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Flash Info: Suspension des vols du PAM à Amdjarass- Agacée par de nombreux vols à destination d'Amdjarass, ville natale d'Idriss Deby, la représentante au Tchad du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), a ordonné la suspension des vols humanitaires en direction de cette contrée, devenue, la Gbatolite tchadienne // l'ADAC dans le collimateur de l'IGE- Epinglée par l'Inspection Générale d'Etat) pour des malversations financières, l'ADAC détourne l'attention de l'opinion et accuse une compagnie aérienne privée inoccente //

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Publié par Mak

La dictature au cœur du Tchad : le journaliste Sosthène Mbernodji empêché de voyager au Maroc

Mbernodji Sosthène, journaliste littéraire à la radio FM Liberté, activiste, secrétaire exécutif de l’Association des Ecrivains et Auteurs Tchadiens d’Expression française par ailleurs lui-même écrivain et directeur artistique du festival littéraire « Le souffle de l’harmattan » qui est d’ailleurs le seul événement  littéraire dans un vaste pays comme le Tchad, est empêché de voyagé au Maroc où se tiendra le salon international de l’édition et du livre. L’ordre est donné par les autorités du ministère du développement touristique, de la culture et de l’artisanat.

 

En effet, tout est parti de la dernière édition du festival « le souffle de l’harmattan » qui a rassemblé un monde fou à N’Djaména avec en apothéose la remise du prix ‘’Les enfants de Toumaï’’ soutenu grâce au mécénat de Thomas Dietrich puisque personne ne songe appuyer le culturel dans ce bled. Ce festival a fait certainement des jaloux, des envieux ; les détracteurs de Sosthène sont par ordre d’arrivée le fameux directeur du livre et de la promotion littéraire, Bichara Taoussi, son collaborateur direct et coordonnateur des Centres de lecture et d’animation culturelle(CLAC) Ernest Bayabé Gong-ya ; ce dernier a sèchement dit au directeur du « souffle de l’harmattan » en décembre qu’il va lui interdire ce festival en 2017. Un troisième larron entre dans ce sinistre cercle, Laring Baou des éditions Sao qui les soutient contre Sosthène  qui a  toujours fait la promotion de cette édition sur FM liberté.  Or, Sosthène Mbernodji, l’homme aux multiples casquettes, est correcteur et chef des manuscrits aux éditions Toumaï, une jeune maison d’édition qui l’a officiellement désigné à prendre part du 9 au 19 février 2017 à ce salon du livre de Casablanca. Il a reçu son billet d’avion et le visa, et doit embarquer pour le royaume chérifien ce lundi 6 février. Bichara Taoussi, Laring Baou et leur clique  ont multiplié des réunions, concertations et appels téléphoniques depuis ce lundi 30 janvier pour empêcher le jeune littéraire actif sur le terrain, à ne point effectuer le voyage puisqu’il ira déballer la vraie réalité du Tchad littéraire et peut-être politique aux yeux du monde réuni à Casablanca. Ce 1er février 2107, le braconnier de la culture qu’est Bichara Taoussi a écrit à l’organisatrice du salon de remplacer Sosthène Mbernodji qui est un élément dangereux pour eux alors que tout est fait sur place à Casablanca. Les organisateurs du salon très surpris et interloqués face à ce changement brutal  qui n’a aucune motivation ont pris le soin d’appeler Sosthène pour lui dire qu’ils sont désolés de sa venue mais l’ordre est venu des autorités de son pays de ne guère prendre part à ce salon. D’ailleurs ils ont donné de fermes consignes à l’aéroport d’empêcher Sosthène d’embarquer à bord du vol AT 268 de Royal Air Maroc si jamais il s’entête à venir.

Mais qui est ce Bichara Taoussi ?

C’est un parvenu comme il y a des milliers au Tchad de Déby où le clientélisme et la concussion battent leur plein ; il doit ce petit poste de la direction du livre et de la promotion littéraire grâce à son ami Abdoulaye Ngarndiguina alors ministre de la Culture en 2014. Depuis qu’il trône honteusement à ce poste puisqu’il n’est pas écrivain, il n’a organisé aucun événement autour du livre ni une réunion avec les écrivains. Il ne vit que des aigreurs et gobent mal l’immense aura du jeune littéraire Sosthène. Il s’est frotté les mains d’avoir reçu son coup. Le ministre de la Culture, Youssouf Abassala qui a été témoin de la mobilisation à la dernière édition du festival « le souffle de l’harmattan » doit prendre ses responsabilités et prendre des sanctions sinon il est consentant. Car un pays ne doit pas être gouverné selon les desiderata des individus.

Correspondant makaila.fr