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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

TCHAD, les 16 mesures "d'austérité": et si on en rajoute une...

La crise financière actuelle qui secoue notre pays, comme beaucoup d'entre nous pensent à haute voix,  résulte de la conjugaison de multiples maux qui minent l'administration publique tchadienne au nombre desquels l'impunité, la mauvaise gestion des ressources financières de l'Etat entre autres.

 

L'impunité qui résulte de la défaillance, semble-t-il, de notre appareil judiciaire est à l'origine  de la tombé en disgrâce de l'Ecole publique au profit d'une débauche d'établissements d'enseignement privés créés à tour de bras par des promoteurs souvent très peu ou pas du tout qualifiés à cet effet.


Très peu de ces établissements répondent aux critères fondamentaux tels que posséder un local répondant aux normes(cours de recréation, latrines descentes...) sans parler de la qualité de l'éducation elle même qui laisse à désirer. Les mauvaises langues leur prête même la baisse de niveau des élèves
constatée ces dernières années.


Malgré leurs piètres prestations, ces établissements privés ont réussi à ravir la vedette aux établissements d'enseignement publiques au point ou beaucoup des parents sont retissant pour y envoyer leurs progénitures.
Ils préféraient(ils n'ont pas le choix?), comme on dit à la tchadienne, "les écoles privées" malgré les frais de scolarité astronomiques que leur exigent ces établissements. 
En quoi est ce que l'impunité en est-elle responsable vous demanderiez vous? Tout le monde est unanime, la violence a eu droit de cité dans nos lycées et collèges publiques. 


Des élèves indisciplinés sèment impunément la pagaille au sein des établissements. La cours de recréation, pour ainsi dire, est à l'image de ce qu'un célèbre humoriste qualifie de "cours de récré" dont les acteurs qui agitent le monde s'appelleraient: Vladimir le costaud, le petit Bachar, Barak et autres François. les bagarres rangés au sein de ces établissement sont monnaies courantes entrainant à chaque fois des ruptures des cours de plusieurs jours. Sous d'autres cieux et sous peine de prison aucun élève, d'ailleurs tout citoyen, ne peut s'aventurer impunément à des telles agissements.


Il est tant donc pour la justice tchadienne de redorer son blason en mettant un terme à la violence dans  les milieux scolaire et ailleurs en appliquant la loi dans toute sa rigueur. Elle pourrait ainsi rendre à l'école  publique ses lettres de noblesse et les parents d'élèves rassurés y renverraient leur enfants, ce qui leur permettrait de dépenser moins pour la scolarité et du coup s'acquitter, pour parler actualité, des taxes de leur  voiture ou d'augmenter leur pouvoir d'achat-autre possibilité de payer des taxes. 
voilà une mesure intelligente parmi bien d'autres qui existent et qui permettrait de renflouer les caisses
de l'Etat sans faire grincer les dents.
A bon entendeur salut!

ALLATCHI Yaya, Ndjamena Tchad.

 
 
 -- envoyé par ALLATCHI yaya (ing02y@yahoo.fr)