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Publié par Mak

SYNTHÈSE  DES TRAVAUX DU FESTIVAL LITTÉRAIRE LE SOUFFLE DE L’HARMATTAN 3ème ÉDITION

SYNTHÈSE  DES TRAVAUX DU FESTIVAL LITTÉRAIRE LE SOUFFLE DE L’HARMATTAN 3ème ÉDITION

Le mois de décembre 2016 aura été pour les amoureux des Belles Lettres, le mois de retrouvailles, de communion intellectuelle, de partage de savoir et cela à travers une flopée de communications autour du livre et de la littérature. L’événement, dénommé  Festival littéraire « le souffle de l’harmattan » est un rendez-vous international de l’écriture, des écrivains, des arts et de la pensée. Ce festival qui se réédite pour la troisième fois en terre tchadienne et dans sa coquette capitale N’Djaména s’est tenu du 15 au 17 décembre 2016, au Centre Culturel Baba Moustapha, centre symbolique qui a servi de cadre pour la tenue des travaux.

Dans son discours d’ouverture, le directeur artistique  du festival et en l’occurrence secrétaire exécutif de l’Association des Ecrivains et Auteurs Tchadiens d’Expression française (ASEAT) Sosthène Mbernodji a ébauché la responsabilité, le rêve et la détermination sans mesure qui animent les écrivains tchadiens. Il a souligné la mission première de la littérature qui est d’unir avant de déplorer le sort de l’Africain. Ce sort est l’imitation servile, le déficit de modèle. Pour lui, le Tchad est capable, à travers ces initiatives d’inspirer le rêve et de produire une littérature qui devienne un phénomène planétaire. Il invite la jeunesse manquant de repères, à s’accrocher à sa culture pour avancer.

Ouvrant les travaux, le ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’artisanat, Yousssouf Abassallah a remercié et félicité les organisateurs du festival qui ont tenu le pari d’organiser leur messe culturelle en dépit de la conjoncture et la crise financière. Il a relevé le rôle sociétal de l’écrivain qui est d’œuvrer à conscientiser ses concitoyens. Pour lui, la littérature peut contribuer au changement de paradigme dans une société et dans notre pays le Tchad, et surtout dans le contexte actuel où la rhétorique de la violence est de plus en plus scandée à tout bout de champ.

La première conférence, animée par le député et chansonnier Beral Mbaikoubou a pour thème, Le rôle de la littérature dans l’éclosion d’une conscience républicaine, moderne et démocratique. Pour lui, la littérature est à même d’aider à ce que les citoyens puissent atteindre un niveau de conscience républicaine, c’est-à dire la conscience du partage, la conscience solidaire, la conscience communautaire. La littérature peut servir à mettre sur le terrain des sujets d’intérêt qui rythment la culture et la vie en commun. Cela s’articule à trois niveaux. Il y a l’héritage de l’histoire en premier lieu, deuxièmement, l’observation et l’analyse du présent, et puis en dernier lieu la projection dans l’avenir. Selon Beral, il faut ces trois segments pour constituer ce qu’on peut appeler une conscience républicaine. Il termine en affirmant que pour un véritable rôle de la littérature dans l’éclosion d’une conscience citoyenne, d’une conscience républicaine, il faudrait que l’histoire soit vigoureuse. Et que nous sachions à quelle identité culturelle nous appartenons. Il faudra que nous soyons capables de mettre ensemble nos différentes cultures ; de faire en quelques sortes qu’elles forment le creuset d’ensemble pour obtenir une identité culturelle qui s’élève au dessus de toutes nos petites différences. C’est à ce prix là que le peuple tchadien se constituera en une nation ; cette nation qui est le but final recherché.

La deuxième journée s’ouvre par la présentation de deux livres d’écrivains tchadiens. Guédoum Djimbaye Razolo présente son œuvre intitulée « La sève et la nuit ». Ce livre est un recueil de 21 contes adaptés ou inventés dont 17 contes simples et quatre contes à énigme. Selon Razolo, ce recueil vise à  éduquer, conscientiser non seulement la jeunesse mais aussi les adultes. Publié en avril 2016 chez Edilivre, il y aborde des thèmes tels que la paix, le vol, la méchanceté, l’hypocrisie, le dilemme, la mutation humaine, la gourmandise et tant d’autres comportements pervers de l’homme.

