les armes. Accusations totalement fausses et dénuées de toute véracité.

Cette assertion amplifiée et renforcée par les rumeurs des agents des renseignements, ont servi de prétexte irréfutable pour les autorités administratives et militaires à mettre la région dans un état de siège et de haute surveillance.

En dépit de toutes ces manœuvres visant à dissuader les organisateurs, le forum a, bel et bien, eu, lieu et les conclusions qui en sont issues, ont été déposées et laissées à l’appréciation des autorités locales.

Actes de représailles tous azimuts contre Ibedou

Constatant la position inflexible et inébranlables du défenseur des droits de l’Homme tchadien, le régime utilise d’autres subterfuges notamment des contraintes sociales.

Le 02 Mai 2018 : la Société Nationale d’Electricité (SNE) a procédé à la coupure de d’électricité de son domicile évoquant le motif du non-paiement d’une prétendue  facture de consommation, estimée à  600 000F pour le mois d’avril.

 Le lendemain, c’est au tour de la Société Tchadienne de l’Eau (STE) qui exprime le même besoin de couper  l’eau dont le montant est surévalué à 90. 000F.  Depuis lors, ni la SNE ni la STE, aucune d’elles n’est venue pour rétablir l’électricité et l’eau.

Le canton Dadjo I atteint !

Le 07 Mai 2018, le Gouverneur de la région du Guéra par arrêté, a suspendu, Ali Moussa Ibedou, chef de canton de Dajo I.  Il l’accuse entre autres ; de mauvaise manière de servir, d’insubordination notoire et d’intelligence avec l’ennemi. On vise particulièrement la communauté à laquelle, appartient Ibedou et notamment son cercle familial afin de le contrarier à reconsidérer et modérer sa position contre le pouvoir.

Le comité des sages Dadjo mobilisés pour convaincre Ibedou à céder

Devant l’intransigeance et le refus d’Ibedou, une visite a été effectuée fin Mai 2018  au domicile du défenseur des droits humains. Elle a été initiée par la communauté Dadjo sous la conduite des personnes âgées. Un seul point inscrit à l’ordre du jour : les activités de la CTDDH constituent une obstruction totale au développement de la sous-préfecture de Mongo, et précisément au canton Dadjo. Malheureusement aucune solution n’a été trouvée sur les deux sujets évoqués pour la simple raison les deux ne sont pas liés. Ibedou a fait savoir au comité des sages qu’il ne comprend pas cet acharnement à son égard.

La présidence du Tchad destitue le Chef de canton Dadjo

Le 02 Juin 2018 : le Chef de canton Dadjo I comme cela ne suffisait pas est révoqué par le Décret Présidentiel N°1346 pour motif mauvaise manière de servir sans être remplacé jusqu’à présent.

 Ibedou face à un ultimatum

Le 04 Juin 2018, le comité des sages,  a de nouveau,  rencontré ; Mahamat Nour Ahmed Ibedou. Il lui est demandé cette fois-ci de rétablir sans délai le canton Dadjo sans dépasser un mois, au plutard le 30 Juin 2018 et abandonné systématiquement le milieu de défense des droits de l’homme au profit de la communauté. On lui reproche son radicalisme. Il risquerait d’être banni et renié par la communauté Dadjo I. Pour le défenseur des droits humains, c’est une question sans isssue ni solution parce que la protection et la défense des droits de l’homme ne se décrète pas moins encore ne s’abandonne pas sous la pression d’une communauté à cause des intérêts égoïstes , mais c’est un choix. Il dit : « j’y suis j’y reste »

La maison d’Ibedou à Ndjaména menacée de démolition

Le 09 Juin 2018, une visite inopinée des agents de l’Agence Nationale de la Sécurité (ANS) au domicile d’Ibedou, lui révèle  une information « urgente » selon laquelle, « urgente », que  le carré où il  réside actuellement fait partie de la réserve de l’Etat.

Le fondément historique du canton Dadjo I

D’une superficie de 3 975 Km2 et d’une population estimée à 25 208 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2009. Le canton Dadjo I fut créé en 1923, il compte 46 villages et 92 ferriques dont voici la liste des Chefs de Canton qui se sont succédé jusqu’à présent :

  1. IBEDOU DAOUD
  2. MAHAMAT IBEDOU qui régna 6 ans ;
  3. HISSEINE IBEDOU qui régna 6 ans et 7 mois ;
  4. AHMAT IBEDOU régna 2 ans ;
  5. OUMAR IBEDOU qui régna 8 ans et 2 mois ;
  6. AHMAT IBEDOU revint pour la deuxième et régna 12 ans puis élu Député pendant son règne.
  7. YOUSSOUF MAHAMAT qui régna 2ans et 4mois ;
  8. MOUSSA IBEDOU régna 22 ans ;
  9. HAMID MOUSSA IBEDOU régna 2 ans ;
  10. ALI MOUSSA IBEDOU qui est l’actuel chef de canton du 06 Mai 2012 jusqu’à présent et limogé le 02 Juin 2018.

Il faut noter que le canton est légué toujours par une ligné familiale cantonale depuis sa création jusqu’à présent c’est-à-dire de père en fils.

Aujourd’hui, l’engagement pour les droits humains, les libertés, la justice sociale des Tchadiens, vaut à Mahamat Nour Ahmed Ibedou, tous les ennuis du monde au Tchad, comme, il a valu à Djibrine ASSALI, ancien Secrétaire Général de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), d’être persécuté puis contraint à l’exil.

A qui le tour demain ? Peut-on laisser Idriss Deby faire subir les leaders de la société civile des tels affronts sans agir pour Ibedou ?

Pourquoi les défenseurs des droits humains sont-t-ils devenus des cibles du régime tchadien ?

 Agissons donc maintenant pour éviter à ces hommes et femmes qui tiennent tête à ce pouvoir liberticide, tortionnaire et cynique.

Makaila Nguebla

Makaila.fr