Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info: Urgent-Tchad-Niger-Libye: plusieurs opposants armés tchadiens détenus au Niger, la CTDDH redoute leur extradion vers le Tchad où leurs vies sont en danger (communiqué de presse de la CTDDH)// La famille Hissein Bourma dans le collimateur de Donald Trump//

Géo-localisation

Publié par Mak

Tchad : L’inévitable tragique destin

Le Tchad est à la croisée des chemins. C’est peu de le dire. Tous les signaux sont au rouge et inutile de consulter les oracles pour comprendre les signes apocalyptiques car il y a de ces signes qui ne trompent pas.

L’économie est en berne depuis 2014 et les arriérés de salaire de plus trois sont répétitifs. Les bourses et les primes de recherches sont supprimées ; les salaires diminués et vie chère avec leur corolaire de misère accrue tiennent le peuple au respect. Son quotidien rime au rythme du désespoir. Les conditions de vie du peuple sont pénibles voire intenables. Désespérément et naïvement il croit à la providence divine.

Le taux de pauvres, trop élevé. Le pays est en bas de l’échelle dans tous les secteurs de développement. L’horizon du peuple est blafard et l’aube ne contient plus le germe de l’espoir. Le crépuscule s’annonce comme le crépitement des armes qui emportent avec elles des vies innocentes, victimes d’une émeute de loups qui a fait son entrée dans la bergerie le 1er décembre 1990. Trop d’injustice et on est loin de réconcilier le criminel avec le tribunal. L’un dans l’autre, toutes les conditions sont réunies pour que la République amorce sa descente dans les abimes si… décryptage.


« Le peuple tchadien a commis la plus grosse erreur de toute son évolution à applaudir ce régime le 1er décembre 1990 alors qu’il accueillait une meute de loup dans la bergerie », selon Iyina, dans son communiqué du 8 mai 2017. C’est assez évocateur et témoigne la réalité du terrain. Le peuple a en face des véritables prédateurs et prévaricateurs, qui tels des sangsues ne cessent de boire gloutonnement son sang. L’affaissement de l’Etat est sans précédent et se caractérise par des faits qui finiront, dans un futur très proche, par l’effondrement du pays. En effet, la corruption s’érige en une règle normative de gouvernance et devient une pure banalité. Elle se pratique et dépasse désormais le cap du tabou. Aucune économie au monde n’a survécu aux effets dévastateurs de la dame corruption… le sort de notre pays est donc plus que clair.


Le problème du Tchad n’est pas relatif aux ressources ni aux richesses. Notre pays est l’un des pays béni au regard de ce que regorge le sous-sol, le sol ainsi que les ressources humaines. C’est « un scandale géologique ». Le pays se heurte tout simplement à un système de gouvernance qui est en inadéquation avec les aspirations du peuple. Deby est loin d’inspirer une petite confiance au peuple qui a fini par le vomir avec beaucoup de mépris. La preuve, depuis 2014, ses discours sont basés sous les signes du pessimiste. Il est plus que clair que les tchadiens se rendent comptent enfin que leur président patauge dans la somnolence et verse désormais dans la quête de l’étiquette de la vedette à l’international avec des interminables voyages à travers le monde. Il a officiellement effectué 37 voyages en 2016, soit 220 000km parcourus (5,6 fois le tour de la terre). Des voyages infructueux les uns que les autres. Il est temps de sonner stop !


Consultez les oracles, les marabouts, les voyants et tous les charlatans et autres sorciers du monde. Ils parviendront tous à la même conclusion : la déchéance réelle du pays est inévitable si ces charlatans et vendeurs d’espoir continuent toujours à présider aux destinées du pays. Libre à chacun de croire ou de ne pas mais l’avenir nous le dira. Néanmoins, sachez-le qu’il en sera ainsi. En effet, c’est depuis le début des années 2012 que le pays s’est engagé sur la voie du déclin. Il poursuit sa dérive. La population subi atrocement les assauts conjugués de la famine, de la pauvreté sévère et de la privation de ses droits. Malgré cette situation chaotique, Idriss Deby, tel un roitelet règne sur son empire Tchad dans une indifférence totale. Le temps et les faits ont démontré suffisamment que le système érigé en gouvernance n’est pas à la hauteur des enjeux économiques et sociaux. La preuve : on assiste non seulement à l’effondrement de cette économie mais de toute la société tchadienne. Ainsi donc l’émergence tant clamée restera encore pendant longtemps un mirage.


C’en est que trop duré. Il n’est que temps d’y mettre un terme. Nos gouvernants ne sont pas prêts à atteindre une maturité démocratique et même intellectuelle qui nécessite l’instauration d’un dialogue inclusif en vue de trouver un consensus. Cela va donc de soi que notre pays a nécessairement besoin que des résistants se lèvent quitte à en payer le prix.

Masbé NDENGAR
Etudiant en communication et blogueur

 
 
 -- envoyé par NDENGAR Masbé (ndengarmasbe@gmail.com)