Abakar Mahamat Djounfoune, lui, a présenté son recueil constitué de trois nouvelles dont le titre est La révolte d’Ali. La nouvelle éponyme de ce recueil retrace la vie amoureuse de deux jeunes gens qui s’aiment, mais qui se heurtent à l’opposition de leur communauté respective. Cette nouvelle traite de la question de castes. Ali, le héros qui a osé braver l’interdiction des règles de sa communauté sera en passe au bannissement, à la privation de l’héritage et à l’exclusion sociale. La deuxième nouvelle est un récit de la vie d’Issaka. Ce personnage fera l’objet d’extradition vers l’Europe avec 102 autres gamins de son âge par une ONG mais l’opération échouera. Placé dans un orphelinat, il obtient une bourse et finira des études de coopération internationale et action humanitaire. Recruté par le HCR, le jeune homme tombera sur l’ONG qui tenta son extradition pendant son enfance…La troisième nouvelle raconte la vie de Khadidja. Celle-ci est victime de harcèlement sexuel par un de ses  professeurs. Elle résiste contre toutes sortes de chantage de son enseignant aux libidineux désirs. Elle deviendra plus tard un médecin aux compétences avérées.

 La journée du 16 décembre 2016 a en outre permis des échanges variés sur plusieurs thématiques dont Les subtilités de la langue française animé par Assem Beyo, Jeunesse et littérature présenté par Kaar Kass Sonn, puis Littérature et genre. Cette dernière conférence, animée par un panel constitué de Djekourniga Kaoutar Lazare, Sobdibé Kemaye et Clarisse Nomaye a éclairé la lanterne des festivaliers sur la pratique de la littérature par les femmes africaines, occidentales et tchadiennes. Cette deuxième journée se termine par un jeu- concours et une rencontre avec les jeunes à la maison du quartier de Chagoua.

Au troisième et dernier jour, le responsable du BUTDRA(Bureau Tchadien du Droit d’Auteur) et celui de la Bibliothèque Nationale ont, chacun, fait une communication pour expliquer le rôle et la mission assignée à son institution. Pour le responsable du BUTDRA, son organisme est crée par la Loi n° 05 du 02 mai 2003 et à pour rôle de faire la promotion et d’assurer la défense des intérêts professionnels, matériels et moraux des auteurs, artistes et leurs ayants droit ; mais aussi d’assurer la sauvegarde et la valorisation du patrimoine folklorique du Tchad. Ainsi, tout auteur ou artiste et tout ayant droit disposant d’une carte de membre du BUTDRA peut bénéficier annuellement des redevances si ses œuvres ont été utilisées et les droits y afférents perçus. Dans les échanges, le présentateur a expliqué que même après le décès d’un auteur, ses ayant droit pourront jouir des redevances jusqu’à soixante dix ans avant que l’œuvre ne tombe dans le domaine public. Il a demandé à toutes les corporations artistiques d’être plus proches de cet organisme pour lui permettre de bien joué son rôle.

 

Pour le directeur du Dépôt Légal, Mbainaissem Mbayo, son institution est créée par la loi n° 016/PR/2011 du 24 Mars 2011 et déterminée par Le décret n°406/PR/PM/MC/2012, du 20 mars 2012. Elle a pour mission d’une part d’acquérir, de traiter et de mettre à la disposition des usagers toute la production intellectuelle nationale imprimée ou transcrite sur d’autres supports. Parlant du Dépôt Légal, il ajoute que le dépôt légal est l'obligation pour tous les déposants de déposer chaque œuvre de création d’esprit à l’organisme dépositaires du dépôt légal, qui est la Bibliothèque nationale du Tchad (BNT), afin de permettre l’établissement de la nomenclature exacte de toute la production éditoriale du pays. Ainsi, lors de chaque parution, un auteur doit déposer 3 exemplaires 48 h avant la mise en vente ; l'éditeur, personne physique ou morale doit transmettre 3 exemplaires pour un tirage de moins de 300 exemplaires à la BNT et l’Imprimeur, personne physique ou morale doit transmettre 3 exemplaires pour un tirage de moins de 300 exemplaires à la BNT dès l'achèvement du tirage ou de la fabrication. Si un périodique est importé à plus de 100 exemplaires, l'importateur doit en déposer 3 exemplaires à la BNT, au plus tard le jour de la mise en circulation.

