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Publié par Mak

IMPOSTURE, DEMAGOGIE, MENSONGE, ET DICTATURE,  AU POUVOIR DEPUIS 27 ANS BIENTÔT!

Indépendamment des circonstances politiques et historiques, de Staline à Mugabé en passant par Salazar, Mobutu, Pinochet, Eyadéma, Habré, Ben Ali et autres ordures, qui ont signé un bail à vie avec la postérité sous le sceau d’affreux satrapes, les pouvoirs dictatoriaux partagent des caractéristiques communes fondamentales.

Outre leur nature autocratique, l'une des plus visibles de celles-ci est le culte étouffant de la personnalité de celui qui dirige, hissé, par les siens, au rang d'une sorte de dieu, d'homme providentiel, faiseur de miracles, que l'on désigne généralement par des périphrases aussi grandiloquentes les unes que les autres : « père de la nation », « guide », « timonier » », « président fondateur », etc. Par ailleurs, tous ces pouvoirs sont aussi bâtis sur l’imposture, la démagogie et le mensonge : sous tous les cieux, ils sont tous des machines bien huilées et rodées à falsifier l’histoire des peuples, à la tronquer, pour la présenter sous un angle déformé, qui leur est favorable!

Aussi, depuis bientôt vingt-sept ans qu’ils sont à la tête du pays, Idriss Déby Itno et ses partisans n’ont-ils pas dérogé à la règle : ils sont, eux aussi, passés maîtres dans l’art de la déformation des faits historiques, notamment des événements marquants qui, depuis l’avènement de la dictature d’Hissein Habré jusqu’aujourd’hui, ont jalonné la vie politique du pays. En effet, depuis 1990, le 1er décembre, par exemple, jour anniversaire de leur prise du pouvoir, avec le soutien décisif de l’impérialisme français, est devenu, pour eux, une occasion de réécrire à leur manière, d’une part, le récit de ce qu’a été la dictature d’Hissein Habré et, d’autre part, la signification politique profonde de ce qui s’est réellement passé quand ils ont éjecté du pouvoir leur ancien mentor. Chaque année, ce jour-là, baptisé pompeusement « la journée de la liberté et de la démocratie », est décrété férié et célébré sur toute l'étendue du territoire. C'est  l'occasion, pour  les dignitaires du MPS, d'organiser des festivités, des réunions et des meetings, au cours desquels ils font une critique acerbe de la dictature d’Hissein Habré. Mais, en même temps, ils encensent le pouvoir actuel, en insistant particulièrement sur le rôle important, selon eux, qu’aurait joué Idriss Déby Itno dans le changement de régime qui a eu lieu il y a vingt-sept ans bientôt, présentant ainsi celui-ci comme l’homme extraordinaire qui aurait libéré le pays de la dictature et, du coup, instauré la démocratie.

Cette manœuvre a un objectif double : il s’agit, d’une part, de chercher à cacher un pan entier de l’histoire du pays en occultant les responsabilités personnelles d’Idris Déby Itno et certains de ses comparses actuels au sein de la dictature d’Hissein Habré et, d’autre part, de forger aux principaux dirigeants du MPS une nouvelle image de marque, fleurant bon l’innocence et la vertu, en les présentant comme des « démocrates » soucieux des problèmes des couches populaires. Tout récemment, suite à  la confirmation de la condamnation à perpétuité de

du dictateur déchu, c'est aussi cet objectif-là qu'ont tenté d'atteindre les responsables du MPS et autres partisans d'Idriss Déby Itno qui ont, non seulement salué la décision des Chambres africaines, mais aussi, de façon opportuniste, saisi l'occasion pour faire un réquisitoire du régime déchu et tisser en même temps des lauriers à leur « président fondateur », décrit, pour la circonstance, comme le principal artisan de cet événement sous prétexte qu'il aurait combattu et vaincu la dictature d'antan.

