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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad: Lettre Ouverte A Béchir Made

 

Objet : Récupérer plus de l’argent du pétrole par la ressource humaine locale

Monsieur le ministre, vous êtes a la tète du département de la vache laitière. Pour regrossir la vache il  faut maîtriser le pâturage.

Vous avez tord, monsieur le ministre, quand vous affirmiez que les nationaux occupent la plupart des postes dans le secteur pétrolier.

Il faut bien se renseigner, votre excellence. Les postes dont vous parlez sont pour la plupart des postes subalternes (chauffeur, manœuvres, agent de sécurité, quelque technicien et des rares ingénieurs)

La promotion de la ressource humaine locale a trois atouts majeurs :

  • La réduction de chaumage des jeunes.
  • L’apport financier énorme par les salaires (Plus les Tchadiens gagnent dans une société étrangères plus le Tchad en bénéficie).
  • Maîtrise et indépendance technologique.

Il ne faut se faire avoir par ces compagnie pétrolières avec leurs bilans de formations en nombres et en

Coûts : On a forme telle nombre avec telle somme d’argent patati patata a chaque revu annuel.

Monsieur le ministre il faut pas demander la formation des nationaux, faut demander a ces compagnie quel postes occupent ces nationaux ? Faut demander a ce que un Tchadien devienne le directeur des opération. C’est a eu de faire le nécessaire en terme de formation et condition de travail pour y parvenir. Mais quand vous demander formation, ils peuvent vous bluffer avec des chiffres mais alors que sur le terrain ces eux seul qui sont au commande.

Si aujourd’hui on ne gagne que seulement 12% de ce que le Tchad produit, c’est parce que on a fait recoure a la technologie extérieure. Supposons que nous produisions notre pétrole nous même un jour ou avec l’aide de quelques coopérants, nous récupérerions 60 a 90% de notre production.

En Angola quand une société étrangère veut emmener un expatrié on voit d’abord le profil de ce poste pour savoir si un Angolais peut bien occuper. L’Angola est l’un de pays africain ou le plus difficile a emmener un expatrié. Ce qui fait que les sociétés étrangères sont obligées en Angola de former et surtout de promouvoir les nationaux.

Au Nigeria voisin, les nationaux ont même créé leurs propres sociétés pétrolière,  augmentant ainsi la marge de profit national.

Les exemples et anecdotes récoltés ça et là font révolter toute une nation :

A Great wall, une branche de CNPC, un assistant Foreur du Nom, O. est empêché par ces collègues chinois de se rapprocher a la cabine de forage en le renvoyant faire d’autre taches par peur de pouvoir prendre leur place. Aussi, a Great Wall les employés Tchadiens ne sont recrutes que dans le milieu moins scolarisé pour bloquer leur progression. Leur rares universitaires recrutes sont découragés et renvoyés.

A Esso-Tchad, les postes clés dans l’ingénierie pétrolière sont toujours occupées par les américains eux même. A près 13 années d’exploitation le transfert de savoir a la ressource humaine nationale est un échec total à Esso. Les rares ingénieurs Tchadiens sont sciemment déplacés d’une spécialité a une autre pour brouiller leur carrière a l’exemple de B. D. On l’a pris comme ingénieur de puits après sa formation de Ouaga, mais au lieu de le laisser progresser pour faire bénéficier le Tchad un jour, on l’a muté dans l’environnent.

A Glencore même décor. Les Britanniques renvoie les Tchadien compétant et seuls les abrouties et les béni oui-oui sont restés par peur de prendre leur place. A l’exemple deux compatriotes dans le département de l’ingénierie de Project. Ils étaient 3 avec un blanc travaillant sous un autre blanc. Au départ du chef celui-ci a promu le jeunot blanc a la place de deux Tchadien plus qualifies. Ceux-ci ont sont renvoyés pour juste avoir demandé la raison et les critères de cette promotion.

A General Electric, le cas est encore plus grave. Apres le départ de WOODGroop tous les nationaux sont affectes a un cabinet de sous traitante résidant en Jordanie qui leur donne des contrats trimestre par trimestre alors que les expatriés sont recrute directement par GE. A l’exemple monsieur M. A. qui faisait le même travail quand WOODGroop était là s’est vu remplacé par un américain a l’arrivée de General Electric. Lui il est maintenant en chômage. Si c’était dans un pays comme l’Angola, jamais on laisse un estranger venir faire un travail tant que y a un national qui peu le faire.

A BakerHughes, tellement que l’ancien directeur de la ressource humaine manigançait contre ses propres frères, il se retrouve aujourd’hui lui-même en justice pour avoir été renvoyé sans droit.

Seul a Schlumberger la nationalisation des postes ingénieux est avancée et la aussi la rémunération est discriminatoire entre les nationaux et les expatriés.

Monsieur le Ministre, si vous voulez regrossir la vache, pensez à la maîtrise du pâturage.

Daniel Anatol, Syndicaliste Pétrolier.