 Sont exclus du Dépôt Légal :

  • les travaux d’impression dits de ville, tels que lettres et cartes d’invitation, d’avis, d’adresse, de visite, les lettres et enveloppes à entête ;

 

  • les travaux d’impression dits administratifs, tels que modèles, formules et contextures pour factures, actes, états, registres ;

 

  • les travaux d’impression dits de commerce, tels que tarifs, instructions, étiquettes, cartes d’échantillon ;

 

  • les bulletins de vote ainsi que les titres de publication non encore imprimés ;

 

  • les titres de valeurs financières.

 

Le Centre National de Curricula (CNC), représenté par le directeur du département du livre, a fait une communication sur la mission et les objectifs du CNC. Ce centre est, selon le conférencier, crée après les échecs de plusieurs tentatives de produire les programmes et les manuels scolaires adaptés aux réalités nationales. Il est crée en 2002 par la Loi n° 20/PR/2002 du 13 Décembre 2002 avec des missions précises :

  • Elaborer et expérimenter les nouveaux curricula ;
  • Rédiger les guides d’orientation pédagogique pour l’utilisation efficiente des manuels existants ;
  • Concevoir les nouveaux manuels en Français et en Arabe ainsi que leurs guides pédagogiques ;
  • Elaborer des plans de formation initiale et continue des enseignants ;
  • Elaborer et expérimenter les outils de formation.

 

Dans l’accomplissement des tâches de chaque Département prévues par les textes, le CNC a réalisé ce qui suit :

a/ Pour le primaire :

 

  • Sélection des manuels existants pour l’enseignement primaire au cours d’un atelier organisé à Gassi en Juillet 2004 ;
  • Elaboration des programmes réactualisés du primaire ;
  • Adaptation des manuels de Français, de calcul et des sciences du primaire sélectionnés au cours de l’atelier de Gassi ;
  • Elaboration des manuels d’histoire de CE2, CM1 et CM2 ;
  • Elaboration des manuels de géographie des CE et CM ;
  • Elaboration des manuels d’Education Civique et morale pour le CP, CE, CM et collège ;
  • Elaboration des manuels d’agriculture et élevage du CM1 et CM2 ;
  • Elaboration des modules de formation des instituteurs et instituteurs adjoints ;
  • Elaboration des livrets d’initiation aux langues (Français et Arabe), niveau I et II dans les ENI ;
  • Elaboration des guides d’utilisation des dits livrets.

Il a ajouté que lorsque certaines commissions élaboraient les manuels précités sur la base des programmes réactualisés, d’autres commissions ont élaboré les nouveaux curricula des langues (arabes et françaises), de mathématiques et des sciences du CP1 au CM2 et qu’après l’élaboration de ces curricula, les manuels correspondants ont été également élaborés de CP1 au CM2.

 

b/ Pour l’enseignement moyen :

  • Elaboration des programmes réactualisés ;
  • Elaboration des curricula des langues (Anglais, Arabe et Français), des mathématiques, de physique-chimie, des sciences de la vie et de la terre, d’histoire, de géographie ;
  • Elaboration  de tous les manuels correspondants aux curricula élaborés, prototypes de tous les documents sont disponibles mais ne sont pas encore imprimés.

c/ Pour l’enseignement secondaire général :

  • Elaboration des curricula de toutes les matières de la classe de Seconde U ;
  • Elaboration du 1er draft des manuels correspondants à ces curricula.