La philippique contre l’ancien régime est, certes, de bonne guerre ! Car, on ne voit pas comment Idriss Déby Itno et ses partisans pourraient faire autrement ! Comment pourraient-ils, en effet, tenter de justifier leur avènement au pouvoir sans critiquer le pouvoir de leur ancien mentor ? Mais, fusant de leur bouche, cette critique-là est-elle crédible ? Loin s’en faut 

Comme le démontrent les faits, certifiés par l’histoire, le pouvoir d’Hissein Habré était, bien sûr, une dictature féroce, certainement l'une des plus sanguinaires que le pays et l'Afrique moderne aient connues! C'est, d'ailleurs, à cause de cela que, dès l'instauration de ce régime, du nord au sud, de l'est à l'ouest, sur toute l'étendue du territoire, nombreux étaient les hommes et les femmes qui l'ont combattu, souvent les armes à la main, au prix de leur vie ou d'un long exil qui, indépendamment de leur volonté, s'est, des fois, transformé en un voyage sans retour faisant d'eux des émigrés sous d'autres cieux.

 Mais quand ce sont les dignitaires du MPS, Idriss Déby Itno en tête, qui rappellent ce qu’a été cette période sombre de l’histoire du pays, dans le but d’en faire un réquisitoire implacable tout en se donnant le beau rôle de « libérateurs », cela ne manque pas de sel : il y a dans leurs propos quelque chose d’indécent, qui pue à la fois l’imposture, la démagogie, l’hypocrisie, le mensonge et la tartufferie !

            En effet, bien qu'il en fût le principal concepteur et responsable, Hissein Habré n'a ni organisé ni dirigé tout seul le régime dictatorial déchu. Il l'a fait avec la complicité et le soutien d’une myriade de gens : des militaires, des politiciens, ses chefs d’état-major, ses généraux, ses colonels, ses capitaines, ses ministres, ses députés, ses préfets, ses magistrats, ses directeurs généraux et autres plumitifs. Quelles qu’aient été leurs responsabilités, petites ou grandes, ceux-ci ont donc tous fait le choix conscient de s'associer à lui, au niveau de l’Etat, pour imposer leur dictature commune à l'ensemble de la population opprimée du pays, en commençant par éliminer tous ceux qui, quelles que fussent leurs motivations et les limites de celles-ci, avaient raison de contester leur pouvoir et de le combattre, d'une façon ou d'une autre.

            Or, comme tout le monde le sait, parmi les plus proches sous-fifres et collaborateurs du dictateur d'hier, au premier rang, se trouvait Idriss Déby Itno ! En 2012, lors d’une interview accordée à la presse locale, celui-ci a lui-même expliqué que, c’est dans les années 80, -  marquées notamment par  la décomposition de l’Etat, la dégénérescence du FROLINAT sous la forme d’un conglomérat de bandes armées rivales, aussi réactionnaires les unes que les autres, la faillite du GUNT, etc -, qu’il avait rejoint les rangs des partisans d’Hissein Habré parce que, a-t-il ajouté, celui-ci défendrait le pays contre l’expansionnisme libyen. C’est ainsi que, à l’ombre de l’ancien satrape déchu, devenu son mentor, il a gravi les échelons jusqu'à assumer d’importantes responsabilités politiques au sommet de l’Etat d’alors : membre éminent de la direction des FAN d’abord, ensuite du comité central de l’UNIR, le parti unique de la dictature de l'époque, mais aussi chef d'état-major, conseiller à la défense, commissaire à la sécurité d'Hissein Habré.

            A quelques exceptions et détails près, ce parcours-là a été aussi celui d’Hassan Djamous, Abas Koty et d’autres, dont bien des responsables actuels, que l’on retrouve aujourd’hui, auprès d’Idriss Déby Itno, dans le gouvernement, l’armée, l’administration ou au sommet du MPS. 

