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Flash Info: Lettre ouverte sur le Tchad - La communauté interationale se trompe en considérant le présdent Idriss Deby comme gage d'une stabilité sous-régionale face aux menaces terroristes//

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Publié par Mak

Burkina-Faso: Déclaration de Brahim Ibni Oumar Mahamat Saleh


Camarade Dr Salif Diallo, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso et Président par intérim du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), chargé de l’orientation politique du Parti.

Camarade Howard Lee, Président de l’Union International de la jeunesse
socialiste (IUSY)

Camarade Alessandro Pirisi, secrétaire générale de l’IUSY

Camarade Abdoulaye Mosse, Secrétaire national de la jeunesse du MPP et Député à l’Assemblée Nationale.

Organisation des Femmes, des Anciens et Union nationale des jeunes du MPP Autorité coutumière et religieuse du Burkina Faso

Distingués invités en vos grades et qualités

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Chers camarades,

Nous voici réunis à Ouagadougou en vue d’échanger, cette fois ci, de << L’importance de la participation de la jeunesse dans l’édification de la démocratie en Afrique ».

Je tiens à priori, à remercier les membres de toutes les délégations ici présentes, qui démontrent ainsi qu’un meilleur avenir de l’humanité se construit dans une lutte constante et organisée pour le
progrès.

Je remercie particulièrement la structure d’accueil, notre organisation sœur de l’Union Nationale des Jeunes du Mouvement du Peuple pour le Progrès (UNJ /MPP) du Burkina Faso, ici au pays des
hommes intègres qui réserve toujours et quel que soit les difficultés qu’elle rencontre, un accueil militant extraordinaire à tous les camarades que le devoir appelle à des rencontres telles que celle-ci.

Je lis cet engagement de nos camarades de l’UNJ/MPP du Burkina Faso comme la conséquence de ce que le Burkina Faso tout entier est,aujourd’hui, l’exemple d’un pays où l’essentiel du peuple éclairé mène une lutte pacifique mais irréversible vers le développement et surtout la démocratisation de l’espace public afin que les citoyens soient l’Alpha et l’Omega de la gouvernance.

Le thème qui nous réunit aujourd’hui et ici au Burkina Faso est donc pertinent à plus d’un titre.

En effet, la démocratie est un chantier. Elle l’est plus en Afrique où dans beaucoup de cas, la gouvernance est dictatoriale. En outre, là où le processus démocratique s’est enclenché, il est très souvent menacé par des forces rétrogrades, ennemis de la liberté, de l’indépendance
de la justice, des élections régulières, libres et transparentes, du contrôle citoyen de l’action public, bref ennemis du progrès.
Or, la démocratisation des mœurs politiques est une exigence historique à laquelle ne peut se soustraire aucun régime. Pour preuve,
le Burkina Faso est, depuis un an le théâtre d’un mouvement général pour une gouvernance démocratique orientée vers le développement contre l’ancien régime. Aussi, l’importance de la participation de la jeunesse dans l’édification de la démocratie, mérite-t-elle un regard
particulier par la présente instance, c’est-à-dire cette réunion des jeunes socialistes.

La participation de la jeunesse est d’une importance déterminante qui peut s’analyser, à mon humble avis à trois degrés :

Premièrement, la jeunesse a un rôle avant-gardiste dans l’édification de la démocratie en Afrique. Justement dans le cadre de pays dominés par des dictatures, qui ne veulent point entendre parler de liberté, d’élection loyale, de justice indépendante, c’est à la jeunesse d’être le leader d’un mouvement de bouleversement révolutionnaire, d’instauration de la démocratie. Car en effet, la jeunesse incarne le
dynamisme, l’avenir et l’action.

Par ailleurs, la démographie nous montre que la population africaine est dominée numériquement par les jeunes. L’engagement des jeunes, et l’expérience Burkinabé en cours en témoigne encore une fois de plus, est une donnée qui détermine l’issue de tout mouvement contre les
régimes oligarchiques, dictatoriaux, édifiés sur le népotisme, le mépris des droits de l’Homme etc.….

Cette expérience, on l’a déjà vu dans d’autres pays comme le Niger où, il y’a un quart de siècle déjà, la jeunesse scolaire et les nouveaux partis de l’époque ont renversé le régime militaire en crise de
légitimité.

Deuxièmement, la jeunesse joue un rôle tout aussi important dans le cas où le processus démocratique vient d’être enclencher. Là, elle a le devoir de soutenir ce processus, de prévenir les déviations jusqu’à
un stricte minimum tel que : des institutions démocratiques comme le parlement, une justice indépendante, un président régulièrement et démocratiquement élu, des lois justes, les libertés notamment celle de la presse, soit acquis.

Même après l’installation des institutions démocratiques, la jeunesse doit surveiller le processus.

Troisièmement, en effet la jeunesse a le devoir de contrôler l’action des pouvoirs publics même dans le contexte démocratique. Dans ce cas, elle veillera à une gouvernance convenable. Plus précisément, elle
luttera pour la préservation du cadre démocratique à travers des élections régulières et périodiques, le respect de la séparation de pouvoir, des droits de l’Homme, de la liberté d’association (partisane
ou associative) etc.…

D’autres parts, elle veillera à la conception, à la mise en œuvre et au suivi, de politiques publiques orientées vers la satisfaction des besoins des populations dans le cadre général, du développement
durable. Heureuse coïncidence, toutes ces données et défis se présentent aujourd’hui au Burkina Faso comme bien-sûr dans presque tous les autres pays d’Afrique.

C’est dire que le thème qui nous rassemble ici et aujourd’hui est d’un intérêt particulier. Il l’est d’autant plus qu’une démocratie abandonnée, exclusivement aux multinationales est périlleuse.

Je suis donc convaincu que nos réflexions iront vers une meilleure participation des jeunes tout en ne perdant pas de vue l’adaptation de la démocratie libérale à certaines exigences humanistes qui
constituent les préoccupations des démocrates socialistes.

Encore une fois, je remercie tous les camarades des structures socialistes d’Afrique et du monde que j’encourage au vue des défis aux quelles, ils parviennent dans leur lutte pour la démocratie et/ou des
politiques publiques tournées vers les secteurs sociaux de base dont l’alimentation, la santé, l’éducation etc.…

Vive le Socialisme International

Vive les Droits de l’Homme

Vive la Liberté de tous les Peuples opprimés et la Démocratie

Vive la Liberté au sens Sartrien du terme

Malheur à ceux qui bâillonnent leurs Peuples

Pour un monde plus Libre et plus Démocratique

Gloire aux Martyrs

En avant pour le Combat

La lutte continue

Tous unis nous vaincrons

L’union fait la force, substance nourricière de toute lutte organisationnelle


Je vous remercie pour votre aimable attention !