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Flash Info: Urgent-Tchad-Niger-Libye: plusieurs opposants armés tchadiens détenus au Niger, la CTDDH redoute leur extradion vers le Tchad où leurs vies sont en danger (communiqué de presse de la CTDDH)// La famille Hissein Bourma dans le collimateur de Donald Trump//

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Publié par Mak

Tchad: CAP-SUR retire sa confiance totale à Idriss Deby (communiqué de presse)

CADRE D’ACTION POPULAIRE POUR LA                              Engagement-Fidélité-Justice

SOLIDARITE ET L’UNITE DE LA REPUBLIQUE                                               --------------

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COMMISSION EXECUTIVE NATIONALE

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DIRECTOIRE EXECUTIF NATIONAL

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DIRECTOIRE EXECUTIF REGIONAL DU MANDOUL

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SECRETARIAT REGIONAL

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis le 10 Avril 2016, le peuple tchadien a retiré sa confiance légitime au régime du MPS par un vote massif pour l’alternance. En dépit de cela, le système MPS, sous la coordination de l’ANS, a confisqué le pouvoir du peuple en violation flagrante de la Constitution de la République en vigueur.

Contre toute nature, le régime illégal a perdu le contrôle de la gestion de l’Etat et surtout l’usure du pouvoir aidant, l’ascenseur est totalement déréglé et/ou en perte de vitesse laissant libre cours à un désordre administratif et sécuritaire à travers toute la république dont le Mandoul n’est pas du reste.

Dans un Etat de droit, la sécurité est la préoccupation majeure, elle passe par des mesures préventives et de secours face aux dangers qu’encourent les populations, et non par des méthodes interventionnistes.

Le régime a opté pour un système de sécurité despotique. Celui d’utiliser des agents de sécurité analphabètes et brutaux pour déstabiliser la population. Cela se remarque dans les corps de la police nationale, de la gendarmerie, de la GNNT et le plus criant, dans le service de renseignement. Ces agents sont de morphologie douteuse et parle peu ou mal l’arabe dialectal tchadien donc sans notion patriotique.

Au niveau de l’Administration Régionale, les autorités hiérarchiques, pourtant investies de la puissance publique, n’ont pas l’audace d’user de leurs prérogatives pour garantir la quiétude des populations et de leurs biens. C’est ainsi que l’engrenage du désordre s’installe, personne ne contrôle rien, les plus faibles armés des moyens de l’Etat, s’imposent au plus forts et tout le monde en paye les frais.

Après la proclamation des résultats inversés des élections présidentielles, suivis d’une démonstration de force des conquérants armés, le peuple doit apprendre la leçon à ses dépens. Toute réaction face à une injustice imposée par l’Administration où les hommes en tenues, est qualifiée de rébellion, et les présumés auteurs contraints à croupir à la Maison d’arrêt (cas de Goundi, Bédaya, Peni, Koka Bebopèn, Béboro etc.).

Cette situation, de ni guerre, ni paix, demeure désastreuse dans la Région du Mandoul. Des crimes crapuleux sont récurrents, notamment dans la sous-préfecture de Goundi où plusieurs morts d’hommes ont été enregistrées parmi les paysans par manquements des Administrateurs ou par bavures des hommes en tenues à la gâchette facile. Et les victimes sont souvent les paisibles cultivateurs et éleveurs.

Dans le Département du Bahr-Sara, territoire sous mandat d’un contingent (MISCA) des hommes en tenues (sous quel commandement, Dieu seul le sait), la population vit un calvaire depuis la 08 août 2016.

Monsieur NGABA BOULO, Coordinateur cantonal du CAP-SUR de Gon, a été enlevé, torturé et séquestré jusqu’à ce que mort s’ensuive ainsi que monsieur ISSA OUSMANE, éleveur de son Etat, sauvagement assassiné, lui aussi, par des délinquants habillés en tenues militaires et entretenus par l’Etat pour des motifs inconnus.

Dans les recoins profonds (Dembo, Békourou, Moïssala rural, Bouna…), la population est systématiquement privée de sa liberté de vaquer tranquillement à ses occupations. Les militaires et la brigade mobile des Eaux et Forêts composés pour la plupart des fils des autorités locales, au nom de la loi 14, pillent et arnaquent les paisibles paysans et surtout les éleveurs en souffrent énormément.

De tout ce qui précède, le Directoire Exécutif Régional du CAP-SUR du Mandoul dénonce avec la dernière énergie :

  1. La déliquescence, la complaisance, le complexe et l’amateurisme des autorités administratives à imposer l’autorité de l’Etat dans la Région du Mandoul.
  2. Les assassinats crapuleux du Coordinateur cantonal du CAP-SUR de Gon, le camarade Ngambor Boulo et de Issa Ousmane, éleveur, aux alentours de Gon à Namlé.
  3. Les multiples morts de Goundi et les mauvais traitements infligés aux chefs de villages du Mandoul par les autorités de tutelle.
  4. Les interpellations et arrestations arbitraires des chefs de cantons et les chefs de villages de la région du Mandoul, auxiliaires de l’administration, sont menottés et humiliés comme des malpropres par les autorités administratives locales.

 

Fait à Koumra, le 29 Juillet 2017

Pour le Directoire Exécutif Régional

Le Président

BIN-BER KAÏBE ASRÔH

Ampliations :

  • Directoire Exécutif National            1
  • Directoires Exécutifs Départementaux 3
  • MPS                                                 1
  • CTPD                                                1
  • URD                                                 1
  • Presse locale (TOB, LOTIKO)                         2
  • LTDH                                               1
  • ATPDH                                            1
  • ARED                                               1
  • Archives                                           2