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Flash Info: Urgent-Tchad-Niger-Libye: plusieurs opposants armés tchadiens détenus au Niger, la CTDDH redoute leur extradion vers le Tchad où leurs vies sont en danger (communiqué de presse de la CTDDH)// La famille Hissein Bourma dans le collimateur de Donald Trump//

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Publié par Mak

Tchad : État de vampire et de suicide collectif, seule la détermination garantira notre avenir !

Disons-nous la vérité, sans avoir peur de l’élimination physique. Le peuple souffre d’un mal qui n’est autre que la mal gouvernance. Idriss Deby par sa gestion inintelligente va plonger le pays dans le chaos. C’est certain. Le peuple, dans l’impasse, passe des nuits blanches parce que le pays le fait pleurer.

Le Tchad fait pleurer ses enfants ! Mon pays est infecté par des démons dont leur spectre hante la population de jours comme de nuit. Leurs doigts sont tachés de sang. Je le sais, le Tchad vivra après moi, il est évident, mais il faut que le peuple s’assume pour sortir de la servitude. La discrimination de tout genre bat son plein. Avouons-le, nos dirigeants sont des plaies pour le développement… de toute évidence, Idriss Deby n’est pas la solution à notre problème mais plutôt le problème à la lumière de notre solution. Hier nous étions sous le soleil grillant parce qu’il nous avait promis le paradis, la liberté. Aujourd’hui nous y sommes encore mais cette fois ci ayons le courage de lui dire « dégage » parce qu’il a trahi la cause. Dans cet Etat de vampire et de suicide collectif où tous les coups sont permis, seule notre détermination déterminera notre avenir. Le Tchad est gouverné par les ravisseurs qui font saigner le peuple. Et si Trump avait raison ! Je suis peut-être ce garçon gênant la tranquillité mais qui espère que sa sueur et ses larmes serviront à fabriquer ce béton qui construira une Nation forte : le Tchad de demain ! Depuis plusieurs décennies nous subissons l’une des pires formes de gouvernance en Afrique. Voici le remède.

La situation est révoltante ! Mais face à elle nous sommes restés motus. Hommes, femmes, enfants et vieux sont humiliés et méprisés, là encore, tchuuu… pour se justifier, certains versent dans la facilité en invoquant la responsabilité collective. Mais non ! L’assassinat de Ibni Oumar n’est pas un acte collectif. Interrogez Idriss Deby, il vous le dira… nous n’avons pas assassiné des prisonniers menottés. Interrogez la présidence de la République. Que dire des filles violées ? Appelez les enfants mal éduqués des caciques du régime ravisseur à la barre. Accusez qui de droit ! Sanctionnez qui de droit !
Libérons-nous ! Brisons les chaines de la peur au risque d’amorcer irréversiblement la descente sans retour aux enfers. Qui d’entre nous est capable de penser sans colère ? J’en ai ras-le-bol d’avoir à la tête de mon pays des hommes victimes d’épilepsie. Observez-les dans leur démarche : on les prendra pour des encéphalopathes caressant les fesses d’une femme en extase.
Nous avons applaudi et accueilli une meute de loups dans la bergerie ce matin du 1er décembre 1990. Quelle imprudence ! Le petit berger de Berdoba nous avait promis « ni or ni argent mais la liberté ». On s’est leurré. Très vite nous avons assisté à une déviation idéologique. Nous sommes passés de la démocratie à l’autocratie. Le trésor public est privatisé par la famille ; les fonctionnaires triment sans prime… des arriérés de salaires de plus de 3 mois font parties des vécus des travailleurs… le pays se meurt. L’agonie est réelle. Le taux de chômage augmente de jour en jour ; les étudiants sont martyrisés, victime d’une politique éducative absente. La misère se lit sur tous les visages. Le peuple fait pitié et implore le ciel. Lequel ciel semble ne rien faire et d’ailleurs il le fera pour quelle raison ?

Sans avoir peur de la prison ou de subir le sort des autres victimes, assumons nous ! Les criminels qui assassinent sont connus : Idriss Deby et les autres racailles. Ils ont assassiné la République et le peuple. A quoi peut-on avoir peur lorsque nous avons tous la guillotine au cou ? Il faut fuck le système du vampire. Si l’arme revendicatrice des droits d’un bébé est son cri perturbateur du calme de ses parents alors la nôtre, dans notre contexte, est la bourrasque populaire. N’ayons pas pitié de ceux qui veulent chiffonner notre avenir et ceux de nos enfants. L’injustice ne triomphera jamais dans mon pays de mon vivant. Comme Rose Lokissem, je me battrai jusqu’à ce que mort s’en suit. Crions révolution !

Masbé NDENGAR

ndengarmasbe@gmail.com