            Ce sont donc tous ces gens-là, Idriss Déby Itno et une  frange de ses compagnons d'aujourd'hui, à la tête du pays, qui ont aidé Hissein Habré à prendre le pouvoir à  N’Djaména, le 7 juin 1982,  grâce à la complicité de l’impérialisme français. Ensuite, pendant des années, ils ont pleinement et consciemment contribué à imposer sa dictature, qui était aussi la leur, alors que,  dans le même temps, d'autres hommes et femmes donnaient le meilleur d'eux-mêmes, y compris leur vie, pour en finir avec ce régime qui ne tenait que grâce au soutien multiple de la France et des Etats-Unis.

            Contrairement aux allégations des laudateurs zélés du régime actuel, qui font preuve d'une crasse méconnaissance des réalités historiques du pays, mais surtout d'un cynisme sans bornes, au point d'être capables de s'abaisser et d'aller puiser leurs arguments dans les poubelles et les caniveaux les plus puants qui soient, juste pour falsifier l'histoire afin de tailler à leur « président fondateur » une image plus belle que nature, tout en étalant, au passage, leurs basses soumission et servitude, pendant presque huit ans, en effet, en parfait accord avec la politique d’Hissein Habré, Idriss Déby Itno et certains de ses comparses d'aujourd'hui ont, pierre après pierre, étape après étape, construit avec leur mentor d'alors le pouvoir dictatorial déchu, transformant ainsi le pays en un immense mouroir, essaimé de charniers, avec le legs que l’on connaît : au moins 40 000 morts, selon la commission chargée de faire la lumière sur les crimes commis sous l’ancien régime, des morts qui, en vérité, n’accusent pas que Hissein Habré seul et, même si celui-ci mérite sa condamnation et n 'est pas à plaindre, auraient dû normalement justifier que certains ses anciens sous-fifres aient été, eux aussi, appelés à la barre à Dakar pour en rendre compte devant la justice et à l'Histoire !

            Pendant presque huit ans, ils ont ainsi participé au mensonge historique selon lequel la Libye du dictateur Khadafi, un pays dominé lui aussi par les puissances impérialistes malgré ses pétrodollars, ambitionnerait tout simplement de « coloniser », d’« annexer » le Tchad. Ils ont , par conséquent, contribué à jeter les bases de la politique sécuritaire de l’époque qui, nourrie par ce mensonge-là, a fini par donner naissance à la DDS, cette monstrueuse machine à tuer, à la construction de laquelle ils ont pris part eux aussi. Plus que toute autre chose, le chaos actuel dans lequel sombre la Libye montre surtout son état arriéré, sous-développé, son incapacité, donc, à envahir un pays comme le Tchad et à le dominer. Mais, il symbolise aussi le fondement combien mensonger de la politique sécuritaire de l’époque, qu’Idriss Déby Itno et bien de ses comparses actuels ont, des années durant, consciemment alimentée, organisée, et qui a servi de prétexte à la construction, de façon méthodique, de leur dictature, avec les affreuses conséquences qui en ont découlé.

            Pendant presque huit ans, ils ont aussi été quelques-uns des principaux acteurs des nombreuses répressions massives qui ont marqué la vie politique du pays, comme celles dont ont été victimes les membres des communautés hadjaraï ou zakhawa, mais surtout celle qui s'est abattue sur la zone méridionale dans les années 83 ! Cette répression à grande échelle, entrée dans l’histoire  sous le vocable de « septembre noir », déclenchée officiellement pour réduire les Codos qui s’opposaient à la dictature de l’époque, s’est finalement transformée en une campagne de massacres massifs, commis par les troupes gouvernementales, dirigées, soutiennent certains, par Idriss Déby Itno lui-même !

            Pendant presque huit, sous l’ombre d’Hissein Habré, ils ont également participé au pillage des caisses de l’Etat, aux détournements des fonds publics, mais aussi au racket, au vol, imposé par l’Etat lui-même, sous le prétexte de « contribution à l’effort de guerre », qui consistait à prélever une partie des salaires des travailleurs, à dépouiller les paysans de leur bétail ou de leurs vivres et les femmes, de leurs bijoux en or . C’est ainsi également que nombre d’entre eux ont jeté les bases de leur enrichissement, qui fait d’eux aujourd'hui les membres du cercle restreint des privilégiés du pays, exhibant de façon insolente leur train de vie de bourgeois repus, alors que la majorité pauvre de la nation a de plus en plus du mal à se nourrir une fois par jour !

