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Flash Info: Le président tchadien dans la tourmente, acculé de partout// Suspension des vols du PAM à Amdjarass- Agacée par de nombreux vols à destination d'Amdjarass, ville natale d'Idriss Deby, la représentante au Tchad du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), a ordonné la suspension des vols humanitaires en direction de cette contrée, devenue, la Gbatolite tchadienne // l'ADAC dans le collimateur de l'IGE- Epinglée par l'Inspection Générale d'Etat) pour des malversations financières, l'ADAC détourne l'attention de l'opinion et accuse une compagnie aérienne privée inoccente //

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Publié par Mak

LETTRE OUVERTE AUX DEPUTES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE TCHADIENNE
 
Mesdames et Messieurs les députés, 
 
En 2011, le peuple vous a désigné pour le représenter au sein de l’Assemblée Nationale. La confiance que vous ont accordé les citoyens de vos circonscriptions ne doit pas être trahie. 
 
Le Parlement dont vous êtes membres depuis 2011 a pour mission de voter la loi et de contrôler l’action du Gouvernement. Mais votre Institution a un rôle encore plus noble, celui de permettre l’équilibre des pouvoir qui garantit l’Etat de droit. 
 
Votre mandature est arrivée à expiration depuis 2015. Idriss Déby, arguant du besoin d’assurer des élections présidentielles et  législatives sensées être  libres et transparentes sur des bases solides à partir d’un fichier biométrique, a prorogé votre mandature jusqu’au 21 juin 2017. Vous tiriez alors une certaine de forme de légitimité, quoique déjà inconstitutionnelle,  de cette promesse fallacieuse. 
 
Vous le savez, aucune disposition n’a été prise à ce jour pour réaliser  ces élections à partir du recensement biométrique ayant servi aux élections présidentielles. Et ceci, malgré les avertissements de la classe politique et des mouvements citoyens. Les velléités du pouvoir de proroger encore une fois votre mandat sur la base d’arguments d’insuffisance de ressources financières ne trompent personne. Il s’agit d’une énième tentative  de priver le peuple de son droit le plus légitime de désigner ses représentants à l’Assemblée Nationale. 
 
Les dépenses électorales sont des dépenses prioritaires car la légitimité des représentants du peuple garantit la stabilité de l’État.  Votre Assemblée a voté les lois de finances ces dernières années sans veiller à ce que l’Exécutif fasse les choix clairs en vue de faire organiser ces élections. Il s’agit pour le peuple, la classe politique et les mouvements citoyens de votre choix d’être complices d’Idriss Déby dans sa volonté de violer les textes constitutionnels et d asservir le peuple tchadien. 
 
il devient dès lors clair pour les forces vives de la nation que la mandature actuelle fait partie du des principales causes de la situation catastrophique de notre pays et sa prorogation ne saurait nullement nullement   constitué une solution ou un palliatif n. Elle n’assure pas son rôle d’équilibre des pouvoirs. Elle est devenue l’auxiliaire de la tyrannie.  Elle n’a contribué ni à réduire l’impunité dont jouissent de facto les coupables de crimes économiques, membres du parti au pouvoir ou proches du Président, ni à préserver les équilibres économiques encore moins à animer des débats pour conduire le gouvernement à des choix judicieux en matière d’investissement public. Sous votre mandature, la dette publique a explosé en même temps que les détournements de biens publics et l’exacerbation des clivages de toutes sortes.
 
La question de la prolongation de votre mandature ne saurait donc pas rester un problème uniquement de la classe politique, ni un problème de droit et de légitimité. Elle est d’abord et avant tout un problème lié à notre volonté collective ou non de sauver notre pays de la banqueroute et des dérives dictatoriales graves. Elle est un problème du respect ou non de notre volonté de vivre ensemble dans le respect de notre Constitution du 31 mars 1996. 
 
C’est dans cet esprit, et au nom de notre peuple martyr que le Conseil du PACT demande solennellement à  tous les  députés  et en particulier ceux de l’opposition de démissionner et de refuser la prorogation de leur mandat électif au-delà du 21 juin 2017. vous serez comptables de la confiscation du droit du peuple à choisir ceux qui le représentent si vous continuez à siéger  au sein de cette assemblée nationale. 
 
Chers députés, votre présence dans cet hémicycle au-delà du 21 juin 2017 est une insulte au peuple Tchadien et à sa jeunesse. D’ici le 21 juin 2017, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire: le choix est entre la dignité et la trahison. 
 
Vous avez le devoir moral de faire ce geste historique en vous retirant dignement et en demandant  la tenue d’élections libres et transparentes.
 
Nous vous mettons en garde contre votre volonté de vous maintenir de manière illégitime et inconstitutionnelle en cette période de crise financière créée par le pouvoir dans le seul  objectif de préserver vos émoluments et avantages de parlementaires.
 
  Si la sanction sociale vous a jusqu’ici préservé de faire face aux conséquences de vos actes, sachez que cette fois-ci, la jeunesse ne se laissera pas condamnée par vos attitudes complices. Vous avez d’ici le 21 juin, à choisir entre:
 
- vous retirer dignement de cette Assemblée Nationale et vous donner un capital de soutien populaire. Le peuple soutiendra ceux qui auront le courage de refuser cette nouvelle mascarade. 
 
- ignorer cet avertissement et continuer à siéger dans un parlement inconstitutionnel, illégal et illégitime. Dans ce cas, vous aurez choisi le camp des oppresseurs du peuple. Que vous soyez de l’opposition ou de la coalition au pouvoir, la jeunesse vous combattra avec le même acharnement qu’elle prend à combattre la dictature en place. Parce que vous serez devenus pour elle, les auxiliaires et les collaborateurs de la tyrannie. 
 
Notre mouvement est désormais irréversible. Pour la souveraineté du peuple tchadien,
nous mènerons ce combat jusqu’au bout avec toutes les bonnes volontés. 
 
A vous donc de choisir entre continuer à vous servir ou rallier le peuple dans sa quête du respect de ses droits.
 
Veuillez croire en l'assurance de nos salutations républicaines.
 
Pour le collège du PACT 
Abdelkerim Yacoub koundougoumi