En dehors des manuels scolaires, le CNC a produit à la demande de certaines institutions des documents tels que le guide d’animation à l’hygiène et à l’assainissement en milieu urbain, des manuels de la sécurité routière. Il a en outre affirmé que pour permettre aux enfants de s’imprégner des réalités nationales dans le domaine littéraire, certaines œuvres des écrivains tchadiens sont prévues dans le programme du Français dans l’enseignement secondaire général. Il s’agit de :

  • En Seconde :
  • ‘’Au Tchad sous les étoiles’’ de Brahim Seïd ;
  • ‘’Le maître des Djinns’’ de Baba Moustapha ;
  • ‘’Le prisonnier de Tombalbaye’’ d’Antoine Bangui.

 

  • En classe de Premières :
  • ‘’Le mendiant de l’espoir’’ d’ Ali Abdel-Rhamane Haggar ;
  • ‘’La mission inachevée’’  de Djérareou Koulnoudji ;
  • ‘’Le chef, le forgeron et le Faki’’ de Zakaria Fadoul Kittir ;
  • ‘’Tribulations d’un jeune tchadien’’ de NGangbé Kosnaye.
  • En classe de Terminales :
  • ‘’L’étudiant de Soweto’’ de Maoundoué Naïndouba ;
  • ‘’La République à vendre’’ d’ Issac Tedambé.

En définitive, il a déclaré que d’autres œuvres seront retenues quand les nouveaux curricula des classes de Premières et Terminales seront élaborés. Mais, pour l’enseignement fondamental, ce sont des extraits de textes des auteurs tchadiens qui sont privilégiés pour les activités d’enseignement/apprentissage du Français.

Au cours de la même journée, Raoul Djimeli anime une conférence sur Les genres nouveaux et querelles postcoloniales dans les littératures africaines. Selon le conférencier, la post-colonialité nous inscrit dans une logique où nous prenons nos propres responsabilités en choisissant nous-mêmes notre écriture. Nous avons la liberté de nous inscrire dans une conscience propre à nous en tant qu’Africain. Dans cette optique nous pouvons  décider de produire des textes qui nous ressemblent et sortir du mimétisme qui veut qu’on écrive un roman, une pièce de théâtre, une nouvelle selon les canons de l’occident. Lorsque Kaar Kass Sonn écrit des « pyroèmes », cela vient justement de son souffle intérieur et il s’inscrit dans cette posture qui consiste à écrire ce qu’il ressent sans être sous surveillance des canons existants afin d’écrire son âme telle qu’il en ressent le désir. Il a soutenu qu’à une certaine époque, même en occident, il y a eu cette volonté de laisser le génie s’exprimer librement. Il a fait mention des calligrammes de Guillaume Apollinaire.

Il conclut en affirmant que dans la logique africaine, il existe des nouveaux genres qui expriment les réalités qui nous habitent. Dans cette veine, il  y a entre autres trois textes édités par les africains. Il a présenté ‘’Le naufragé du destin’’ qui est un roman-poème publié en 2016, écrit par un prêtre, Para Bella ; ‘’Dieu habite à Bangoulam’’ qui s’appelle « Les racontages » et qui a la particularité d’être un texte qui entre dans l’âme de l’Africain. Cela emprunte la façon dont les grands-pères racontent les histoires dans l’Afrique traditionnelle aux enfants. Il y a un troisième texte publié au Nigéria qui est un recueil des poèmes en Igbo et Haoussa.

 

Madjiradé Yaphet anime par la suite une conférence dont le thème est : Le développement d’une littérature dans les langues locales est-il possible ? Le conférencier a reconnu que plusieurs logicielles linguistiques ont été mises au point pour permettre de développer les langues locales. En définitive, il est possible de développer la littérature dans nos langues.  Plusieurs littératures du types livrets de santé, livrets du pêcheur et livret de l’agriculteur sont produits et sont disponibles, mais la question de lecture restera l’autre paire de manche ; car écrira-t-on pour quel public ?