            Pendant presque huit ans,  ils ont, en outre, comme en février 1979,  inoculé le venin de la division au sein des populations, opposé celles-ci les unes aux autres, dans des affrontements fratricides, sous prétexte qu’elles ne parleraient pas la même langue, ne viendraient pas de la même région, n’auraient pas la même religion, ou qu'elles seraient, en plus clair, des « Nordistes », « des Sudistes », des « Gouranes », « des Saras », « des Arabes », « des Ngambaïs », etc. Certains d’entre eux sont allés jusqu’à s’afficher fièrement comme des « cadres du Nord », « des intellectuels nordistes », drapés, engoncés dans des boubous blancs, le bonnet ou le turban sur le chef, en plus, tel un signe distinctif de démarcation identitaire revendiquée, assumée, ou à présenter leur mentor, Hissein Habré, comme « l’œil des Nordistes », avant qu’ils ne réalisent eux-mêmes que, en réalité, il s’agissait plutôt de celui d’un monstre, friand également du sang des natifs de la zone septentrionale! Ils ont ainsi participé à  la division du pays sur des bases ethniques, tribales, régionales, confessionnelles, dont les conséquences néfastes se font sentir encore aujourd'hui.

            Voilà, comment, pendant presque huit ans, Idriss Déby Itno et certains de ses partisans actuels, qui se donnent le beau rôle de pourfendeurs de la dictature d’Hissein Habré, ont consciemment contribué à sa fondation et à son fonctionnement ! Mais, évidemment, quid de tout cela, quand ils critiquent ce régime-là aujourd'hui !  Pas un seul mot sur leurs propres responsabilités et forfaitures dans cette période sombre de l’histoire du pays!

            Par ailleurs, contrairement à la légende construite artificiellement, de toutes pièces, que ressassent les partisans du régime actuel, selon laquelle ils auraient combattu la dictature d'Hissein Habré et libéré le pays en la vainquant, la vérité des faits est toute autre et ailleurs :  ce n'est pas Déby et compagnie qui ont fait tomber Hissein Habré, c'est l'impérialisme français qui l'a lâché ! Il y a nuance, et de taille ! Car, en réalité, si l'ancien chef d'état major du dictateur déchu et ses partisans ont pu marcher sur N'Djaména pour finalement faire fuir leur ancien mentor et prendre le pouvoir, c'est uniquement parce que l'impérialisme français l'avait décidé et, au final, avait laissé faire, exactement comme, quand, des années auparavant, il avait  fait le choix de se débarrasser des autres dictateurs, en fonction de ses intérêts du moment, pour installer à leur place des politiciens plus serviles :  Tombalbaye, en 1975, remplacé par les militaires ; ceux-ci, lâchés en 1979, au profit du duo Habré-Goukouni ; ce dernier, éjecté en 1982, pour imposer Hissein Habré seul, avant de faire connaître le même sort à celui-ci le 1er décembre 1990!  Dans le processus des événements qui ont conduit à la chute d'Hissein Habré, la bande armée d'Idriss Déby Itno et consorts n'a, somme toute, joué que le rôle d'un instrument, dont se sont servis les dirigeants français de l'époque  pour chasser leur ancien « bandjoss » du pouvoir et continuer à conserver leur mainmise sur le pays, avec la complicité de  nouveaux larbins et sous de nouvelles formes.

