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Publié par Mak

Le Préfet  de Biltine, pris la main dans le sac
Lors de la journée de la paix, de la cohabitation pacifique et de la concorde nationale, édition 2017, le président de la République, IDI déclare « chacun doit justifier ses biens et son patrimoine par rapport à son salaire… La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, dans toute sa force et dans toute sa plénitude  ».
 
Cette déclaration lourde de sens, acclamée par tous les tchadiens, semble passée dans les oreilles sourdes de certaines prédateurs de la république qui désormais « doivent comprendre que leurs actes ne resteront pas impunis ».
A Biltine, par exemple, avec le préfet  Abakar  «  le niveau de la prévarication a atteint son firmament ». Dans son amour de s’enrichir vite sur le dos du peuple, il a été pris la main dans le sac. Le constat est sans appel. Le garage du département est vide  et le magasin de l’ONASA l’est aussi. 
 Flagrant est, sans doute, son forfait d’avoir vendu  le véhicule de service du département. Sans donner plus de détails, le véhicule du service était vendu à 10 millions de CFA par un intermédiaire du nom Yacoub Mahmat Issaka à des ressortissants Tama. Il faut signaler au passage que   Yacoub est par ailleurs le chef de canton Wiled djamaa. Toutefois, aujourd’hui, un avis de recherche est lancé par la police afin de récupérer l’engin bazardé.
 
En plus, le préfet, en complicité avec  ce même Yacoub, a bazardé  en un seul coup tout le stock de l’ONASA au seul canton Weled djama laissant derrière lui toute une population dans une précarité sans précédent. Or, le stock de l’ONASA est mis pour assurer la sécurité alimentaire. Il faut aussi rappeler au passage que les produits de l’ONASA sont subventionnés par l’Etat Tchadien.
 
Alors coincé par la population, le préfet panique. Il remue ses anciens reflexes de la DDS. Donc  jubile et crie à son tour à la rébellion et au complot contre l’autorité de l’Etat afin de  dissuader les plaignants. Or, fort heureusement, la vigilance des services de sécurité était de mise et ils l’ont rapidement remis sur sa place de simple voleur.
 Et, finalement, il l’a payé double. Car, le gouverneur l’a suspendu de ses fonctions et la justice l’attend sur  pied ferme. De toutes les manières, une commission d’enquête est mise par le gouverneur  pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans ce gâchis.
Je me demande alors comme beaucoup d’autres Biltinois est ce que le préfet ne se fait pas rouler dans la farine par le chef de canton ? Ou bien se sentant proche au Ministre de l’Intérieur, il se croit alors tout permis ?
Le moins que l’on puisse dire, dans l’un ou dans l’autre cas, c’est que les biens publics sont indescriptibles et inaliénables et tout contrevenant doit subir les conséquences qu’il faut  plus ou égal à son forfait. Mais est ce que  dans ce cas d’espèce, la justice doit directement engager l’action publique contre le prévenu ou attend d’être saisie par la population lésée avant d’incriminer ce mange mil et ses complices ?  This is the question !
Zenab Mahamadi
Activiste  feministe
Depuis Biltine