 

Mouimou Djekoré clôture la série des discours et débats par une conférence sur Littérature et paix. Le conférencier a passé en revue les écrits littéraires des auteurs tchadiens pour étayer la lanterne de l’auditoire par rapport au concours de la littérature en faveur de la paix. Pour lui, le Tchad, notre beau pays, traverse depuis fort longtemps des crises tant culturelle, sociale que financière qui mettent en péril la paix. Toutes ces crises ont un seul dénominateur: c’est l’inachèvement de la constitution de la conscience républicaine, moderne et démocratique. Il appuie que malgré les efforts consentis par le gouvernement pour apaiser les impacts de ces crises, la situation ne s’est guère améliorée et la paix se trouve chassée plongeant le pays dans la désolation. Il conclut ses propos en ces termes : quatre entraves (l’injustice, la pauvreté l’arbitraire et les pratiques rétrogrades, et l’intolérance) au moins nous empêchent de vivre en harmonie et en paix. Ces entraves ainsi identifiées étranglent non seulement l’éclosion de la conscience républicaine, mais aussi hypothèquent considérablement notre marche vers une démocratie moderne. Elles nous ont ramenés à la case de départ. Le Tchad se trouve projeté à la croisée des chemins. Une situation qui exige de nous, les écrivains, des efforts supplémentaires. Car le processus doit être mené jusqu’au bout. Si nous n’avons que nos plumes pour jouer notre partition, ceux qui votent les lois, ceux qui travaillent avec elles, peuvent jouer les leurs, chacun en ce qui le concerne, afin de mettre le Tchad à l’abri de ses ennemis, et partant lui ouvrir une voie salvatrice.

La cérémonie de clôture(au centre Al-Mouna) a mis fin aux assises par la remise des prix Les enfants de Toumai de  la nouvelle aux trois lauréats. Le Dr Ngaoudandé Reoutag président du jury a relevé qu’en tout 66 textes ont été reçus et cela constitue un record. Il a félicité tous les candidats car selon lui, ils ont fait découvrir la richesse et la beauté de la littérature tchadienne. Il finit ses propos en affirmant que les textes des lauréats seront édités dans un recueil collectif en France. Entre autres interventions, c’est le mot du mécène principal du prix qui est lu par Sosthène Mbernodji et le discours officiel de clôture. Dans son allocution de clôture, le directeur artistique du festival a remercié tous les membres du comité d’organisation pour le sacrifice consenti. Il a affirmé que le festival compte désormais sur ses partenaires comme l’ONG  ADES, AL-BIDEY Groupe, la société La Rosée et bien d’autres pour les autres éditions avant de souhaiter un bon retour à tous les participants.

En mettant terme aux travaux, le Secrétaire Général du ministère en charge de la Culture, représentant son ministre, a affirmé que le ministère en charge de la culture est toujours sensible et particulièrement attaché à toute initiative tendant à donner du Tchad une bonne image à travers des événements culturels et littéraires comme c’est le cas de ce festival, Le souffle de l’harmattan. Il a en outre félicité le directeur artistique en ces termes : « en créant ce festival, Monsieur le Directeur artistique vous avez vu juste : vous saviez qu’il y avait parmi nous des amoureux et des amoureuses des ‘’Belles-Lettres’’. Car, nous n’avons pas fini d’être fascinés par l’immense pouvoir des mots, mais surtout par le savoir-faire des auteurs qui les manient, chacun et chacune à leur façon, et qui nous font partager leurs pensées et leurs émotions».

Aux jeunes venus nombreux suivre les différentes communications, il a demandé qu’ils aillent parler autour d’eux de ce festival, et qu’ils fassent partager tous les enseignements acquis au cours de cette rencontre. Il les a exhorté enfin de s’adonnez à la lecture et de se cultiver. Les lampions se sont éteints par la prise de photos, la remise des attestations de reconnaissance aux partenaires que sont l’ONG  ADES, AL-BIDEY Groupe, la  radio FM Liberté, la société ‘’La Rosée’’, la librairie La source, le Studio Toumaï Créations et Diane F. Hamel. Un cocktail a couronné la fin.

Notons que durant les trois jours du festival, deux éditeurs et un libraire ont  fait des expositions des ouvrages des tchadiens dans le hall du centre Baba Moustapha : il s’agit des éditions Sao et Al-Mouna puis la librairie ‘’La source’’ ; l’artiste peintre Dounia Tog-YANGAR a ait l’exposition des parchemins de libre-pensée et tableaux des leaders afro dans le jardin de Baba Moustapha.

 

 

 

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