            C'est sur l'autel du multipartisme, - cette nouvelle supercherie concoctée et imposée par l'impérialisme français, avec la complicité des couches dirigeantes africaines, dans le but de domestiquer la colère des masses populaires qui, dans les années 90, à travers des grèves, des révoltes, des manifestations, exprimaient régulièrement leur exaspération contre la dégradation constante de  leurs conditions de vie, résultat des politiques inégalitaires en vigueur, aggravées par les plans d'ajustement structurel imposant des licenciements dans la fonction publique, des blocages des salaires, la suppression des bourses, la privatisation des unités industrielles étatiques, avec leur cohorte de misère, de précarité et de privations de toutes sortes, etc-, que l'ancien dictateur a été sacrifié.  En effet, son pouvoir étant pourri, honni, vomi par l'écrasante majorité des populations, non seulement que Hissein Habré était devenu gênant pour ses maîtres de Paris, mais, par ailleurs, il avait aussi peur du moindre ravalement de la façade hideuse de sa dictature : il craignait de  tout perdre, s'il instaurait la multipartisme. Aussi boudait-il et renâclait-il, de surcroît, tel un valet mécontent. Voilà pourquoi l'impérialisme français, qui l'avait porté à la tête du pays et l'y avait maintenu des années durant, a fait le choix de se débarrasser de lui en hissant à sa place Idriss Déby Itno et ses compagnons, qui, dès leur intronisation, ont embouché la trompette du « ni or, ni argent, mais la liberté », dans le but évident de gruger les masses populaires, en les gavant d'illusions, en prétendant que c'est avec des bouts de papier dans une urne qu'elles arriveraient à changer le cours de leur histoire, la base matérielle, sociale et politique, de leur existence.

            Tout cela éclaire d'une lumière crue ce qui s'est réellement passé le 1er décembre 1990. En effet, contrairement aux élucubrations des dirigeants actuels et leurs laudateurs, qui prétendent avoir libéré le pays, en réalité, l'arrivée d'Idriss Déby au pouvoir est, tout au plus, le résultat d'une simple révolution de palais. Elle n'a rien à voir avec une rupture politique radicale avec le régime déchu, car, c'est au sein même de la dictature qu'un camp, soutenu par l'impérialisme français, l'a emporté sur un autre pour continuer la même politique qu'avant sous de nouvelles formes.

            Dès leur arrivée au pouvoir, en effet, Idriss Déby et ses partisans ont pris pour leur propre compte tout l'appareil d’Etat légué par leur ancien compagnon. Ils ont associé à la gestion des affaires tous les collaborateurs du dictateur déchu, des généraux aux gardiens des prisons en passant par les ministres, les députés, les préfets, les juges, les directeurs et autres tortionnaires, qu'ils connaissaient bien, avec lesquels ils avaient travaillé des années durant. Aussi, entre l'ancien régime et le pouvoir actuel, n’y a-t-il, en réalité, aucune différence de fond. C’est, pour l’essentiel, le même Etat dictatorial qui est en vigueur, avec quasiment les mêmes visages, les mêmes hommes et les mêmes mœurs ! Le multipartisme qu’Idriss Déby Itno a consenti à instaurer, sous la pression de l’impérialisme français notamment, n'est, dans ce contexte, qu’un simple trompe-l’œil : derrière les oripeaux pseudo démocratiques, se terre le même pouvoir d’antan, sous un nouvel habillage, certes, mais sans que, au fil du temps, ses métamorphoses, ses mutations, comme le renouvellement permanent de son personnel politique n’aient ni changé ni altéré sa nature profondément dictatoriale, tel que le montre amplement la situation actuelle marquée à la fois par la faillite de l'Etat dans tous les domaines, mais aussi le talon de fer de la dictature, arrêtant, emprisonnant, interdisant toute manifestation, écrasant ainsi sous sa férule même les plus élémentaires des libertés, sans oublier les assassinats, l'ethnisme, le régionalisme, le népotisme, le clientélisme, l'exploitation éhontée des ressources humaines et naturelles au profit d’une minorité de parasites, le pillage des deniers publics, un rigorisme religieux nauséabond, comme aux heures sombres de la période du parti unique sous Hissein Habré !

 

                                                                       Ali Mohamed Abali Marangabi

                          abali_icho@yahoo.fr